• Jo et Sylvie

Sud Lipez - Salar de Uyuni


18 septembre :

Nous voici de retour à Tupiza après avoir visité les villes de Sucre, de Potosi et l'Oro de l'Inca.

La météo de Tupiza est bien meilleure que lors de notre dernier passage, le ciel est bleu, le soleil brille. Les conditions sont réunies pour aller faire l'excursion au Sud Lipez et Salar de Uyuni.

A notre arrivée au camping 'Casa del Baron', nous retrouvons avec joie les propriétaires Mario et Monica mais aussi Lara et Christoph, nos amis Suisses connus à Sucre avec qui nous allons partager l'excursion ensemble.

Le temps de nous installer et nous voici partis à pieds à la recherche d'une agence avec surtout un bon service pour un 'tour-operator' de 4 jours.

Les agences sont nombreuses dans la ville et nous nous éliminons les moins connues.

Nos choix s'orientent vers des agences réputées et recommandées par d'autres voyageurs.

Après avoir consulté La Torre, Alexandejo, Tupiza Tours, c'est vers ce dernier que notre choix va se faire.

Martina Palenque nous reçoit et nous explique le circuit pour une excursion d'une durée de 4 jours en détaillant les sites à visiter, les recommandations par rapport à l'altitude et la température de l'altiplano. Le tarif présenté est correct. Il reste encore à s'assurer d'un bon chauffeur-guide de la cuisinière.

Lara et Christoph disposent d'une liste avec un certain Raul qui apparait en tête de classement.

Nous demandons ce chauffeur pour notre excursion et par un heureux hasard, Raul se trouve à l'agence, nous faisons connaissance et validons le contrat de l'excursion.

Nous ressortons satisfaits du choix de l'agence. Le départ est prévu demain. Nous ne nous attardons pas plus en ville et rentrons préparer nos sacs.

19 septembre :

Nous voici à notre premier jour sur les quatre à venir. Avec nos amis Suisses nous trépidons d'impatience. On dirait quatre gosses qui s'apprêtent à partir en colonie.

Il est 7:45, nous voyons arriver un gros véhicule 4x4 avec une galerie de toit bien chargée. Raul sort de la voiture ainsi que la cuisinière Guadalupe. Nous faisons tour à tour connaissance et remettons nos sacs à Raul qui les enveloppent et les fixent solidement sur la galerie de toit.

Sylvie et moi prenons place sur les deux sièges arrière tandis que Lara et Christoph prennent place sur la banquette du milieu. Nous voici partis pour l'aventure...

Nous traversons la ville de Tupiza et rapidement la route devient une piste. A quelques kilomètres, nous découvrons la 'Quebrada de Palala' avec ses murs verticaux en terre et roches de couleur érodées par le temps.

Nous continuons la piste qui arpente un versant de montagne sur l'autre. Nous nous arrêtons à 'El Sillar'. Depuis un bélvédère nous contemplons un vaste canyon dont la roche a été découpée par le vent et la pluie. En chemin il nous arrive de s'arrêter pour saluer quelques vigognes.

A l'heure du déjeuner, nous faisons étape à 'Cerillos', un minuscule village qui réunie quelques habitations de montagnes. Les maisons sont faites d'adobe et couvertes d'une toiture d'un mélange de boue et de paille. De rares curieux sortent discrètement pour nous regarder. C'est vrai que cela ne doit pas être marrant pour ce 'pueblito' de 80 personnes de voir arriver de gros 4x4 remplis de touristes en chaussures de rando avec appareil photo autour du cou.

D'autres véhicules 4x4 viennent stationner à notre niveau. Nous comprenons que toutes les agences font plus ou moins le même circuit avec les mêmes haltes dans ce 'désert' d'altitude. Nous nous dirigeons vers une habitation où une table est dressée pour nous quatre.

Le repas est copieux et ne manquons pas de féliciter Guadalupe pour cette préparation. Nous reprenons place ensuite dans le 4x4 et repartons.

