• Jo et Sylvie

Volcan Osorno


02 janvier :

Nous voici au 02 janvier et comme partout, passé les fêtes, la vie courante prend le dessus. Nous repartons à Puerto Montt pour se rendre dans une banque Scotiabank et effectuer un retrait d’espèces.

De Puerto Varas à Puerto Montt, la distance est de 20 kms, il y a un péage à l’entrée de la ville puis payer un parking peut-être éloigné du centre pour kokopelli qui totalise 7 mètres. C’est décidé, nous allons partir à Puerto Montt comme fait la majeure partie des locaux c'est-à-dire en ‘collectivo’ !

Ceux sont des mini-bus pouvant prendre 30 personnes qui assurent la liaison entre les villes. Le bus est un moyen de locomotion fréquemment employé que ce soit en Argentine comme ici au Chili. Le délai d’attente est très court il en passe un toutes les 5 minutes. Le chauffeur assure à la fois la conduite au milieu d’un trafic intense et l’encaissement du titre de transport .

Il arrive que lors d’un arrêt, une personne monte proposant des boissons rafraichissantes ou des friandises à bas prix pour descendre du bus à l’arrêt suivant. Cette petite escapade nous aura bien amusés.

De retour au camping-car, nous quittons Puerto Varas en direction du Parque Vicente Perez Rosales, le plus vieux parc national du Chili. Nous devrions apercevoir de plus près le volcan Osorno. Malheureusement pour l’instant, des nuages d’altitude le cache derrière des nuages. Nous longeons la route côtière du lac LLanquihué.

Arrivés à La Ensenada, une bourgade de 500 habitants nous faisons étape sur le parking d’un grand restaurant. Par politesse, je m’apprête à sortir pour aller demander si nous pouvons bivouaquer ici pour la nuit et à ce même moment deux personnes sortent dont l'une avec une tenue blanche. Le patron de l’établissement et son chef de cuisine sont venus voir de plus près le camping-car par curiosité.

Une longue discussion sympathique s’en suit avec des questions sur kokopelli, sur notre périple, sur la vie économique au Chili, celle de la France bien sur. Une troisième personne viendra se mêler à la discussion. Le patron, grand amateur de pêche au saumon nous recommande d’emmener une canne à pêche lorsque nous poursuivrons notre périple au Canada. J’explique que j’ignore tout de cette pratique et voilà qu’il part à son véhicule 4*4 en extraie le matériel et revient avec ; un cours est donné en espagnol avec bonnes parties de rires ! Bon faudra penser à investir dans une canne à pêche à présent, plus d'excuses....

03 janvier :

Après une bonne nuit, nous prenons la direction du parc Vicente Perez. Nous longeons la rivière Petrohué, une rivière chilienne qui provient du lac Todos los Santos.

L'accès en véhicule se fait sur une piste qui traverse les coulées du volcan Osorno dont la dernière éruption remonte à 1869.

A notre arrivée près du lac Todos los Santos, nous retrouvons nos amis français Richard, Carole et leur fille Enora croisés à Chaiten quelques temps auparavant.

Osorno se montre tout timide derrière les nuages qui l'entourent. Nous profitons de cette belle journée pour aller faire une randonnée et approcher la base du volcan. La balade commence par un passage au milieu de genêts qui à cette période de l'année ont perdu leurs fleurs, le sol est fait de poussières et de pierres de lave.

Nous traversons des alluvions, traces des multiples coulées formées par l'éruption du volcan, c'est assez impressionnant de voir ces vestiges de la nature.

Au fil de notre balade, les nuages qui encerclent le volcan se dissipent et nous apercevons de plus en plus le dôme du volcan couvert de glaciers qui culmine à 2652 mètres. Nous arrivons enfin à un belvédère 'los alerces' supposé nous permettre de voir des alerces, mais nous n'en verrons aucun.

Nous aurons bien aimé cette balade 'plate' sans 'acrobaties' hormis la présence importante de taons qui tournent autour de nous essayant de se poser pour nous piquer.

La soirée ensoleillée se terminera par un apéritif pris en bordure du lac en compagnie de nos amis français.

Quelques barques de pêcheurs partent sur le lac alors que le coucher de soleil colore les sommets de la cordillère des Andes. Sans doute serons-nous amenés à les revoir à la visite du volcan Osorno prévu le lendemain.

04 janvier :

Ce matin, pas de nuages, le ciel est tout bleu et le volcan apparait dans sa totalité. On distingue très bien le dôme qu'il forme.

Il faut profiter de la journée et partons avec kokopelli au départ des excursions du volcan. Nous empruntons une véritable route de montagne faites de lacets qui nous amène sur un parking. Nous voici à la station de sports d'hiver pratiqué sur le volcan qui est un des volcans le plus actif du Chili.

La station n'est pas grande et dispose de 2 télésièges permettant d'atteindre des points de vues différents du volcan.

Nous prenons le premier télésiège pour aller visiter 'volcano rojo', le volcan rouge. Nous voici à 1600 m d'altitude.

Nous suivons un sentier et sommes admiratifs des couleurs de pierre de lave qui vont du jaune, au rouge, à l'orange. Curieusement de la petite végétation semble pousser sur ces roches coupantes et abrasives. Nous ramassons quelques échantillons et verront bien si nous pourrons les ramener jusqu'en France, cela dépendra des contrôles de douanes.

Nous entrons dans le cratère du volcan rouge, c'est à dire au coeur, les pierres abrasives qui nous entourent sont restées là depuis la dernière éruption, c'est inquiétant de se savoir là dans ce lieu; coeur d'activité du volcan mais cela ne nous empêche pas de prendre notre déjeuner, à l'abri du vent qui souffle sur le volcan.

Nous reprenons ensuite la visite en empruntant le deuxième télésiège qui nous amène tout proche du glacier qui recouvre le volcan. A cette altitude il souffle un vent puissant.

La neige est balayée sur le dôme du volcan lui donnant une auréole assez spectaculaire.

Nous retrouvons Richard, Carol et Enora et poursuivons la visite ensemble. Nous prenons plaisir à essayer de s'envoler avec le vent ou tout simplement glisser sur des plaques de neige qu'il faut franchir pour atteindre certains points de vue. Nous passons un moment inoubliable.

De notre belvédère nous avons un aperçu sur le lac Llanquihué que des nuages viennent couvrir.

Nous abandonnerons nos amis pour redescendre enchantés de cette journée profitant une dernière fois de la beauté du site depuis notre télésiège qui nous ramène au parking.

Prochaine étape : Le 'Lago LLanquihue'