• Jo et Sylvie

Cafayate - Ruta del Vino


19 août :

Après une nuit très calme, nous voici réveillés par des perruches.

Nous partons aujourd’hui pour Cafayate, une charmante petite ville de la province de Salta. La route est agréable et longe des patûres où nous croisons bétails et gauchos.

En approchant Cafayate, nous apercevons des vignobles et des bodegas ouvertes au public. On y cultive un raisin de type ‘torrentès’, un vin issu d’un cépage vigoureux qui s’épanouit en altitude. Malheureusement c’est un jour ‘feriado’ en Argentine et les bodegas sont fermées.

Arrivés à destination nous contournons la place centrale, ce qui nous surprend c’est de constater que nous sommes en plein hiver et que la température en journée est de 25¨C.

La ville est accueillante, il règne ici une ambiance estivale. Nous partons garer kokopelli et filons à l’office de tourisme afin d’obtenir des informations sur les nombreuses visites des alentours.

Nous sortons avec des brochures et profitons de ce beau soleil pour savourer une glace et pas n’importe quel parfum…..une glace au vin ‘malbec’.

Nous passons par l'église richement colorée et flânons ensuite dans des magasins de souvenirs, stands de galeries artisanales. Il y a beaucoup de touristes qui viennent dans cette région.

Nous retournons dans kokopelli pour planifier nos prochains jours. Au départ de Cafayate il y a deux circuits touristiques qui vont vers le nord jusqu’à la ville de Salta.

Lequel prendre ?

- Le premier (en jaune) s’étend sur la partie gauche, traverse la 'Vallée de Calchaquies' et son ‘rio’ du même nom, large vallée de 500 kms de long depuis Cafayate vers le nord. Le circuit implique d’emprunter une longue piste de terre car la route n’est pas asphaltée.

- L’autre circuit (en violet) ‘plus confortable’ débute sur la droite au départ de Cafayate avec une route asphaltée et traverse la ‘Quebrada de la Conchas’.

Chacun des deux circuits possède des paysages remarquables d’après l'office de tourisme et les guides de voyage que nous possédons. C’est décidé, nous ferons la boucle pour visiter les deux circuits.

Alors que nous quittons Cafayate pour se diriger vers la Vallée de Calchaquies, nous croisons encore des bodegas.

Tout autour de nous se trouvent des champs de vignes, nous avons l’impression d’être en Bourgogne ou dans le Bordelais à la différence près c’est que les sommets de la cordillère sont à proximité de nous.

Nous faisons une halte à San Carlos, un pueblo de 2000 habitants qui possède tout ce dont on peut avoir besoin.

Le village possède comme de nombreux autres villages argentins une place principale avec une église remarquable.

Nous passons par le petit musée qui forme un angle sur deux rues. Il relate l’histoire de la région avant et après l’invasion espagnole.

Nous faisons le plein de courses après la journée ‘feriado’ d’hier. Les magasins sont vieillots mais les produits sont bons. Après le magasin d’alimentation, le boulanger, nous passons au boucher. Décidément la viande d’Argentine a quelque chose d’exceptionnel.

Nous reprenons la route, traversant des vallées de culture. En chemin nous rencontrons beaucoup de maisons en adobe pour la plupart abandonnées.

Nous traversons des petits villages qui possèdent de magnifiques églises colorées. La forme des maisons et les petites églises rappellent étroitement l’influence espagnole.

Puis le décor change après un pont qui traverse le rio ‘Calchaqui’, le relief devient de plus en plus marqué.

Nous entrons dans les entrailles de mouvements géologiques produits par l’écorce terrestre. Les cimes décrivent de larges falaises inclinées, nous voici dans la ‘Quebrada de la Flechas’.

La route est poussiéreuse pour ne pas dire très poussiéreuse et il faut redoubler de prudence sur cette piste tantôt caillouteuse, tantôt sablonneuse. Il nous arrive de rouler à 20 km/h, dépasser cette vitesse engendre un vrai tintamarre dans kokopelli, tout vibre sur la forme de tôles ondulées de la piste.

Oui oui Sylvie, tu peux sauter de joie, nous arrivons finalement en fin d’après-midi au petit village d’Angastaco.

Nous établissons notre bivouac sur la place centrale pour un repos bien mérité.

20 août :

Après une petite intendance de kokopelli, nous reprenons la piste toujours en direction du nord.

Nous passons par des petits villages isolés avec de magnifiques chapelles du XVIII° siècle.

En chemin nous nous arrêtons à une bodega, la bodega ‘El Cese’. Nous profitons d'une visite personnalisée du site, passant par les cuves de stockage, la chaîne de conditionnement, l’entreposage des bouteilles.

Depuis le salon de dégustation, nous goûtons à un excellent Malbec et un Torrentès. Nous repartons avec un petit colis de vin.

Le rio ‘Calchaqui’ qui coule dans la vallée favorise le développement de nombreuses cultures.

Petite étape déjeuner à Molinos qui a tout d'un village espagnol.

Nous arrivons finalement après 145 km à Cachi.... enfin ! un peu marre de la conduite sur piste.

Nous apprendrons par la suite qu'une partie de cette 'ruta 40' correspondait à un tronçon du Paris-Dakar de 2018

Nous avons relevé un point GPS d'un endroit sécure et calme où stationner. Nous croisons 2 policiers et demandons si stationner là ne pose pas de problème. 'Nous sommes les bienvenus, aucun problème' ... Telle est la réponse;.

J'en profite pour leur demander où trouver de l'eau afin de dépoussiérer kokopelli après ces 145 kms de piste. Un des policiers nous indique l'emplacement d'un robinet à proximité de nous. Que demander de plus.

Avant de partir découvrir la ville, Sylvie effectue un véritable nettoyage de printemps à l'intérieur pendant qu'à l'extérieur muni de nos tuyaux d'arrosage, je nettoie kokopelli....((hein Juju ;-))))

Que dire de Cachi, c' est une ville agréable située à 2660 m d’altitude avec se 5000 habitants, descendants de Diaguita – Calchaqui sous influence incas. Elle est entourée de montagnes culminant à 6380 m. On se sent bien ici, la ville est agréable et nous décidons d’y rester deux jours.

21 août :

Nous partons visiter le musée qui relate l’histoire de la région habitée depuis 10000 ans. Nous sommes en admiration devant les formes et les dessins de ces poteries de l’antiquité mais aussi des armes confectionnées pour la chasse.

Aux alentours de 1480, l’invasion Incas imposera de grands changements dans le système de cultures. Puis un nouveau bouleversement apparaitra avec les conquêtes espagnoles en 1536.

Sortis du musée, nous passons par l’église avant de flâner sur la place centrale malgré la fraicheur de l'altitude.