Arrivés à un carrefour que seul notre chauffeur Raul distingue sur la piste poussiéreuse, nous bifurquons vers le site appelé 'Ciudad Encanto'.

C'est un lieu assez magique, un coup de coeur pour ce premier jour de périple à voir ces gigantesques stalagmites de sable formées par le temps et qui pointent vers le ciel.

Nous entrons dans quelques grottes avec une certaine hésitation. La lumière du jour tout en haut au dessus de nous laisse apparaitre le continent 'sud américain'.

Après quelques photos souvenirs, nous reprenons place et continuons la piste en traversant des 'wash'.

Au détour d'un virage, nous apercevons un semblant de maisons. Une habitante est là en bordure de route et s'occupe à tricoter en attendant de vendre quelques produits locaux.

Lara en profite pour acheter des gants en laine de lamas.

Le paysage devient de plus en plus désertique sur les hauteurs de l'altiplano, nous voici à 4690 mètres d'altitude.

Désertique est aussi ce village en ruines dans lequel nous nous arrêtons. Un guide nous présente le site qui occupait une place importante jadis grâce à de nombreuses mines d’or et d’argent.

Nous grimpons toujours plus haut. Sur le côté nous apercevons le Volcan Uturuncu, encore semi-actif et à 6008 mètres d’altitude et faisons une brève halte devant la 'Laguna Morejón' , située à 4855 mètres.

Raul nous donne quelques feuilles de coca à placer dans la creux de la bouche pour éviter le mal de montagnes dû à l'altitude.

A bord du véhicule, tout va bien, personne semble souffrir de l'altitude qui avoisine les 5000 mètres, l'ambiance est très bonne et rigolons beaucoup sur les propriétés du coca.

Guadalupe nous donne quelques sucettes, peut-être pour masquer le goût amer des feuilles de coca.

Nous arrivons à l'entrée de la réserve nationale de faune andine 'Réserva Nacional de Fauna Andina Edouardo Avaroa'. Nous réglons notre passage.

Encore un peu de route et nous arrivons à notre étape finale du jour à 'Queteno Chico', une petite bourgade de 70 habitants située à 4200 mètres d'altitude.

Nous aidons Raul à décharger la galerie, prenons nos sacs et entrons dans une 'hospedaje', une sorte d'hôtel très basique avec dortoir. Il fait froid très froid même, il n'y a pas de chauffage.

Pendant que Raul s'occupe à remplir son réservoir, Guadalupe se met à la cuisine. De notre côté nous sortons un 'bref' moment pour contempler la nuit qui approche mais rentrons très vite sans s'éterniser, une fine bise souffle à cette altitude.

Nous avons droit à un peu d’électricité, ce qui nous permet de recharger nos batteries d'appareils photos.

Il y a deux toilettes pour environ une vingtaine de personnes, pour ce qui est de la douche, il faut oublier. Deux lavabos sont là avec une eau glaciale est là pour les plus courageux.

Après le repas, on se couche très tôt, nous n'avons rien d'autre à se dire que nous avons froid. Nous enfilons chaussons de laine, jogging, bonnet, écharpe et accumulons des polaires sur le corps pour se parer à la nuit qui va être très fraîche.

Les lits individuels sont faits d'un socle en béton sur lequel repose deux matelas. La literie est bonne et propre mais les 3 couvertures ne vont pas suffire à nous réchauffer.

Ce froid rude nous réveille souvent dans la nuit, nous essayons de trouver une position la plus 'étanche' possible pour garder le plus possible de la chaleur avec nous. C'est loin d'être gagné...

21 septembre :

Personne ne manque à l'appel, nous avons 'survécu' au froid. Nous prenons un copieux déjeuner pendant que Raul remet tout en place sur la galerie.

Il est 7:30, nous repartons pour cette deuxième journée.

