• Jo et Sylvie

Archipel des Galapagos 1 - Isla Isabela


30 décembre :

Nous arrivons à Guayaquil et avant d’aller mettre en gardiennage kokopelli, nous passons chez fiat-Guayaquil pour acheter des plaquettes de freins arrière.

Guayaquil est la 2°ville du pays et nous nous en sortons très bien pour enchainer d’un axe sur un autre et arriver enfin devant Fiat. Hélas, les portes sont clauses et un des vigiles nous apprend que c’est fermé jusqu’au 04 janvier, célébration du nouvel an oblige...

Tant pis, nous verrons cela à notre retour des Galapagos. Nous nous rendons chez ‘Vin’ (Williams), un belge qui s’est installé ici il y a des années et qui possède sa flotte de bus de tourisme. Il accueille des camping-car étrangers et assure le gardiennage dans son local fermé et surveillé depuis un poste de garde.

L’accueil est très bon, nous garons kokopelli dans une cour au milieu de bus. Le départ aux Galapagos est fixé pour le lendemain à 6.00, un des employés de ‘Vin’ va nous emmener à l’aéroport.

Dans l’après-midi, nous nous rendons dans un grand centre commercial pour flâner et surtout apprécier la climatisation du magasin. Dehors il fait 35°C avec une chaleur très humide.

En sortant nous entendons de nombreuses détonations avec des nuages de fumée. On se demande ce qui se passe, on aperçoit pas très loin de nous en bordure d’un boulevard avec un traffic important en ces jours de fêtes qu’un feu est présent que cela pète comme si on brulait une palette de bois. Nous interrogeons un passant qui nous explique l’histoire. Nous comprenons mieux la présence des effigies à vendre qu’on apercevait en bordure de route.

L’histoire remonte au moment où les conquistadors sont arrivés. Ils confectionnaient des ‘caricatures’ qui symbolisaient le ‘mauvais côté’ de l’année écoulée et y mettaient le feu de manière à l’oublier avant de changer d’année. Cette tradition perdure depuis cette époque et est alimentée de pétards.

De retour au camping-car, nous dégivrons le frigo et finissons de préparer nos valises. Nous allons pouvoir partir confiants de ‘laisser’ notre ‘maison roulante’ durant plus de 10 jours.

31 décembre : JOUR 1 Galapagos

Il est 4 :15 et depuis deux mobiles retentit l’alarme. C’est l’heure et une longue journée nous attend et en plus ce soir c’est réveillon.

Nous retrouvons Raul, le chauffeur qui va nous emmener à l’aéroport et nous plaçons nos valises et sacs dans le coffre de son large véhicule. Traverser une partie de la ville à cette heure matinale est agréable, il fait ‘presque’ frais et il y a très peu de monde sur la route.

Nous sommes vite rendus à l’aéroport. Raul ne compte pas nous laisser sur le trottoir et à la demande de 'Vin', son employeur, il va nous accompagner jusqu’à ce que nous passions à la porte d’embarquement.

Alors que nous sommes dans la salle d'attente, voici qu'un appel au micro nous appelle. Nous nous rapprochons du guichet d'embarquement. Une personne de la sécurité nous demande de l'accompagner, ils 'auraient suspecté' notre bagage de soute et nous invitent pour une fouille.

Après 1h40 de vol, nous atterrissons sur l’aéroport de Baltra, une des îles qui compose l’archipel des Galapagos. Le ciel est gris mais il fait 25° degrés.

Le sol ressemble à un décor lunaire avec le sol fait de roche volcanique refroidie. De temps en temps nous croisons des arbres démunis de toute végétation. Les iles Galapagos sont nées il y a près de 4 millions d'années sous l'éruption volcanique du fond de l'océan.

Alors que nous rejoignons l’île Santa Cruz en ‘lancha’ (bateau), deux jeunes filles françaises nous interpellent et nous demandent si nous sommes d’accord pour partager avec elles le coût d’un taxi qui nous mènerait depuis la sortie du bateau à la ville de Puerto Ayuro située au sud.

Il y a bien le moyen de transport qui est le bus mais cela dure des heures tandis que le trajet en taxi est plus rapide et justement nous cherchions aussi deux personnes pour partager ce parcours ensemble.

