Bahia Bustamante

4 Oct 2018

 03 octobre :

Depuis Camarones nous reprenons la route pour rejoindre l’axe principal de la ‘Ruta 3’ menant au sud du pays. Les stations de service sont lointaines l'une de l'autre. Avec ce vent 'permanent', nous consommons plus et faisons le plein dès que l'occasion se présente.

Quelques 100 kms plus loin nous bifurquons pour une piste longue de 40 kms en direction de ‘Bahia Bustamante’, notre prochaine destination.

 

 

Ce hameau loin de tout fut fondé en 1950 par un espagnol Lorenzo Soriano qui cherchait un endroit pour récolter des algues pour la fabrication de cosmétiques et exportation au Japon (fabrication de sushis). Cette activité en partie abandonnée, le village compte aujourd’hui une quarantaine d’habitants qui tente de préserver l’environnement et s'ouvre au tourisme avec comme atout le cadre sauvage et encore vierge qu'il possède.

 

C’est devenu une estancia privée avec bungalows, restaurants, salon qui accueille américains, européens et russes désireux de faire une halte ressourçante dans une zone reculée.

 

Sur la piste menant à Bahia Bustamante, nous croisons très peu de véhicules. Un gros 4 X4 venant en sens inverse stoppe à notre niveau pour nous saluer.

Matthias Soriano, petit fils du pionnier nous souhaite la bienvenue et nous rassure que le 'ripio' va être meilleur dans quelques kilomètres. Il nous indique où se placer

 

à notre arrivée à l'estancia afin de profiter d'une belle vue sur la mer. Nous nous reverrons là-bas plus tard ajoute-t-il avant de partir.....

Nous arrivons finalement à l'estancia et entrons après avoir ouvert une barrière.

 

Le coin est très calme et c'est vrai que nous sommes loin de tout. Dans cet ancien village qui rassemblait 500 personnes, il ne reste à présent que quelques habitants. Nous sommes bien accueillis et nous établissons notre bivouac à côté d'une large baie.

 

Nous nous adressons à la réception du complexe et Caroline qui parle très bien l'anglais nous explique les différentes activités et visites possibles au départ de l'estancia.

 

Nous retenons la visite de la Peninsula Gravina pour le lendemain car le temps est au beau fixe.

 

 

 

04 octobre :

Bien sur, la route est encore faite de ripio mais nous nous y sommes habitués et en adoptant une vitesse réduite, cela nous permet d’emprunter des pistes tout en admirant le paysage.

 

En route sur cette terre encore bien sauvage nous croisons des maras, sorte de lièvres plus hauts sur pattes, bien sur des guanacos, peludos, un renard (zorro)....

 

La péninsule qui possède à son extrémité un phare est faite de falaises et de plages. . Nous abandonnons kokopelli en chemin et continuons ensuite à pieds pour avancer et profiter du spectacle.