Peninsula de Valdés

26 Sep 2018

20 septembre :

Nous approchons enfin d’un endroit d’Amérique du Sud que nous ne voulions pas rater dans  ce périple. Je veux parler de la ‘Peninsula de Valdés’.

 

Ce n’est pas un hasard si nous avons souhaité quitter la France en juin dernier et arriver ici en hiver dans l’hémisphère sud. Après la traversée en bateau, visite d’une partie du Brésil suivie du nord de l’Argentine, nous voici au début de printemps à Valdés.

 

Peu de kilomètres avant Puerto Madryn, porte d’entrée de la péninsule nous faisons une  halte ‘photo’ attirés par la présence de quelques guanacos en bordure de route.

Kokopelli ne semble pas apprécier le bas côté encore mouillé par la pluie de la veille. Conséquence, la photo est vite oubliée, les roues du camping-car sont bien ancrées dans la boue, marche avant, marche arrière, départ en seconde, rien n’arrange les choses bien au contraire.

 

Nous avons des plaques de désensablement et un bon cric dans la soute mais ‘pas trop envie’ de les sortir.  Nous réservons cet usage pour des routes isolées. Là ce n’est pas le cas sur cette ‘ruta 3’ qui est la route principale du nord au sud du pays.

 

Je fais signe à une première voiture qui s’arrête. Malheureusement, ce  véhicule n’est pas de taille pour nous extraire de cette boue grasse et collante. Il s’en suit une deuxième voiture mais là non plus le véhicule ne convient pas. Il faut dire que kokopelli totalise un peu plus de 3.5 tonnes et qu’une fois enlisé la charge à tirer est nettement supérieure.

Un routier stoppe ensuite à notre niveau et comme dans une opération ‘commando-chronométrée’, il lie notre sangle de remorquage à sa remorque nous remet sur le bon chemin.

 

Passé cette petite mésaventure qui n’aura duré que dix minutes, nous nous remettons alors en route et arrivons finalement à Puerto Madryn, province de Chubut.

C’est une ville industrielle et touristique à la fois. Nous nous arrêtons pour se documenter à l’office du tourisme, faisons le plein de provisions et de gasoil avant de se rendre sur la péninsule.

 

 

De juin à décembre, les baleines franches australes arrivent de l’Antarctique pour mettre au monde leurs baleineaux ou pour s’accoupler dans le ‘Golfo Nuevo’ que forme la péninsule.

 

Septembre et octobre correspondent à la période idéale pour observer ces cétacés qui s’approchent très près du littoral.

 

 

Nous prenons la direction de la ruta provinciale 2 puis une piste faite de ripio et établissons notre premier bivouac sur la ‘playa Canterra’, une large plage d’une vingtaine de kilomètres située sur le bras de terre menant à la péninsule.

 

Nous voici face à la mer, un parfait endroit pour observer ces mammifères marins.Sur place nous croisons d’autres familles en camping-car français, hollandais, allemands mais aussi des vacanciers venus là observer le manège des cétacés.