• Jo et Sylvie

Carthagène - tout s'accélère...

04 février :

Après 3 bonnes heures de route de Santa Marta, nous arrivons à Carthagène des Indes. La côte Colombienne est très pauvre, les locaux vivent ici de la pêche et habitent dans des cabanes de fortune au milieu de décharge de poubelles.

Les mots comme 'palmiers', 'tropique' et 'mer de caraibes' ne sont pas toujours synonymes de 'paradis terrestre'.

Nous prenons place dans la cour d'un hôtel, l'hôtel 'Bellavista' qui doit être un des rares emplacements pour camping-car permis dans cette ville. Il n'a rien de 'Bella' dans son nom mais son emplacement est idéal pour aller visiter le centre historique de Carthagène, se rendre à la plage et profiter de l'eau chaude de la mer caraïbe.

Bien sur nous faisons aucune photo pour immortaliser cet hôtel qui mérite un sérieux nettoyage avant d'être rénové ou alors tout simplement détruit. Nous y sommes restés 2 nuits car il est situé a quelques rues du transitaire avec qui nous avons rendez-vous dans deux jours.

C'est cette personne qui va nous accompagner dans les formalités douanières et passages aux contrôles narcotiques pour permettre l'envoi du camping-car jusqu'en Europe.

05 février : Après une nuit 'horrible' sous une température de 34 degrés, nous décidons quand même de partir à la découverte de la ville de Carthagène.

Cherchant de l'ombre dans chaque rue tout en buvant beaucoup d'eau à cette heure matinale, nous arrivons devant les remparts de la cité qui renferme la ville historique fortifiée.

Carthagène des Indes est une ville portuaire située en zone tropicale sur la côte caribéenne de la Colombie. La vieille ville fortifiée se trouve en bord de mer et a été fondée au XVIe siècle. Elle abrite plus d'un million d'habitants dont 35% d'Afro-Colombiens.

Il s'agit des habitants noirs de la Colombie, les descendants des esclaves venus d'Afrique pour servir à la colonisation.

Nous passons rapidement par les remparts pour avoir un aperçu de la nouvelle ville et très vite nous quittons ce milieu ensoleillé pour se perdre dans des ruelles avec des places arborées, les chaussées sont faites de larges pavés avec des constructions colorées style colonial.

Il est fréquent de croiser des vendeurs à la sauvette mais aussi des femmes 'locales' portant un panier de fruits sur la tête posant pour des photos dans leurs robes colorées, plus en avant, ce sont des calèches tirées par des chevaux qui font le tour de la cité des remparts.

Les nombreuses façades colorées et les balcons débordant de fleurs surplombent des magasins de souvenirs et boutiques de luxe sans oublier les restaurants.

En sortant d'un restaurant, nous sommes assommés par la température de l'après-midi et nous décidons de rentrer pour enfiler nos maillots de bain et partir se refroidir dans la mer des caraïbes.

06 février :

Comme convenu, nous arrivons devant un immeuble où nous avons rendez-vous avec 'enlace caribe' notre transitaire.

Nous signons beaucoup de documents et prenons connaissance des prochains rendez-vous : le 10, amener Kokopelli au port de départ, le 11, retourner au port pour une visite des narcotiques. Le bateau devrait partir le 13....

'Tout se précise et tout s'accélère' mais cela nous laisse 4 jours à encore profiter de Kokopelli. Nous quittons Carthagène pour se rendre sur une grande île. 'Isla de Baru'.

A cette heure de la journée le traffic est intense et sortir de notre derniere grande ville d'Amérique du sud n'est pas chose facile.

Sur l'île nous nous installons dans un camping à l'ombre à deux pas d 'une grande piscine.

Le cadre est agréable et reposant, les cris des oiseaux ont remplacé les aboiements des chiens. Nous profitons de la piscine où la température rappelle un bain thermal.

Où sommes-nous

Prochaine étape : isla de Baru