• Jo et Sylvie

Santiago


03 février :

Le ciel est bien gris ce matin, une brume de mer vient couvrir une partie de la côte. Cela tombe bien, il fera moins chaud en roulant. Notre prochaine destination est d’approcher Santiago, capitale du Chili

Au fur et à mesure que nous avançons, le paysage change complètement.

Nous évitons de prendre la Ruta 5, l’autoroute principale qui mène à la capitale. En bordure de route, nous nous arrêtons pour des fruits et légumes et achetons une variété de melon de forme inconnue pour nous jusqu'à présent.

Il a la forme d’une citrouille et les parts sont dessinées à l’identique.

La route longe des vignes avec une culture en parasol, peut-être une façon plus pratique et moins acrobate pour récolter les grappes.

Il est 18:00, nous ne souhaitons pas entrer dans la capitale. Un simple bouchon à cette heure de pointe retarderait notre arrivée à notre point de bivouac. De plus, depuis le début d’après-midi, la brume de mer a disparu laissant place à un puissant soleil.

Il fait 36°c et nous suffoquons un peu. Dans le camping-car, le frigo peine à produire du froid. Nous décidons de nous arrêter à un village et demandons au bureau des carabinieros (gendarmes) où trouver un coin ‘tranquilo y seguro por la noche’ – nous progressons en espagnol, bref où trouver un coin ‘tranquille et sur pour la nuit’….

Peut-être ne voulait-il pas s’embêter avec nous, toujours est-il qu’il nous a suggéré de nous rabattre sur l’aire de service d’une grande station Copec située sur l’autoroute Ruta 5. Nous n’avons pas beaucoup de choix, pas de camping à proximité, dormir dans une station service n’est pas ce que nous aimons le plus mais bon…. Nous voici partis sur l’autoroute qui est très chargée à cette période de l’année entre les départs et les retours de vacances.

Nous nous garons un peu en arrière et constatons la présence de gardes qui font des rondes en permanence. Cela est un peu rassurant…. Notre présence attirera beaucoup de passants curieux de voir un camping-car français. Un couple rentrant de week-end vient nous poser des questions. Son épouse Carmen arrive et nous bavardons un bon moment. Ils nous ont invité à venir les saluer lorsque nous serons sur la côte à nouveau.

Nous remarquons que les jours raccourcissent déjà. Nous sommes en début février et cela correspond à un début août en France. Nous espérons dormir sans trop de bruit…

04 février :

Il est 8 :00, ciel bleu et le soleil chauffe déjà très fort. Nous avons bien dormi. Sans doute que la chaleur du soir nous a assommé, nous n’avons pas entendu les véhicules voisins partir ni des nouveaux venus stationner à côté de nous.

Nous partons pour Santiago en poursuivant l’autoroute. Il règne un fort trafic et il faut avoir l’œil sur tous les côtés. Environ 1 heure après nous arrivons à un point GPS donné par d’autres voyageurs. Santiago a mauvaise réputation en matière de délinquance et il ne faut pas stationner n’importe où.

Ce point GPS correspond à un endroit de quartier ‘riche’, ombragé, où circule en permanence des véhicules de police du quartier.

Aurons-nous une place pour les 7 mètres de kokopelli ? Oui, nous arrivons et trouvons un bel emplacement ombragé. Après une bonne ratatouille fraichement préparée, nous partons à la découverte de Santiago.

En l’espace de 10 mn de marche, nous arrivons au centre où les voitures sont bloquées par des bouchons, les bus se suivent, des passants se faufilent et s’agitent au milieu de gratte-ciels, nous sommes bien au cœur de la cité !

Nous ne nous éterniserons dans toute cette agitation et passons à l’office de tourisme pour connaître les ‘meilleurs’ coins à visiter. L'office se situe dans un immense immeuble climatisé composé de plusieurs étages réunissant des magasins de grandes marques.

La solution la plus rapide consiste à prendre le métro. Un employé nous aide à l’achat des tickets et nous explique les lignes à emprunter et où changer pour arriver à destination.

