• Jo et Sylvie

Purmamarca - Salinas Grande


27 septembre :

Après quelques jours de repos de cette merveilleuse excursion Sud Lipez et Salar de Uyuni, nous quittons non pas sans mal le camping de Mario.

En rembobinant le câble électrique on s'aperçoit que le fil est bloqué sous la roue d'un autre camping-car et bien sur, les occupants viennent de partir en ville.

Avec l'idée ingénieuse de Gérôme (Capaquatre.com), un petit tour de cric et voilà le fil dégagé, bravo !

Rester quelques temps chez des gens créent des liens et les départs sont d'autant plus difficiles.

Bonne chance pour tout Mario et Monica et merci de votre accueil.

Notre prochaine destination, cap un peu au sud en Argentine où nous bifurquerons ensuite pour le Chili. Nous passons la frontière Bolivie (Villazon) - Argentine (La Quiaca) sans problèmes mais longue avec en prime un passage de kokopelli au scanner, aucune autre fouille du véhicule.

Nous voici à La Quiaca, la ville la plus au nord de l'Argentine. Curieuse comparaison, il y a à peu près un an en arrière, nous nous trouvions dans la ville la plus au sud de l'Argentine qu'est Ushuaia. Mais étrangement, le kilométrage des deux panneaux n'est pas identique... Ils auraient pu se mettre d'accord...

Nous partons faire quelques emplettes et retrouvons avec joie nos amis Suisses qui ont pris comme nous la direction de l'Argentine. Nous passons encore quelques belles journées ensemble.

Christoph connait un problème avec son moteur et nous nous y mettons à deux même si je ne suis pas d'un grand secours mais au moins pour aider à passer les outils.

Sortis de La Quiaca, nous passons Tres Cruces et la route devient spectaculaire. Nous voici dans une profonde vallée longue de 150 kms, la Quebrada de Humahuaca.

Les versants de montagnes décrivent de magnifiques courbes de roches multicolores.

Le Rio Grande qui rejoint la province de Jujuy est presque asséché et des nappes de sel blanches formées viennent se contraster avec le rouge des roches du canyon.

Nous passons le tropique du capricorne pour atteindre Tilcara où nous faisons étape. Nous reprenons vite nos marques dans cette charmante bourgade pour y être passés quelques semaines auparavant avant de nous rendre en Bolivie.

Nous abandonnons kokopelli pour aller flâner dans les rues touristiques de la ville. Notre séjour en Argentine va bientôt se terminer et il nous faut 'épuiser' les derniers pesos argentins.

La ville possède un charme agréable et on s'y sent bien.

La place centrale possède de nombreux petits restaurants et le choix est difficile entre 'Locro', 'Estufado de Lama' ou autres plats de la région.

30 septembre :

Le soleil est au rendez-vous, nous quittons Tilcara pour se rendre à Purmamarca, une ville voisine qui vit du tourisme avec sa montagne aux '7 couleurs'.

Sur la route, nous faisons une brève étape à Maimara, les flancs de montagnes appelés 'la Paleta del Pintor' (la Palette du peintre) forment de véritables coups de brosses de peintures, encore un talent de Dame nature.

Sur des petits monts nous apercevons un cimetière assez ancien, encore une influence de l'ère Inca qui privilégiait l'enterrement sur des hauteurs afin de se rapprocher du ciel...

Arrivés à Purmamarca, alors que nous cherchons un endroit pour stationner kokopelli dans ce village très touristique, nous croisons une fois de plus nos amis Suisses.

Nous garons nos deux montures et partons découvrir ensemble Purmamarca pour finir la soirée dans un restaurant avec de bonnes parties de rires. Ici on mange pour 5 euros bien servis.

01 Octobre :

Purmamarca est une village indien situé à 2200 mètres d'altitude et est très connu en Argentine pour une curiosité géologique, le Cerro de los Siete Colores (colline aux sept couleurs).

En entrant dans Purmamarca, on assiste à un véritable feu d'artifice coloré de roches différentes l'une de l'autre pointant vers le ciel.

La gamme de couleurs s'étend du beige au violet, en passant par du vert. Nous partons sur un sentier de randonnée explorer cette richesse de la nature.

La colline aux sept couleurs est une attraction touristique très prisés à en croire les bus de tourismes qui viennent jusqu'ici.

