Punta Arenas

8 Nov 2018

 02 novembre :

Après une bonne nuit de sommeil récupérateur, nous partons pour Punta Arenas.

 

En route, nous nous arrêtons à une estancia, l’estancia San Gregorio fondée en 1876, aujourd’hui abandonnée. Quelques maisons comme la ‘Herreria’ (la forgerie), la maison ‘Proveerduria – Oficina’ (magasin général) faites de tôles témoignent encore de la vie de cette estancia classée monument historique en 1974. En bordure de plage se trouvent 2 épaves de bâteau….

 

 L’Amadeo, un bateau à vapeur long de 36 m et de 6 m de haut mis à l’eau en 1893 échoué ici sur la rive nord du détroit de Magellan en 1932.

L’Ambassadeur, construit à Londres et ensuite abandonné au Chili. Arrivé à Punta Arenas en 1899, il servit encore 40 années.

 

Nous reprenons la route pour Punta Arenas. Notre premier objectif est de passer à une banque pour retirer de l’argent et pas n'importe laquelle. En France nous sommes à la BNP qui est en alliance avec la ScotiaBank représentée dans de nombreux pays du continent américain. En clair, retirer de l’argent à un distributeur d’une Scotiabank revient à retirer de l’argent comme à un distributeur en France donc ‘sans frais’.

Nous parquons le camping-car et nous marchons en direction de cette banque située au centre ville. Nous arrivons devant l’agence et ‘bingoooo’, nous découvrons à l’intérieur qu’elle est occupée par des plâtriers, des électriciens qui vont dans tous les sens, pas de distributeur ATM et son emplacement est matérialisé par une simple niche vide faite de placoplâtre.

 

L’agent de sécurité nous informe que l’agence est en cours de rénovation et que les services de caisse seront ouverts lundi prochain.

Mais bon rien n’est perdu, la ville possède une ‘zona franca’ et dispose d’une aire regroupant des magasins avec des produits d’importation à ‘détaxé’ !. cela reste à vérifier … L’agent de sécurité nous informe qu’il est possible d’effectuer du change dans une des galeries de cette zone franche.

 

Nous voici repartis et nous arrivons dans une sorte de grand centre commercial avec tout autour de nous des gros cubes de magasins, de panneaux publicitaires. Cela fait tout drôle car depuis quelques mois nous n’avions pas croisé un pareil décor. Nous retirons finalement des pesos chiliens contents du taux pratiqué.

 

Passé ce premier objectif, nous nous empressons d’aller dans un centre commercial pour ‘remplir’ un caddy, remplir le frigo du camping-car et bien sur remplir notre estomac ! Nous faisons le plein de produits laitiers, de viande, de légumes, bref tout ce qui ne pouvait pas passer en arrivant à la frontière Chilienne. Au passage nous remarquons que beaucoup de produits viennent d’Argentine ce qui nous confirme que c’est bien ‘du foutage de g….’ !

Pour compléter notre gourmandise, nous craquons sur des gâteaux et friandises qui ne resteront pas longtemps entiers….

Nous faisons bivouac dans un quartier calme proche de la mer sans être trop près ! Un panneau pour le moins inquiétant nous informe que nous nous trouvons dans une zone de ‘Tsunami’. Un peu plus loin nous voyons aussi des panneaux ‘point de rassemblement’ suite à un éventuel tsunami.’ Allez, on recule d’une rue puis d’une autre plus à l’intérieur….

 

 

03 novembre :

Après une nuit très calme et sans soucis, nous partons à la visite de la ville Les guides touristiques indiquent que c’est une ville sans ‘grand intérêt’ à l’exception des départs pour les grands fjords chiliens mais très vite on s’y sent bien.

Nous commençons par longer la ‘costerana Pedro Montt’, la corniche qui nous amène au centre ville. En route nous rencontrons un groupe de cormorans impériaux regroupés sur des pics de bois. Dommage que le soleil ne soit pas de la partie.

Au cours de cette agréable balade nous passons devant d’anciennes demeures aux murs richement décorés, plus loin c’est une école avec sa façade très colorée.

Nous traversons un terrain arboré où se dresse la statue de Ferdinand de Magellan, premier européen à explorer la région.

Nous arrivons à l’office du tourisme et prenons des informations sur la route qui va plus au sud de Puerto Arenas. On apprend que la route cesse à un moment donné et qu’après une randonnée, on arrive à un phare, le phare ‘San Isidro’.

C’est décidé, nous allons partir dans cette région occupée jadis par les pionniers débarqués ici.

 

04 novembre :

Voyager en camping-car demande un contrôle de gestion permanente des réserves depuis la réserve d’eau, réserve de gaz, réserve de nourriture et pour finir réserve de carburant.