Moins d’une demi-heure plus tard nous arrivons à Puerto Ayuro, la principale ville de l’île Santa Cruz, le taxi nous dépose face au port à deux pas du centre.

Notre première impression, autant dire que nous sommes dans une vraie station balnéaire, un air de Cassis ou un petit Saint Tropez de la côte d’azur. De plus le soleil est revenu et la chaleur associée aux couleurs des maisons donne un réel cachet de vacances.

Si depuis Juin 2018, nous avons réalisé un périple basé sur de l'aventure et de la découverte, ici nous sommes en mode ‘vacances’. Nous partons réserver notre billet de bateau pour se rendre sur l’île Isabela qui va être notre premier lieu de vacances durant les 6 jours prochains.

En attendant l’heure, nous partons déjeuner et flânons de magasin de souvenir à un autre.

L’heure du départ du bateau approche, nous passons au contrôle des bagages. On ne rigole pas ici avec la protection de l’environnement. Sont interdites l'importation de denrées périssables, chaussures sales ou toute autre chose pouvant contaminer l’île. Sylvie aura droit à un époussetage de ses chaussures de randonnée.

Nous montons d’abord dans un ‘bateau-taxi’ jaune (influence New-Yorkaise... peut-être) qui nous mène du quai jusqu’au bateau situé dans la baie, les bagages suivent sur une autre barque. Tout est bien organisé et tout se paie, le ‘bateau-taxi’ réclame à chaque passager une pièce…

Nous voici tout un groupe d’une vingtaine de personnes, allemands, américains, coréens, français embarqué sur un bateau qui file à pleine puissance avec ses trois moteurs en direction de l’île Isabela.

Le trajet va durer 2 heures avec des passages où on se demande pourquoi nous n’avons pas de ceintures de sécurité sur nos sièges car le bateau ricoche sur les crêtes de vagues pour ensuite retomber. Bon à défaut de ceintures on s’assure que devant nous il y a bien un gilet de sauvetage pour le cas où…. Mais restons positifs, le pilote sait ce qu’il fait et avec une certaine monotonie de la mer qui nous entoure, nous arrivons même à faire un petit sommeil durant les deux heures de trajet.

Nous arrivons finalement à Puerto Villamil dans l’après-midi. Epuisés par tous ces différents modes de transports de la journée entre les taxis, l’avion et les bateaux, nous soufflons un petit peu sur le ponton de Puerto Villamil.

Nous tombons sous le charme des iguanes et des otaries qui sommeillent au milieu de la large passerelle que nous allons devoir traverser.

Tout autour de nous, le spectacle est magique, presque irréel, alors que nous marchons sur cette passerelle évitant ces créatures, nous apercevons une eau limpide sous nos pas, transparente et verdâtre sur laquelle se balancent des barques colorées.

Arrivés sur la terre ferme il y a une route faite de pavés qui nous mène au centre de Puerto Villamil. De chaque côté nous croisons de habitations, hôtels et chambre d’hôtes au milieu de palmiers et de cocotiers.

Nous arrivons à notre hôtel que nous avions réservé et l’accueil est superbe. Manuel, le propriétaire s’occupe de nous et nous présente notre bungalow, nous remet une clé et nous explique le mode de fonctionnement de la climatisation, importante information car il fait très chaud.

Nous sommes au 31 décembre, c’est le dernier jour de l’année 2019 et si l’île Isabela est réputée pour être l’île la plus sauvage et la plus paisible des Galapagos, ce n’est pas le cas cette dernière soirée de l’année.

La village de Puerto Villamil où nous sommes n’est pas grand avec ses 2000 habitants mais aujourd’hui, il les dépasse avec les nombreux touristes récemment arrivés.

Sur l’axe principal du village est dressé un large podium où des techniciens effectuent les derniers réglages, A proximité sont réunis des décors de noël. La route faite de sable se transforme en piste de danse. La soirée promet… Même la police dont l'activité semble réduite sur cette île a installé devant le poste de police des effigies garnies de pétards qui attendent d'être allumées.