Le soleil brille et chauffe rapidement, nous abandonnons gants et bonnets dans le véhicule. A peine quelques kilomètres parcourus nous faisons une halte devant un immense groupe de Lamas tous aussi beau que l'autre.

Certains portent à l'oreille un petit ruban de couleur qui permet au propriétaire de les reconnaitre.

Nous poursuivons la piste que Raul maitrise parfaitement et nous arrêtons à nouveau devant des 'bofedales' encore gelées avec la température matinale.

C'est une zone humide permanente de l'altiplano considérée comme un pâturage naturel pour la faune.

Un peu plus loin nous arrivons à la 'Laguna Hedionda Sur' puis à la 'Laguna Kollpa'.

Nous partons à pieds faire le tour de la première, appareil photo en main, prêts à capturer la scène offerte par un millier de flamands roses.

Nous avançons tout doucement pour mieux contempler ce merveilleux décor de la nature qui nous gouverne et nous nous sentons minuscules.

Nous rejoignons Raul et Guadalupe qui nous attendent dans le 4x4. Nous prenons un peu de retard trop émerveillés par cette beauté de paysages et trop occupés à vouloir tout photographier ayant même oublié l'odeur d'oeuf pourri dû au soufre qui règne à la surface.

Nous faisons ensuite une étape 'piscine thermale' ! Je dis bien 'piscine thermale' et pourtant nous sommes à 4000 mètres d'altitude. Le temps de régler notre droit d'entrée, d'enfiler le maillot de bain, nous voici dans un bassin avec une eau chaude naturellement à 35°C alors qu'à quelques mètres de là, l'eau est à 5°C.

Autant dire que nous apprécions le bain et cerise sur le gâteau, le décor autour de nous est magique, presque irréel, juste exceptionnel.

Nous déjeunons tous ensemble avec de bons échanges de rires, nous formons vraiment un bon groupe avec une très bonne entente.

Nous reprenons ensuite la piste et traversons le 'Desierto de Dalí' surnommé ainsi car il ressemble à de véritables scènes de peinture.

Le ciel semble un peu se voiler et masquer le soleil. Nous croisons les doigts car nous arrivons à un site 'clé' du Sud Lipez, la 'Laguna verde' située à 4400 mètres d'altitude.

En l'absence du soleil, le vert émeraude dégagé par le cuivre présent dans l'eau n'offre pas autant d'effet.

Par chance le soleil revient...L'eau de la lagune contient aussi du magnésium et de l'arsenic.

Au fond, comme décor, nous apercevons le stratovolcan 'Licancabur' qui culmine à 5950 mètres.

Enchantés d'avoir vu la Laguna Verde sous un merveilleux soleil, nous reprenons place dans le 4x4 et poursuivons notre périple, direction les 'Geisers Sol del manana'.

L'accès est rendu possible par une piste défoncée. Depuis nos sièges, nous basculons à droite puis à gauche, encore à droite puis une nouvelle fois à gauche. Il nous arrive même de se soulever du siège. Mais Raul maitrise avec professionnalisme cette conduite pour le moins sportive.

Sortis de ces émotions, nous voici devant un immense champ de geysers.

La zone est caractérisée par une importante activité géothermique avec de nombreux geysers, fumerolles et mares de boue. Les fumerolles et les geysers émettent des jets de vapeur et d'eau chaude.

Nous prenons plaisir à observer ce phénomène en redoublant de prudence au passage devant ces bassins.

Il doit être à peu près 17:00 et arrivons à notre deuxième hôtel situé à Huayllajara.

Nous déposons nos sacs dans notre chambre-dortoir que nous partagerons une fois de plus avec nos amis Lara et Christoph.

Il souffle une bonne bise glaciale et préparons sur nos lits nos tenues de 'scaphandre' pour la nuit à venir en repensant à la nuit précédente.

Il fait encore bien jour et Raul nous emmène à la Lagune par excellence, la 'Laguna Colorada', un véritable lac salé situé en plein altiplano dans la réserve nationale de faune andine Eduardo Avaroa.