Le métro de la ville est très moderne et très propre, pas de tags ou détérioration, c’est même agréable comme moyen de transport. Sa construction a permis de découvrir la présence des Incas descendus du Pérou occupant cette région. Nous sortons du métro et arrivons sur une place arborée de palmiers avec des bancs entourée par le palais de justice, les demeures des principaux conquistadors, centre de petits commerces. Nous voici sur la place incontournable de Santiago : la ‘Plaza Las Armas’.

Sur un côté de cette place se dresse la cathédrale ‘Catedral Metropolitana’, magnifique édifice construit en 1800.

Nous poursuivons notre visite en empruntant une grande rue piétonne, traversant le centre des affaires où anciens building se confondent dans les nouvelles constructions.

Nous arrivons après une bonne marche au pied du Cerro Huelen (en Mapuche ‘le présage’).

C’est là que fut fondée la future capitale du Chili par Pedro de Valdivia en 1541. Les Espagnols rebaptisèrent ce mont ‘Santa Lucia’. Oppositions des Mapuches et plusieurs séismes feront que la ville sera reconstruite inlassablement.

L’accès à Santa Lucia est agréable et se fait par un premier sentier ombragé, ce qui nous permet de se rafraichir de la forte chaleur du jour. Ce superbe parc rocheux est le refuge favori des amoureux.

Un escalier étroit permet d’accéder à La ‘Torre Mirador’ offrant un panorama sur la ville. Depuis ce point d’observation nous apercevons la chaine de la cordillère au loin à travers un épais nuage de chaleur mais aussi de pollution.

Comme de vrais ‘experts’, nous reprenons le métro en direction du quartier ‘la Providencia’. Le soir arrive, nous faisons quelques courses et regagnons kokopelli qui affiche 38 degrés à l’intérieur.

05 février :

Encore et toujours du ciel bleu, aucun nuage présent et le soleil chauffe déjà de bon matin…

Au programme aujourd’hui, découverte du ‘Cerro San Cristobal’ et du ‘Barrio Ballavista’ (quartier Bellavista).

Nous laissons kokopelli et prenons nos tickets pour prendre le téléphérique qui mène au sommet du ‘Cerro’.

Nous sortons à la première étape pour aller voir de plus près le monument ‘Tapahue’, appelé autrefois par les Mapuches ‘l’endroit des dieux’. Aujourd’hui cet endroit est occupé par une large piscine en plein air.

Un peu plus loin, nous visitons les vestiges du ‘Victoria Turret’ entourés de larges palmiers.

Ce bâtiment construit en 1930 était un poste d’observation météo. Il fut démoli par les tremblements de terre de 1985 et 2010, reconstruit en 2012.

Nous reprenons le téléphérique pour son point final, le ‘Sanctuario Immaculada Concepcion’ où se dresse une statue de la Vierge haute de 14 mètres, une chapelle et lieux de prières.

Depuis ce sommet , la vue sur Santiago offre une vue sans égal. Malheureusement, la chaleur associé aux véhicules dégage un épais nuage de pollution qui plane au dessus de la ville.

Nous sommes montés jusqu’ici avec un téléphérique, nous pourrions emprunter un sentier qui longe le ‘Parque Métropolitain’ mais préférons emprunter le funiculaire pour arriver quelques 300 mètres plus bas.

Nous voici dans le quartier Bellavista, il fait de plus en plus chaud. Nous déjeunons à l’ombre dans un des petits restaurants du coin avant d'aller voir la ‘Chascona’ (l’ébourifée), une construction faite pour le poète Pablo Neruda.

Les rues environnantes aux murs 'décorés' donnent un avant goût de la ville de Valparaiso. Parmi toutes ces fresques, nous retiendrons celle-ci :

Malgré la chaleur nous regagnons Kokopelli à pieds traversant de larges avenues où se dressent de grands building.

Nous voulons éviter les embouteillages des heures de pointe et préférons quitter Santiago après avoir fait quelques courses. il y avait même du camembert 'français' en boîte de conserves....

Nous faisons étape le soir à Casablanca qui n’a rien à voir avec le Maroc mais qui est une ville entourée de vignes. C’est là que se trouvent les meilleurs vins du Chili.

Prochaine étape : Valparaiso