Nous longeons les nombreux restaurants pour célébrer notre arrivée sur l’archipel et clôturer le dernier jour de l’année. Après le repas, nous écoutons des chanteurs qui passent tour à tour. L’ambiance est bonne mais le son est trop puissant presque inaudible. Qu’on soit proche du podium ou loin de celui-ci le son dégagé par les grosses enceintes est saturé ce qui est dommage.

Nous n’allons pas attendre minuit, la fatigue du voyage est bien présente, nous passons par un belvédère en bord de mer avant de rentrer à l’hôtel pour une bonne nuit de sommeil.

01 janvier : JOUR 2 Galapagos

Le village est redevenu calme et reprend son cours habituel en ce premier jour de l’année. Nous prenons notre petit déjeuner et partons découvrir les environs.

Les rues sont désertes et pleines de bouteilles vides abandonnées ci et là, témoins de la fête d’hier. Les magasins ouvrent peu à peu, les restaurants placent déjà les tables pour le déjeuner.

Malheureusement il pleut et selon Manuel, le propriétaire de l'hôtel, c'est fréquent ici mais le temps change vite d'une heure sur l'autre pour redonner place au soleil.

Nous marchons en direction d’un site appelé ‘Concha Perla’. Une passerelle en bois qui traverse des mangroves, un paysage caractéristique du littoral des zones tropicales. Les mangroves se composent d'arbres (palétuviens) poussant au bord ou dans l'eau. C’est le lieu de refuge pour les poissons de petites tailles, ce qui leur permet de grandir en toute sécurité mais aussi pour des crabes et certains poissons qui arrivent à rester hors de l’eau.

Arrivés au bout du ponton, la passerelle est bien occupée par des lobos qui se prélassent. Auraient-ils fait la fête hier soir à dormir comme çà ? Depuis la barrière on observe une piscine d’eau formée par les coulées de lave refroidie. Ce milieu calme est tout à fait adapté pour y faire du snorkelling et nous comptons bien y revenir.

Nous repartons en direction du village en sinuant auprès des lobos pour qui notre présence ne semble absolument pas gêner.

Nous arrivons devant une vaste plage faite de sable fin. A son extrémité, nous tombons sur une colonie d’iguanes qui se dorent au soleil. Leurs couleurs et leurs tailles diffèrent en fonction de l’âge. Les iguanes sont des herbivores et se nourrissent d'algues.

C'est une espèce protégée en voie de disparition. Le phénomène El Niño réchauffe la mer aux Galápagos, certaines algues disparaissent, et les iguanes qui s'en nourrissent, deviennent beaucoup plus rares.

Il arrive que certains mâles défendent leur territoire en repoussant un autre iguane. Le combat n’est pas d’une grande violence, il est basé sur la force pour repousser l’adversaire qui s’avoue vaincu et abandonne le combat.

Nous passons par un belvédère qui nous offre une magnifique vue sur l’horizon puis partons déjeuner en ville. Un pélican semble comme nous apprécier le paysage en attendant de reprendre son envol et plonger la tête la première dans l’eau pour y capturer sa sa proie.

Nous décidons d’aller visiter ensuite un centre situé à 2 kilomètres dans l’intérieur des terres (Centre d'Elevage de Tortues Arnaldo Tupiza). Le petit sentier qui part de la ville est charmant, on suit une allée qui mène à travers les terres tropicales et les champs de cactus Opuntia.

Au centre de reproduction, on y voit des tortues géantes des Galapagos, toutes endémiques d’Isabela mais actuellement menacées par les dommages faits par les animaux introduits (rats, chiens, cochons....

Après la difficulté pour ces tortues de s’accoupler, la femelle creuse un trou dans le sable et y pond les œufs. Afin de garder une certaine humidité, la tortue femelle fait ses besoins sur les œufs et referme le trou avec le sable.

Ici au centre, les oeufs de tortues sont soigneusement incubés, tandis que les adultes sont soignés dans de vastes enclos surveillés. Ce programme de reproduction vise à augmenter la population de ces animaux remarquables pour assurer leur survie en tant qu'espèce sauvage unique des Galapagos.

Sur le chemin du retour, nous rencontrons quelques flamands roses sur des étendues d’eau.

