• Jo et Sylvie

Puerto Misahualli


23 décembre :

Nous quittons Puyo sous une pluie 'chaude' et intense.

Par moment un épais brouillard nous oblige à réduire notre vitesse.

Les décors sont exotiques, de vieilles maisons sur-élevées se confondent dans les palmiers et bananiers.

Très souvent nous entendons des cascades qui viennent se jeter en contre-bas des collines. Nous nous arrêtons pour des fruits et encore des fruits. Tout y passe, noix de coco fraiche pour se désaltérer, mangue, citrons... Il fait une chaleur humide difficile à supporter.

Nous voici à la porte de l'Amazonie et allons séjourner plus dans l'intérieur durant quelques jours dans un lodge de Puerto Misahualli.

Ce port est situé sur le fleuve du río Napo qui est navigable sur 300 kilomètres. Ce petit village reste un village à l’atmosphère très paisible, qui attire un certain nombre de visiteurs désireux de découvrir le milieu amazonien. En arrivant, nous réalisons que le pont à franchir est limité à 2.50 mètres de haut, ce qui nous oblige à faire un détour avec kokopelli.

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Sur la place du village, nous avons la surprise de voir une famille Waorani.

Ce peuple est l’un des treize groupes indigènes reconnues de l’Équateur. Les Waorani ont leur territoire situé dans la partie amazonienne de l’Équateur.

Mélissa nous accueille au lodge 'Sinchi Warni'. C'est une communauté comme il y en a beaucoup dans le secteur. La langue parlée est le quechua. Il y a peu de monde et nous pouvons stationner le camping-car à proximité de palmiers et espèces florales qui nous émerveillent. Nous commandons un déjeuner avant de s'inscrire pour une des ateliers proposés par le centre. Cette activité va concerner la fabrication du chocolat.

Le rendez-vous est pris avec Mélissa pour 15:00. Pendant ce temps, nous faisons une petite visite du complexe, les toits des maisons sont couverts de feuilles de palmiers qui assurent l'étanchéité. Il règne ici une atmosphère de paix et de calme, quelque chose qu'on cherchait après de nombreuses soirées et nuits à entendre de la musique forte...

Nous baladons le long d'un petit lac pour découvrir des fleurs inconnues. Puis nous grimpons au 'donjon' de l'habitation principale pour avoir une vue panoramique du site.

Il est 15:00, nous retrouvons Mélissa et enfilons des bottes à notre disposition et partons dans un champ de culture de cacao.

Le sol est trempé avec l'humidité ambiante, l'espace est aéré, des bananiers alternent avec cacaotiers. Mélissa commence par nous expliquer la formation des 'coques' de cacao.

Depuis la fleur qui a l'apparence d'un minuscule coeur, une coque se forme dans laquelle vont se développer les graines de cacao.

La coque met six mois pour atteindre sa maturité. Elle est de couleur pourpre et vire à l'oranger lorsqu'elle est mure.

Nous en cueillons quelques unes et revenons au complexe à pieds. Nous voici dans un atelier à l'air libre et allons 'fabriquer' du chocolat.

Bonne idée, c'est en plus le moment de Noël.

Mélissa incise les coques et nous présente une chair, sorte de gélatine qui enrobe les graines de cacao. Cette gélatine est comestible et très riche mais pour nous qui ne sommes pas habitués, nous devons limiter sa consommation.

Les graines extraites sont séchées à l'air libre. L'apparence change au fil du temps.

Ces graines sont alors cuites durant 15 minutes de manière à les griller sans les brûler. C'est Sylvie qui s'occupe de cette cuisson. Pendant ce temps, je me 'repose'....

Vient ensuite mon tour de participer à l'activité et muni d'une feuille rigide séchée, je refroidis les graines avant de retirer la fine pellicule qui les enveloppe.

Les graines sont ensuite broyées jusqu'à obtenir une fine poudre qu'on appelle : le chocolat.

Mélissa ajoute des ingrédients comme de la vanille et de la cannelle puis du lait pour obtenir une belle crème liquide.

Surprise, Stéphanie revient avec un ananas décoré en forme de canard et Mélissa verse le chocolat liquide dessus pour les fines bouches des petits et des grands.

Une petite fille de la communauté attirée par notre présence s'approche et semble bien apprécier - comme nous d'ailleurs - le bon chocolat que nous venons de réaliser.

24 décembre :

Nous laissons le soin au lodge de nous concocter un repas pour festoyer ce 24 décembre. Nous n'avons pas l'envie de cuisiner et la chaleur humide qui règne est assez désagréable.

Nous profitons d'une accalmie de pluie pour aller faire une balade à pieds jusqu'au village de Misahualli.

Arrivé près du rio Napo, nous apercevons une concentration de personnes devant un arbre. Nous nous approchons et comme eux, nous nous trouvons en première loge devant un spectacle de singes qui sautent d'une branche à une autre.

Le spectacle est merveilleux d'autant plus que nous voyons un petit 'bébé singe' qui se tient fermement au dos de sa maman.

En continuant notre balade, nous nous laissons tenter par un prix négocié avec une sortie en bateau à moteur sur le fleur Rio Napo d'Amazonie. Nous apprécions beaucoup cette sortie sur le fleuve où l'air est plus respirable et ventilé.

Nous retournons ensuite au complexe avec une après-midi 'farniente' dans un hamac.

Le soir de Noël nous passons une sympathique soirée avec un merveilleux menu, bravo au 'chef-cuisto'.

Où sommes-nous :

Prochaine étape : Banos et Guayaquil