Ce lac se trouve près de la frontière avec le Chili. Situé à une altitude de 4 278 m, il possède une superficie de 60 km².

La lagune est rouge par les sédiments qu'elle dépose et les algues qui s'y développent. Le sel de couleur blanche qui sèche en périphérie se contraste tout à fait avec le rouge mais aussi avec les sommets qui bordent la lagune.

Les algues semblent être très bonnes à en croire l'immensité de flamands roses qui aspirent la surface du lac.

Le sentier qui mène à différents points d'observation est composé de coraux rappelant qu'il y a des millions d'années, la mer occupait ce territoire.

La lumière du jour change, il est temps de rentrer pour le repas. Raul en profite pour nous réunir et présenter le programme du jour suivant.

22 septembre :

Curieusement, nous n'avons pas eu froid cette nuit. Faut dire que nous avions anticipé avec une couche supplémentaire de vêtement.

Après un copieux déjeuner, nous aidons Raul à tout replacer sur la galerie du 4x4.... heuuu le bleu foncé pas l'autre...

Nous repartons pour la 'Laguna Colorada'. Il est tôt et à cette heure matinale, on peut apercevoir la faune qui se rapproche d'un point d'eau chaude naturelle de la lagune.

Christoph et moi trop occupés à vouloir approcher des lamas à proximité de la source d'eau chaude, nous ne voyons pas le panneau interdisant l'accès au delà d'une certaine limite.

Nous voici en 'tribune d'honneur' pour immortaliser ces beaux lamas dans nos appareils photos.

Rappelés à l'ordre par Raul, nous nous empressons de remonter mais ravis d'avoir pu passer cette limite.

Un dernier regard sur cette merveilleuse lagune et nous partons vers le nord. Un instant plus tard, nous faisons une halte devant des formations rocheuses appelées 'Arbol de piedra'.

Ces pierres en équilibre prennent la forme d'arbres, de champignons, de table que chacun d'entre nous se laisse aller à l'imagination.

Nous empruntons ensuite un canyon asséché très étroit se demandant comment Raul s'en sortirait si nous viendrons à croiser un véhicule en sens inverse.

Nous prenons une petite collation que des viszcachas semblent bien apprécier.

Non loin de notre arrêt, nous avons la présence de grosses touffes d'herbes rases appelées : Llareta. Cette mousse une fois séchée est employée comme combustible pour les habitations.

Nous poursuivons notre périple en longeant plusieurs lagunes 'Laguna Honda', 'Laguna Charcota' et la 'Laguna Hedionda' avec sa population de flamands roses.

Nous essayons de distinguer les trois variétés de flamands, chose pas si évidente.

Il fait très beau, pas de vent et profitons du cadre idéal de la lagune Hedionda pour déjeuner.

Nous poursuivons la piste jusqu'au 'Mirador Ollague' offrant une vue spectaculaire sur le 'volcan Ollague' qui culmine à 5865 mètres d'altitude.

Des fumerolles se dégagent encore de ce volcan dont la dernière éruption remonte à 1903.

Ses couleurs de coulées blanchâtres caractérisent sa lave dacitique, riche teneur en quartz et silice.

Nous croisons en chemin une ligne de chemin de fer permettant le transport de minerai sur la ligne Uyuni en Bolivie jusqu'à Calama situé au Chili.

Nous arrivons vers 18:00 à notre dernier hôtel situé à Atulloha. Surprise, nous découvrons un hôtel construit tout en sel extrait du salar de Uyuni. Nous avons notre chambre individuelle et salle de bain privatisée.

Nous apprécions ce confort même si l'eau n'est pas chaude et que l'hôtel n'est pas chauffé. Curieusement, nous ressentons même de la chaleur, peut-être est-ce dû à l'épaisseur des murs qui isole l'hôtel.

La nuit approche, nous partons en 4x4 pour assister au coucher de soleil avant de rentrer et de souper.