Le ciel devient menaçant, nous préférons revenir au village en repassant par une passerelle en bois où nous rencontrons de nombreux iguanes.

Revenus sur la plage, nous restons admiratifs par la beauté des crabes qui s’enfuient dès notre approche. Ils portent le nom de ‘Sally-pied-léger’ en raison de leur vitesse de déplacement.

Ils partageant les écueils du bord de mer avec les Iguanes marins en toute harmonie…

Les crabes rouges sont connus pour s'attaquer aux bébés des tortues de mer. Ils sont merveilleux à voir et de toutes les couleurs, allant du rouge au pourpre pour la carapace et jaune au bleu dessous leur corps.

La plupart des restaurants sont fermés ce soir du nouvel an et nous nous rabattons sur une pizza sans grand succès pour un prix de 20 dollars et rien de spécial, hé oui tout est ‘horriblement’ cher aux Galapagos.

02 janvier : JOUR 3 Galapagos

Après un copieux déjeuner pris à l’hôtel avec des produits naturels, nous partons dans le centre de Puerto Villamil. Nous comptons réserver 2 excursions pour les jours à venir.

Recommandée par Manuel, le propriétaire de l’hôtel, nous nous dirigeons directement à l’agence ‘Tunel Ocean’. Nous réservons une excursion à ‘los tunneles’ pour un jour et une excursion au volcan ‘sierra negra’ pour un autre jour.

Munis des billets nous repassons à l’hôtel et profitant du beau temps, nous partons profiter de la plage de sable fin à la manière des iguanes...

L’eau est limpide et chaude, les iguanes ne semblent pas être dérangés par notre présence et continuent à se dorer au soleil ou à nager dans l’eau. Le cadre est idyllique et nous nous rendons compte de la chance d’être là.

Après le déjeuner, nous retournons à ‘Concha Perla’ pour y faire du snorkelling. Il y a beaucoup de monde à cette heure-ci ce qui réduit considérablement l’occasion de croiser des tortues marines ou des otaries dans l’eau. La mer est montante et remplit un peu plus le bassin de lave d’une eau plus fraiche.

Nous sortons de l’eau après une bonne heure passée dans l’eau à voir des poissons de toutes couleurs du jaune au bleu, des noirs avec le contour yeux bleus sans oublier les coraux qui tapissent le sol.

03 janvier : Jour 4 Galapagos.

Il fait beau et après un superbe petit déjeuner, nous prenons serviettes, maillots de bains et masque/tuba, direction la ‘Concha perla’.

Déçus par la présence importante de touristes de le veille, nous espérons y trouver moins de monde à cette heure matinale.

Arrivés sur place, après avoir enjambé quelques otaries qui sommeillent sur la passerelle, nous arrivons au ponton et effectivement il y a juste quelques personnes qui comme nous souhaitent profiter du calme pour rencontrer des animaux marins.

Il fait beau, très chaud même et avec le ciel bien dégagé, le fond de ce lac fermé de roche volcanique est parfaitement limpide. Nous mettons un t-shirt pour ne pas subir de gros changements de températures et nous voici dans l’eau.

Bien sur nous n’avons aucune photo car nous ne possédons pas de caméra étanche à l’eau. Mais les deux heures que nous allons passés sont et resteront gravés à jamais.

En nageant, Sylvie aperçoit d’abord une raie qui se déplace avec légèreté au fond de l’eau.

Profitant d’un écueil, nous réglons nos masques et sommes assaillis de petits poissons de toutes les couleurs qui nous mordillent les pieds.

Un fois la tête remise sous l’eau, nous apercevons un requin d’une longueur de un mètre à un mètre vingt. Il reste immobile, nous aussi d’ailleurs, surpris de le voir et changeons de direction sous trop lui montrer notre présence. Nous nageons, faisons du surplace pour admirer les fonds marins éclairés par le soleil, c'est formidable.

Sur le retour, nous apercevons 3 nageurs qui sont regroupés et avant de sortir, nous nageons vers eux et là, nous tombons face à quatre voire cinq otaries qui gesticulent, s’amusent, se retournent comme pour nous présenter un spectacle.

