• Jo et Sylvie

Site Archéologique Ingapirca


20 décembre :

Nous quittons rapidement la ville de Cuenca, tout est bien indiqué et entrons dans des décors de montagnes où tout est vert. Les zones désertiques traversées dans le sud du continent sont bien lointaines à présent.

Nous arrivons en fin d'après-midi sur le parking du site dominant une immense vallée.

Il fait noir et nous entendons toquer à la porte. Avec une certaine méfiance nous entrouvons le rideau occultant, un jeune garçon d'une dizaine d'années entouré d'enfants de son âge me demande si je veux bien me joindre à eux pour jouer au football.

Comment refuser ! C'est 'presque' impossible car cela 'fait partie du voyage'... Moi qui ne joue jamais en France, voilà que je me trouve à 3200 mètres d'altitude, dans un petit village d'Equateur et invité à 'taper le ballon' ! Rires de Sylvie qui va rester spectatrice en tribune d'honneur depuis la fenêtre du camping-car et me voici parti.

Les équipes sont vite formées par affinité, une petite Maria va se mettre de mon côté et un certain Diego va me faire comprendre que nous ferons équipe.

Tout le monde court après un ballon à moitié crevé, j'en fais de-même mais pas pour très longtemps, le fait d'être à 3200 mètres n'arrange pas les choses et je déclare 'forfait' pour abandonner tous ces adorables joueurs et retourner au camping-car essouflé pour ne pas dire 'crevé' moi aussi !

Il n'y a pas de perdants dans cette rencontre de football et Sylvie distribue un chocolat à chaque joueur qui nous remercie nous souhaitant 'provecho' (bon appétit).

21 décembre :

Le site archéologique de Ingapirca se situe à environ 100 kilomètres de Cuenca à une altitude de 3200 mètres et date de plus de 500 ans.

Il fut jadis un lieu qu'occupait les 'Cañaris', des Amérindiens qui vivaient autrefois sur ces vastes terres d'agriculture et d'élevage dans le sud de l'Equateur actuel.

Tout comme les 'Moche' au Pérou, Les Cañaris sont surtout connus pour avoir repoussé l'invasion des Incas au prix d’une résistance acharnée pendant de nombreuses années mais sans victoire.

C'est pour cette raison que le site archéologique est formé des deux périodes, la première qui correspond au façonnage par les Cañaris et la deuxième marquée par l'occupation des Incas.

La visite du site se fait avec un guide en espagnol et en toute modestie, cela ne nous dérange plus. Après plus de 14 mois en Amérique du Sud, nous sommes devenus familiers à cette langue.

La visite passe par d'anciennes ruines d'habitations du peuple Cañaris puis se poursuit autour d'une placette occupée par une sorte de grosse pierre enfouie dans le sol et entourée de pierre du 'rio' de la vallée.

Lors des investigations, les archéologues ont mis au jour une chambre funéraire avec des corps réunis autour d'un dirigeant.

Nous continuons la poursuite de la visite et passons devant le 'chemin de l'inca'. Ce chemin est un axe Colombie - Chili construit par les Incas et fait de dallages de pierre. N'y-a-t-il pas une similitude avec les chemins romains (mais bon pas à la même époque) !

Nous passons devant un amphitéâtre, lieu de cérémonies et arrivons au pied du 'château', un édifice de 37 m de long pour 13 m de large. Les archéologues pensent qu’il s’agit d’un temple dédié au soleil.

Son emplacement qui permet d’avoir une vue à 360° sur toute la région laisse penser que ce site jouait un rôle militaire pas simplement un lieu de culte.

Sortis du site, nous faisons une balade qui contourne le temple et nous permet de voir de magnifiques paysages de cette région bien verte et arborée. L'élévage y est bien présent avec les nombreuses vaches croisées en chemin.

Nous retrouvons aussi la petite Maria, avec qui j'avais fait équipe dans la partie de football de la veille et discutons un moment avec sa maman.

De retour au camping-car, nous faisons la connaissance de Flavio, un guide qui accompagne un groupe de visiteurs. Curieux de notre présence, il nous pose des questions sur notre voyage et sur la disposition de l'intérieur de Kokopelli. Quelques photos pour immortaliser ces sympathiques moments puis nous prenons la route pour Puerto Misahualli, en Amazonie.

Où-sommes-nous

Prochaine étape : Puerto Misahualli