Santos

16 Jul 2018

12 juillet :

La journée pour relier Rio de Janeiro à Santos se déroulera calmement partagée entre lessive et cours d’espagnol oubliés depuis quelques jours. Nous en sommes au début du Cd3 et remarquons que nous ne ferons pas tout.

Le bateau est au ralenti à proximité de Santos….

A présent avec une meilleure connaissance, nous en savons plus sur la chronologie de l’entrée du bateau dans un port, attente d’autorisation, attente du ‘pilote’, arrivée des remorqueurs, guidage par le ‘pilote’ jusqu’au quai de destination. Tout ceci peut prendre des heures. Nous comprenons mieux la durée du voyage sans compter que d’autres difficultés peuvent venir s’ajouter reculant ainsi la date prévue d’arrivée.

 

Le feu vert d’entrée est donné aux alentours de 19 :00. La bateau suit alors un long chenal balisé et s’infiltre à faible vitesse dans la baie de Santos.

Cette baie possède une grande plage comparable un peu à celle de Copacabana de Rio de Janeiro. Derrière cette plage se dressent une multitude d’immeubles d’habitation.

 

 

 

Peu à peu le bateau pénètre dans l’estuaire où de nombreux bateaux céréaliers sont en cours de remplissage. L’estuaire devient plus étroit. De chaque côté, des bateaux  tous différents l’un de l’autre sont à l’arrêt.

 

Nous n’avons jamais vu un port aussi grand. Deux heures plus tard, le bateau accostera….

Nous voici enfin à Santos !

Nous retournons dans notre cabine en espérant une belle météo pour le lendemain afin de  revoir tout ce décor.

 

13 juillet :

 

L'officier cadet nous informe au cours du petit déjeuner le départ du bateau pour 11 :00. Cela ne nous permet pas de descendre sur le sol ferme ne serait-ce que quelques heures…..

Peut-être pourrons-nous le faire à la prochaine escale....

 

Il est 12 :00 et nous sommes toujours à quai. Depuis le pont supérieur, nous remarquons que des dockers sont toujours en route à décharger des containers. A l'arrière du bateau, la passerelle de déchargement est toujours baissée et à proximité d'elle est entreposée toute un parc de voitures à acheminer à l'intérieur.

Avec Alfio, notre ami Suisse, nous sommes d’accord pour dire que nous sommes passagers certes mais qu’un minimum d’informations pourrait nous être communiqué sur l’heure du départ.

Ne voulant pas refaire le film américain 'les révoltés du Bounty', nous décidons quand même de passer outre le Second pour aller voir directement le commandant de bord (master). Il nous reçoit dans son bureau nous expliquant les difficultés rencontrées dans le chargement lesquelles sont indépendantes de sa volonté.

Il comprend notre demande regrettant que le second officier ne nous informe pas plus.

 

Bref….. de 11 :00, le départ est programmé pour 16 :00, ce qui nous laisse un peu de liberté pour sortir du bateau et aller sur la terre ferme.

Nous prenons un taxi avec nos amis Suisses que nous abandonnerons, préférant pour notre part avoir un premier contact de ce pays inconnu jusqu’alors et effectuer une plus longue marche que celle qu’offre le pont du navire.

 

C’est comme çà que nous rentrerons à pieds en parcourant la vieille ville.

 

En entrant dans  l’espace portuaire ou aucun contrôle d'identité n'est effectué, nous profitons de mieux regarder l’immensité de la taille du bateau avant de remonter à bord. En embarquant à Anvers quelques 25 jours auparavant, nous avions ‘baclé’ cette étape trop absorbés par le fait d’entrer le véhicule.

Nous avons du mal à imaginer que nous voguons sur un navire d’une telle ampleur…

 

17 :00, le bateau quitte le quai extrait comme d’habitude par un remorqueur.

Peu à peu, nous remontons l’estuaire. Nous croiserons de merveilleux navires, de couleur différente, de taille différente, de chargement différents et pour certains dans une position 'différente'...

 Derrière cette intense activité sont établies des ‘favela’ en limite de l’eau.

 

 Peu à peu le navire quitte la baie pour prendre le large, le coucher de soleil clôture cette journée magnifique qui nous aura permis de faire une petite marche de 5 kilomètres.

Prochaine étape : Paranagua au Brésil.

 

Share on Facebook
Please reload