de Vigo à Conackri

10 Jul 2018

27 juin 2018 :

 Il est 5 :00 du matin…. nous quitterons Vigo (Espagne) à destination de Conackri (Guinée).  

Réveillés par le manœuvres de sortie du bateau, nous nous interrogeons si nous n’irions pas sur le pont supérieur afin de  voir le bateau quitter le port. Trop bien au lit, nous limitons cette vue depuis le hublot de notre cabine avant de se replonger dans le sommeil pour quelques heures.

 

 Le soleil est au rendez-vous ce matin, Il y a tout autour de nous l’immensité de la mer avec son bleu nuit contrasté par le bleu clair du ciel, la mer est très calme.

Voici une semaine que nous sommes à bord du bateau et autant dire que nous ne voyons pas le temps passer. Nous avons même du ‘retard’ dans le programme que nous nous étions fixés comme celui d’apprendre l’Espagnol. Une leçon en une semaine c’est peu….. Tant pis, nous préférons apprécier la traversée, suivre la vie au quotidien de  ce sympathique équipage qu’il soit Philippin ou Italien.

Après le petit déjeuner toujours aussi complet, c’est le jour de la lessive et pendant que le linge sèche, nous partons faire une heure de vélo tout en visionnant un film, un film sans grand intérêt mais qui aura l’avantage de nous divertir et surtout nous faire oublier que nous pédalons dans une salle de sport fermée sous une lumière artificielle.

Pratiquer une activité physique est quelque chose que nous tenons à conserver car les repas sont copieux pour ne pas dire très copieux !

L’après-midi sera marquée par une sieste au soleil sur des chaises longues mises à disposition. Le bateau longe le Portugal à 100 kms des côtes.

Nous allons faire ensuite une balade sur le pont supérieur, une impression de ‘déjà vue’ mais chaque fois le décor est différent. Munis de jumelles nous scrutons l’apparition de baleines même au loin. Aucune apparaîtra...

 

Par contre il nous arrive fréquemment de voir des dauphins qui vont jusqu’à sortir de l’eau pour mieux replonger aussitôt. C’est un spectacle rapide mais qui comble nos yeux. Vraiment nous sommes ravis d’avoir fait ce choix de transport en bateau.

 Alors que nous nous trouvons dans le salon du bateau occupés à lire, l’alarme incendie retentit.

 Nous nous empressons de regagner notre chambre pour enfiler notre gilet de survie et emporter sous le bras le sac contenant la combinaison de survie sans oublier de placer le casque sur la tête. Dani, notre responsable de palier nous rassure que c’est un exercice et nous aide à attacher le gilet. Certes nous avions eu cette formation  par Georges, le responsable sécurité mais nous devons admettre que nous manquons d’expérience dans la pratique et un peu de perte de sang froid car tout ceci est bien nouveau.

 Nous suivons Dani qui nous emmène au point de rassemblement sur le pont supérieur. L’appel est fait par l’officier second à bord. Nous les ‘passagieri’ (passagers) après avoir répondu ‘présents’ pouvons disposer tandis que l’exercice continue pour l’équipage. Le scénario concerne un feu dans la salle des machines. Chaque membre d’équipage possède son propre rôle. C’est ainsi que le cuisinier devient médecin, l’électricien devient pompier de première ligne et les officiers, pompiers d’attaque de feu. L’exercice est très bien mis en scène et suivi par tous avec sérieux. L’unique blessé est pris en charge et évacué…

 

Le 28 juin 2018 :

 

Chouette, on nous prépare le pont latéral aussi la journée relax sera à l'honneur !

 

Le 29 juin 2018 :

Le bateau continue toujours sa route pour Conackri (Guinée) en passant entre les côtes des Iles Canaries et le Maroc…. Le réseau ‘Espagnol’ capté à proximité des îles nous  permet d’entrer en contact avec la famille, les amis mais aussi de consulter les mails accumulés.

La puissance du réseau est faible cela ne nous permet pas de mettre à jour notre blog. De plus nous ne savons pas jusqu’à quand nous pourrons en  bénéficier. Tant pis ce sera pour une autre fois, une autre fois on ne sait pas quand, peut-être à Conackri, peut-être au Brésil. Nous continuerons comme depuis le début à tenir à jour notre ‘journal de bord’.

 

Toute situation même banale peut être vite oubliée si elle n’est pas écriteau jour le jour. Par contre, le simple fait de pouvoir relire ce passage nous replonge avec plaisir dans ce qu’on peut appeler déjà du ‘souvenir’. Il en est de même pour ce qui est des photos et vidéos. Nous nous obligeons à une certaine discipline afin de classer tout ceci par date, facilitant ainsi la recherche.

 

En consultant les mails, nous avons appris qu’un accord est passé entre ‘Free’, notre fournisseur internet avec le Brésil. C’est une bonne nouvelle car le Brésil figure sur le parcours du bateau et  différents ports seront desservis  comme Vitoria, Rio de Janeiro, Santos et enfin Paranagua avant de passer en Uruguay. Cela nous permettra de prendre des nouvelles et de mettre alors le blog à jour.

 

 Journée passée en baby-foot, sieste au soleil et lecture...

Nous avons reculé nos montres d’une heure car nous avons changé de fuseau d’horaires.

 

Le 30 juin 2018 :

La journée est tranquille mais chargée d’activités entre balades sur le pont supérieur, partie de scrabble, lessive, film et sieste sur chaises longues depuis  le pont latéral du bateau.

Le décor est toujours le même, de l’eau tout autour de nous. C’est un spectacle reposant et quelque peu amusant, nous suivons une vague puis une autre, va-t-elle en croiser une autre ou se faire dépasser…  Il nous arrive souvent de scruter l’horizon pour observer l’apparition d’une baleine mais aucune ne viendra en surface nous saluer.

Nous longeons à présent la Mauritanie, du moins c’est ce que nous informe l’application ‘maps.me’ installée sur la tablette. La mise à jour de notre position s’effectue en rapprochant la tablette de la vitre du hublot pour recevoir une localisation et connaître alors notre position.

De temps en temps mais plus rarement que dans la mer du Nord, nous croisons un bateau, tantôt un pétrolier, tantôt un bateau de pêche. C’est plaisant à voir et avec les jumelles nous essayons de lire le nom sinon l’enseigne du bateau croisé.

 Soirée passée devant le coucher de soleil....

 

Le 01 juillet 2018 :

Lever à 4 :40 du matin et pour cause….

Tous les matins au petit déjeuner, nous avons le plaisir d’avoir des petits pains briochés qui sont  ‘excellents’. L’idée nous vient de reproduire cette recette dans kokopelli lorsque nous ferons notre périple et nous interrogeons le cuisinier ‘Pasquale’ sur la façon de faire ces fameuses brioches. L’invitation est aussitôt  programmée ‘viene domani per vedere’, ‘venez demain pour voir’. Le rendez-vous est pris …

 

C’est un échange de bon procédé : de notre côté de voir la fabrication de ces brioches tout en participant à la vie qui règne sur le navire à cette heure matinale du jour et pour notre sympathique cuisinier Pasquale de partager son travail de ‘chef cuisto’ et d’égayer sa routine de travail.