En revenant, petite visite de Christoph et moi en cuisine et constatons que Guadalupe est en route à préparer une gâteau pour Lara qui fête aujourd'hui ses 30 ans.

Nous allons nous coucher très tôt car il est prévu un départ à 4:50 pour se rendre sur une île au milieu du salar et assister au lever du soleil.

23 septembre :

Il est 4:15, nous voici réveillés et avant même de prendre un café nous préparons nos affaires pour les remettre à Raul qui s'empresse de les réunir sur la galerie et les protéger avec une bâche solidement liée.

En route, chose bizarre, notre chauffeur roule sur l'immensité plane du salar avec tous feux éteints. Nous nous interrogeons... est-ce une farce ou une panne technique. Raul nous rassure et nous explique que le salar est très vaste et qu'avec le jour qui commence à pointer, il distingue à l'horizon le relief de l'île Incahuasi avec les feux éteints.

Un peu rassurés nous surveillons sa route mais bon sans trop savoir quoi faire en cas d'obstacle imprévu.

Une demi-heure après nous arrivons sur le parking de l'île. Il fait encore nuit mais déjà de nombreux véhicules 4x4 sont au rendez-vous. Nous réglons notre droit d'accès sur l'île et nous nous activons à monter au point le plus haut pour ne pas rater le lever du soleil.

Il y a beaucoup de monde en haut de l'île, les visiteurs sont là pour mitrailler le lever du soleil. Pour notre part, nous ne le trouverons pas si spectaculaire que çà pour avoir assisté à d'autres 'sunrise' beaucoup plus magique.

Quoiqu'il en soit, la magie est quand même là car nous nous trouvons sur une île au milieu d'un salar en Bolivie.

Le jour ayant illuminé l'île faite de coraux affichent bon nombre de cactus aussi hauts les uns que les autres.

Nous faisons des photos pour immortaliser ce moment inoubliable dans ce périple avant de redescendre au parking où nous attend un copieux déjeuner qui nous laisse oublier que nous nous sommes levés tôt.

Nous reprenons place dans le 4x4 et partons dans ce désert blanc pour s'arrêter quelques dix kilomètres plus loin. Le soleil chauffe de plus en plus, le sel pique au niveau des genoux lorsque nous adoptons une position pour faire des photos.

C'est ainsi que nous allons passer pas moins de deux heures à étudier, proposer et mettre en scène des scénarios de délire qu'ils soient en mode photo ou vidéo. L'étendue presque infinie du salar permet de réaliser de telles séquences faites avec beaucoup d'amusement.

Nous reprenons ensuite la route jusqu'à Colchani, porte du salar..

Nous faisons une halte devant le monument du Dakar avec tous les drapeaux avec à proximité un ancien hôtel en sel converti aujourd'hui en musée et nous pouvons dire au-revoir au 'Salar de Uyuni'…

Nous prenons la route de Uyuni pour aller visiter le cimetière des trains.

Dans les années 40, cette station veillait à l'entretien des trains. A cause du prix des impôts boliviens qui a sans cesse augmenté, d'innombrables locomotives sont laissées là à l'abandon.

Il est temps de reprendre la route pour Tupiza en passant par de très beaux paysages et arriver à notre point de départ. Il est 19:00. Nous remercions bien chaleureusement Raul et Guadalupe pour leur disponibilité et proposons de se retrouver autour d'une pizza partie le lendemain pour se remémorer quelques uns des merveilleux moments passés ensemble dans ce joyau de Bolivie.

24 septembre :

Nous nous retrouvons tous autour d'une pizza partie et visualisons ensemble quelques photos et videos faites durant l'excursion.

Après une agréable soirée faite de rires et de partage, il est temps de se dire un dernier 'au-revoir' et comme dans pareil cas, bien souvent les larmes viennent remplacer les rires.

Bonne continuation Raul et Guadalupe et encore merci.

où sommes-nous :

Prochaine étape : Pumamarca - retour Argentine