Puerto San Juan

12 Oct 2018

09 octobre :

Situé sur l'axe de la 'ruta 3', Puerto San Juan mérite une étape et pour plusieurs raisons.

 

Sur le plan historique d'une part, cette ville possédait un aéroport d'une intense activité durant la guerre des Malouines, guerre qui opposa Argentins contre le Royaume Uni.

Les avions revenaient moins nombreux des missions.

Sur la corniche un mirage de fabrication française se dresse face à la mer en souvenir de ce conflit qui n'aura duré que quelques mois.

 

Il faut aller plus loin ensuite dans l'histoire pour apprendre que la ville s'est rendue célèbre pour être le lieu où Fernand de Magellan, célèbre navigateur et explorateur portugais à l'époque des Grandes découvertes a mis l'ancre du Nao Victoria dans ce port lors de son tour du monde, le 31 mars 1520.

 

Une réplique de son bateau est exposée devant la mer. En visitant cette nef, nous en apprenons plus sur les conditions de vie de ces quelques marins.

 

 C'est à cette époque que cette partie d'Argentine a été nommée 'Patagonie' suite aux travaux publiés par Antonio Pugafetta, marin et chroniqueur sous les ordres de Magellan en apercevant les Sud-Amérindiens, grandes ossatures, de grands pieds d'où le mot 'Pato' en Espagnol.

La visite est intéressante mais nous regrettons de ne pas savoir parler espagnol pour mieux comprendre l'exposé fait par la guide.

 

11 octobre :

 

Profitant d’une journée qui s’annonce ‘ensoleillée’ et sans ‘vent’, nous partons à la découverte du ‘sendero costero’ en camping-car, un circuit touristique qui longe falaises et plages au départ de Puerto San Juan.

 

 C’est une piste faite de ripio qui s’étale sur 30 kms avec différents points de vue permettant d’observer les alentours. Nous traversons des paysages magnifiques faits de plages isolées et de falaises où il vaut mieux ne pas trop s’approcher.
 

Sur une des plages, nous laissons kokopelli pour aller visiter une grande voûte formée par l’érosion  de la mer. Les gros cailloux détachés mettent au jour des fossiles datant de millions d’années comme de grosses huîtres ou coquilles saint jacques. Profitant que la mer soit encore basse, nous passons un long moment entre ces gros rochers tels des ‘apprentis explorateurs’ pour trouver ‘Le’ fossile.

Nous trouvons une coquille saint jacques intacte encore emprisonnée par le temps dans une pierre. Nous emmenons ce caillou avec nous espérant pouvoir la ramener en France à notre retour.