Le corps commence à se refroidir, nous préférons sortir et Sylvie (son jour de chance) aperçoit un pingouin qui est à la surface mais qui replonge très vite dans les profondeurs.

Nous nous faisons sécher et prenons un bain de soleil en échangeant en anglais avec des irlandais et des américains. Tout à coup, une personne aperçoit 2 tortues marines nager non loin du ponton. Il suffit peu de temps pour placer le masque/tuba et se remettre à l’eau.

Le spectacle est grandiose, magique, nous sommes à moins d’un mètre de ces grosses tortues qui ‘broutent’ les algues du fond.

Oui cette journée va rester gravée pour longtemps dans nos mémoires. Nous regrettons de ne pas avoir eu de caméra étanche avec nous…. Je vais inscrire ce cadeau sur la liste des cadeaux pour le prochain noël.

Nous passons l’après-midi sur la plage à écouter les vagues et jouer aux otaries, c'est-à-dire dormir sur le sable…. Que du bon temps et du bonheur.

03 janvier : JOUR 4 Galapagos

Il faut parfois se lever tôt pour profiter au maximun de la journée. Aujourd’hui nous partons à une des deux excursions que nous avons réservée il y a deux jours.

L’île Isabela est la plus grande des îles de l’archipel des Galapagos et possède de nombreux volcans. La dernière éruption qui a duré trois mois remonte à 1979 et une longue coulée de lave avait atteint le bord de mer augmentant ainsi la surface de l’île.

L’excursion va nous mener sur un premier volcan puis sur un second. Le bus de tourisme passe nous prendre et nous prenons place avec une vingtaine de passagers tous étrangers, la langue pour échanger se fait en anglais.

Le bus roule à vive allure sur une route faite de cendres de lave à travers des champs de cultures de bananiers et autres vergers jusqu'à un parking, point de départ de la randonnée que nous allons entamer sur 8 kilomètres.

Le sentier possède une végétation luxuriante et très épaisse.

Nous arrivons à un premier belvédère qui donne sur le cratère du ‘volcan Sierra Negra’.

C’est le deuxième plus grand cratère du monde avec un diamètre d’une moyenne de 10 km.

Ce volcan est toujours en activité et a connu une dernière éruption en juin 2018, il est assez impressionnant à voir.

Le temps de prendre une petite collation, nous reprenons la marche en direction du ‘volcan Chico’. La végétation disparait, nous voici sur un autre versant de l’île. Nous sommes au milieu d’anciennes coulées de lave.

Le guide nous explique que les volcans des Galapagos ne sont pas des volcans aux formes ‘coniques’ comme la plupart des autres volcans du monde mais qu'ici ils possèdent une forme légèrement bombée.

Le magma se trouve quant à lui seulement à 2 kilomètres de profondeur et il existe de nombreuses veines qui montent à la surface formant des cheminées.

Ces cheminées dégagent en permanence de la chaleur qui mêlée à de la vapeur d’eau surchauffée colore la collerette.

Le sentier est usant pas tant pour nous mais surtout pour les chaussures avec le sentier que nous empruntons à travers une roche saillante et très abrasive.

Nous croisons quelques cactus qui résument l’unique végétation de ce décor lunaire. Les paysages sont époustouflants et s’étendent à perte de vue vers une autre partie de l’île.

Nous faisons une pause bien méritée et devons à regrets quitter ce cadre unique sur lequel nous nous trouvons.

Après plus d’une bonne heure de marche, nous reprenons place dans le bus et retournons à l’hôtel avec une hâte de quitter les chaussures de randonnée pour reprendre des chaussures plus légères.

L’après-midi, snorkelling et ‘jeux’ avec les otaries dont l’une s’est mise à courir après moi après avoir emprunté le passage clouté.

05 janvier : Jour 6 Galapagos.

Nous avons du mal à réaliser que nous entamons notre 6 ième jour sur l’archipel des Galapagos. Le temps passe vite, très vite même.

Il faut dire que nous profitons de chaque instant. Aujourd’hui nous allons partir pour une deuxième excursion à destination du superbe site de Los Tunneles accessible en bateau.

