• Jo et Sylvie

Banos - Guayaquil


26 décembre :

Il est temps pour nous de quitter Misahualli, un endroit paradisiaque et calme d'Amazonie.

Nous partons la tête emplie de souvenirs de cet endroit magique, très vert avec une jungle très humide.

Ceux ne sont pas les seuls souvenirs que nous emportons avec nous, nous sommes 'criblés' de piqûres d'insectes qui démangent jour et nuit. Ce n'est pas agréable et rien que le fait d'y penser redonne l'envie soudaine de se regratter.

Nous allons progressivement nous rapprocher de Guayaquil, deuxième ville du pays pour y mettre kokopelli en 'gardiennage', le temps pour nous de s'envoler durant une dizaine de jours aux Iles Galapagos.

En chemin, nous faisons une halte dans la ville de Banos. C'est la 'capitale' d'Equateur pour tout ce qui est sports et aventures extrêmes.

Enclavée au pied du volcan Tungurahua toujours en activité qui culmine à 5025 mètres, Banos possède des stations thermales et d'immenses cascades, ce qui fait d'elle une des villes les plus touristiques du pays.

Parmi les attractions des environs de Banos il y a la cascade 'Pailon del Diablo' (chaudron du diable).

Après 20 minutes de descente le long d’un sentier dans une végétation luxuriante et verdoyante et tout aussi humide, nous arrivons sur une chute au bruit assourdissant de plus de 80 mètres de haut.

Un petit mirador permet d’approcher la cascade d’encore plus près. La visite se poursuit en empruntant le passage d'un grand pont suspendu qui reste une une expérience unique. Un sentier glissant permet d'approcher de plus près la cascade au débit spectaculaire.

De retour à Banos, nous profitons d'internet pour finaliser notre séjour aux Galapagos. Ce séjour dans l'archipel était mis entre parenthèses dans la préparation du périple. Nous nous étions dits que nous ferions cet 'extra' en fonction du budget le moment venu.

En même temps notre proximité géographique y est favorable alors que s'y rendre un jour futur depuis la France, cela serait un tout autre budget notamment pour ce qui est du vol en avion.

Bref, nous sommes à deux heures de vol depuis la ville de Guayaquil, alors on décide d'y aller... Nous réservons le vol, les hôtels sur différentes îles... Pour les activités à faire sur les îles, nous verrons sur place.

Il ne reste plus qu'à trouver un endroit 'seguro' (en sécurité) à Guayaquil pour y laisser kokopelli en gardiennage et partir 'tranquille'.

Nous profitons aussi de notre étape ici à Banos pour passer à une 'lavanderia' et y déposer du linge.

La ville est très agréable et bien décorée pour les fêtes de fin d'année. Les rues sont spacieuses et faites de magasins de souvenirs, de restaurants et d'agences qui proposent des excursions d'un ou plusieurs jours avec au programme, rafting, escalades, randonnées, saut à l'élastique...

Les préparatifs du nouvel an approchent et de nombreuses figurines faites en carton mouillé sont en vente. Beaucoup de voitures illustrent le devant avec ces sujets. C'est assez amusant à voir.

La météo ne cesse pas de changer sur la journée. Le soleil peut se montrer intense et chaud et soudain une brume apparait couvrant les sommets amenant une pluie fine chaude mais en définitive désagréable.

Parmi une des activités que nous souhaitons faire ici est d'aller visiter sur une hauteur 'la casa del Arbol'.

Comme son nom l'indique, il s'agit d'une cabane dans un arbre sur lequel sont attachées 2 balançoires. On peut se balancer au dessus de la prairie d'un flanc de montagne, cela donne une impression de voler au dessus du vide.

La vue est imprenable sur les sommets environnants et notamment sur le volcan Tungurahua (5607 mètres) qui est en activité avec son grand nuage de fumée. Hélas, le temps nuageux, typique de cette région d'Equateur masque le volcan.

Nous profitons de la soirée pour faire une dernière balade dans la ville bien animée. Nous passons par l'église 'Église Virgen de Agua Santa' qui juxtapose un ancien couvent avec son cloitre reposant.

Dehors une association locale s'est réunie pour célébrer Noël à la manière 'sud Américaine'. C'est à dire que depuis une voiture stationnée, le coffre est ouvert et depuis deux caissons d'enceintes sort une musique à 'réveiller des morts'. C'est assourdissant mais c'est l'ambiance sud américaine qui veut çà, de la musique, de la musique et encore de la musique...

Le groupe de l'association effectue une belle danse sous les yeux émerveillés de 'Marie' et 'Joseph' reste à savoir quel 'Joseph'...

28 décembre :

Avant de partir de Banos, nous passons un bon moment à discuter avec Umberto, le propriétaire de l'hôtel où nous avons stationné kokopelli.

Umberto est très sympathique et aime beaucoup accueillir sur son terrain des camping-car étrangers. Cela lui permet de mieux connaitre le monde et son souhait est de finir la restauration de son complexe hôtelier et d'acheter un camping-car.

En quittant la ville de Banos, nous longeons une avenue avec de nombreux magasins qui vendent la 'melcocha', une pâte à base de sirop de canne qui est une spécialité de la ville avec tous les champs de canne à sucre des alentours.

Bien sur nous faisons une halte et faisons le plein de 'caramelos' et de 'turón'.

Le vendeur se montre curieux de nous voir de si loin avec notre véhicule et nous offre des petits présents comme un cd de chansons équatoriennes, quelques sucreries comme si notre achat ne suffisait pas et pour finir, un porte-clés avec l'effigie du christ en guise de porte-bonheur pour la suite de notre périple. Après de grands remerciements nous quittons la ville de Banos.

La route qui nous rapproche de Guayaquil est sinueuse et monte à 3300 mètres d'altitude. Un épais brouillard nous empêche de contempler le paysage. C'est dommage car l'Equateur possède de nombreux volcans.

Durant deux jours nous faisons étape dans un camping profitant de 'farniente' et de la 'piscine' autour de bananiers et manguiers.

Où sommes-nous :

Prochaine étape : Guayaquil - Archipel des Galapagos