Lara et Sylvie servent de 'guides' tandis que Christoph et moi sommes les photographes du jour :-)

Les randonnées à l'intérieur de ces décors naturels offrent beaucoup plus de beauté par leurs formes et leurs couleurs.

Avec Christoph, nous abandonnons nos compagnes pour gravir une colline et 'capturer' de plus près avec nos appareils photographiques d'autres vues sur cette merveilleuse vallée.

Notre randonnée se termine par une descente, les jambes en 'compote' et un passage obligé au village où se tient un important marché artisanal. Chaque stand vend à peu près la même chose, tissus, pantalon, pull, bibelots et souvenirs divers.

Nous retrouvons un certain 'made in China' de tous ces produits mis sur étalages.

Nous clôturons la soirée dans un restaurant, un dernier moment passés en compagnie de nos amis.

02 octobre :

C'est la moment de se dire au-revoir, Lara et Christoph partent en direction du sud de l'Argentine. Nous leur indiquons quelques spots à ne pas manquer de voir.

De notre côté, nous restons encore quelques jours dans le secteur avant de partir pour le Chili et dire 'adieu' à l'Argentine.

Rester à Purmamarca ne nous enchante guère, trop de touristes et très poussiéreux! Nous repartons à Tilcara, les articles vendus sont les mêmes qu'à Purmamarca mais avec des prix plus intéressants. Nous y passons une dernière nuit.

03 octobre :

Après intendance du camping-car, épuisés nos derniers pesos, nous voici partis sur la Ruta 52 en direction du Chili.

La route passe par des lacets montagneux vertigineux sur 120 kms où les camions descendent en première. La route est asphaltée et tantôt en piste suite à des effondrements de roches.

Une fois ce col situé à 4170 mètres d'altitude franchi nous arrivons devant un vaste salar : Salinas Grandes.

Salinas Grandes un désert de sel situé sur les hauts plateau des provinces de Jujuy et de Salta (au sud) d'une superficie de 120 km².

Le centre de tourisme du salar possède des tables et bancs fabriqués à partir du sel. Nous sommes dans une communauté indigène, pendant que certaines personnes organisent des circuits de visite, d'autres préparent des galettes de maïs devant des cabanes de fortune pour les vendre aux touristes de passage.

De belles sculptures de sel représentant des lamas et cactus se dressent à l'entrée de ce point de passage obligé du salar.

Sur place nous rencontrons une famille française en voyage en camping-car ainsi qu'un couple de français en voiture et partons avec un guide à la visite du salar.

Le salar se présente sous forme de croûte dure de sel d'une épaisseur de 30 centimètres. On peut rouler en voiture sur sa surface.

Le guide nous explique de manière très précise la formation du salar dont l'origine est dû à l'activité sismique des volcans environnants il y a 10000 ans.

Celui-ci se recouvre d'une couche d'eau à la saison des pluies et sèche à nouveau sous l'influence du vent et de la pression donnant certaines figures géométriques à la surface.

Le sel est exploité de 3 manières :

- Raclage au moyen de pelleteuses et chargement par camions (pour le sel industriel).

- Sous forme de découpe de pain dans la croute de sel.

- par le biais de grands rectangles pour le sel alimentaire.

Le guide nous emmène ensuite vers des 'piscines' naturelles au milieu de ce désert où le sel se sublime et change de structure. L'eau est limpide et pure et curieusement est même douce.

Après une séance de photos souvenirs rappelant celles faites au Salar de Uyuni en Bolivie il y a quelques temps, nous reprenons la piste de sel jusqu'au parking.

En reprenant la route, nous croisons des sociétés d'exploitation. Les communautés vivant ici contestent toujours les décisions gouvernementales de 2010 qui tendent à s'emparer du site pour en extraire le Lithium par un procédé chimique vouant un avenir écologique au salar et peut-être la disparition de ces communautés.

La fin de journée approche, nous bivouaquons à Susques à 3600 mètres d'altitude dans une région volcanique, dernière ville avant le passage du Paso de Jama situé à 4400 mètres d'altitude pour passer au Chili, et arriver à San Pedro de Atacama.

Où sommes-nous :

Prochaine étape : 'Adieu' l'Argentine, San Pedro de Atacama au Chili