Nous sommes un groupe de 10 personnes, le petit bus de l’agence où nous avons réservé cette activité vient nous chercher devant l’hôtel, nous passons à un autre hôtel prendre d’autres passagers et le véhicule nous amène ensuite au ponton à proximité du bateau.

Nous prenons place à bord d’un bateau. En chemin nous passons devant une petite île où se regroupent des fous à pieds bleus. Au bout de 40 minutes nous arrivons devant une multitude de tunnels de lave formée par le refroidissement au contact avec l’eau de l’océan pacifique.

Ce choc thermique a crée de véritables tunnels, des ponts, des îlots.

A très faible vitesse, le bateau s’introduit dans ce labyrinthe volcanique qui date de 9 millions d’années. Nous sommes ailleurs que sur notre monde, tout est calme et paisible autour de nous. Seul le ronronnement du moteur guidé par le capitaine qui ajuste avec précision ces passages entre les amas de roches volcaniques se fait entendre.

Nous débarquons et le guide nous explique comment la végétation faite de petits arbustes et cactus a pu se développer sur la roche volcanique.

Nous avançons un peu plus loin à pieds et arrivons devant une famille de ‘fous à pieds bleus’ d’un bleu turquoise avec à proximité un oisillon.

En enjambant des ponts de lave, nous regagnons le bateau et il est temps de se préparer à faire une plongée dans ce milieu naturel.

Sur le bateau chacun s’équipe du masque et tuba et enfile les palmes. Le guide nous donne des consignes de sécurité, le risque ‘0’ n’existe pas, il faut cependant suivre une ligne de conduite, rester groupés et tenir une certaine distance des animaux marins que nous allons rencontrer.

Tour à tour, nous voici à l’eau, le fond marin est merveilleux. Très vite nous apercevons une tortue marine à deux mètres suivie d'un requin qui passe sous nos yeux une autre et encore une autre.

Sous nos yeux des poissons multicolores se faufilent, ils sont de toutes couleurs comme les poissons ‘perroquets’, des labres, il y a des poissons bleus, jaunes, gris avec des lignes jaunes.

Nous suivons le guide dans ce milieu naturel, passant sous des ponts de lave où le tuba frotte la paroi au passage, le décor change et parfois la luminosité diminue ou s’intensifie suivant où le moment où nous nous trouvons. Alors que nous suivons une tortue, un requin passe devant nous sans se soucier de notre présence et poursuit sa route.

Le guide qui mène le groupe nous fait signe de la présence de ‘raie aigle’, nous tentons de les suivre mais dans leurs mouvements légers elles filent plus vite que nous avec nos palmes. Nous entrons ensuite dans des cavités plus étroites, des ‘tunnels’ qui nous angoissent un peu dans la poursuite de la visite.

Nous arrivons devant une entrée et le guide nous montre tour à tour la présence d’un requin pointe blanche qui est un super-prédateur. Il possède une coloration bleu-gris dessus avec des reflets bronze et un dessous blanc.

Nous quittons cet endroit pour nager toujours plus loin et arrivons sur d’autres tortues. A gauche comme à droite, nous ne savons plus où regarder tellement le spectacle est splendide presque irréel à nos yeux.

Au fond d’un creux de roche de lave se trouve d’autres types de requins que nous nous empressons d’admirer. Plus loin nous longeons des mangroves et sous l’eau nous apercevons l’ancrâge des racines de ces arbres. Le guide nous montre un hippocampe immobile qui repose sur le fond marin.

Après 1heure demi passée dans cet espace naturel, nous regagnons le bateau pour revenir sur Puerto Villamil, la tête emplie de souvenirs avec cette faune et ces paysages insolites à couper le souffle. Nous remercions le guide pour ses explications très détaillées sur le site mais aussi pour les photos prises sous l'eau.

Cette merveilleuse excursion clôture notre sixième jour sur l’île Isabela. Si le paradis existe, il doit certainement ressembler à cette merveilleuse île où les animaux vivent en harmonie, une île paisible, sauvage où il fait bon vivre. Demain nous partons pour une autre île des Galapagos.

Où sommes-nous :

Prochaine étape : Archipel des Galapagos 2 – Ile Santa Cruz