Perito Moreno

22 Nov 2018

13 novembre :

Moment de départ pour nos amis brésiliens que nous retrouverons sans doute un peu  plus loin dans le périple et arrivée de nouveaux français Sarah et Julien.

 

C’est toujours un moment agréable d’échanger sur les coins à visiter et ceux parcourus sans oublier que ces réunions se font autour d’un sympathique apéro.

 

 

Après l'intendance du camping-car, nous quittons le parc national Torres Del Paine avec beaucoup de souvenirs et reprenons la piste jusqu’à la frontière Chili-Argentine.

Il nous arrive souvent de lancer un regard dans le rétroviseur et se dire : ‘on voit encore les tours’, comme si ces sommets majestueux du parc ne voulaient pas qu’on parte…

 

En route, nous nous arrêtons fréquemment, histoire de faire quelques dernières photos, comme si nous en avions faites aucune, ces derniers jours. Nous nous arrêtons aussi devant un troupeau de guanacos qui ‘posent’ devant une lagune. En chemin, nous croisons deux gauchos à cheval qui 'semblent' nous accompagner jusqu’à la sortie du parc. Nous laissons tour ce décor et tout ce monde naturel et arrivons après beaucoup de concentration sur unemauvaise piste menant au poste frontière.

 

Côté Chilien, tout se passe très vite, ‘bing-bing’, deux tampons de  sortie et le douanier ouvre la barrière….Quelques kilomètres plus loin nous arrivons au poste frontière Argentin. Bing-bing, deux autres tampons viennent s’ajouter aux pages de nos passeports qui commencent à bien être chargées. Il nous est remis le document d’importation temporaire et nous avons le feu vert pour entrer en Argentine.

 

Nous regagnons kokopelli lorsque nous apercevons un gendarme de douane tourner autour du véhicule. Il commence par nous demander si nous avons des fruits et des légumes et de la viande. Bref il nous sort le même ‘topo’ pratiqué par le pays voisin qui est le Chili.

Bien sur que nous avons fruits, légumes et viande mais il est écrit nulle part que ces produits sont interdits en importation comme le lui fait remarquer Sylvie tandis qu’au Chili, c'est bien affiché....

Le gendarme insiste pour entrer dans le véhicule et  je lui demande poliment de retirer ses chaussures. Je le vois hésitant et c’est vrai car commencer à défaire des lacets qui passent dans une quinzaine de trous de chaussures montante de l’armée peut paraître embarrassant. Mais cela a au moins le mérite de ‘freiner’ sa visite…. Il y a un bus derrière et deux autres voitures qui attendent pour passer.

Nous plaçons quand même un tapis histoire qu’il puisse monter à bord limitant son champ de visite à l'étendue du tapis. Il pose sa main sur la porte du frigo pour l’ouvrir et là je l’arrête en disant que ‘c’est mon frigo’ et que c’est à moi de l’ouvrir s’il souhaite voir l’intérieur. Il demande si nous avons du lait, de la charcuterie, je réponds non car nous remarquons finalement que sa ‘fouille’ est plus une fouille de ‘curiosité’ du camping-car que de contrôle des denrées.

Il nous laisse partir avec tous nos produits et nous voici à présent en Argentine….

 

15 novembre :

Après un bon lavage de kokopelli au bord d’une rivière, nous arrivons à El Calafate en fin d’après-midi.

Cette ville de la province de Santa Cruz de 6000 habitants apparait comme une ville très touristique à en croire le nombre d’hôtels et de restaurants rencontrés au fur et à mesure qu’on avance à l’intérieur et pour cause, cette bourgade est la porte d’entrée du Parque Nacional Los Glaciares (Parc National des Glaciers).

 

 

 

La plupart des agences de voyages organisent des packs excursions allant d’un à plusieurs jours pour visiter les glaciers environnants, les parcs nationaux voisins mais surtout la visite du célèbre glacier ‘Perito Moreno’ situé à une centaine de kilomètres.

 

 El Calafate possède aussi un musée très intéressant, le musée Glaciarium, situé en dehors de la ville, centre d'information sur les glaciers. Une galerie présente les hommes qui ont consacré leur vie à l’étude et la protection de ces glaciers comme le naturaliste et explorateur Francisco Moreno. Une salle de cinéma  projette une vidéo sur la naissance de la Cordillère des Andes et la formation des glaciers.

Une autre salle présente la conséquence du réchauffement de la planète comme témoigne la séparation d’un énorme bloc de glace du glacier Perito Moreno effondrée en 2016.

 

Ce glacier n’est pas le seul glacier dans le Parc Los Glaciares. D’autres aussi majestueux et imposants par leurs tailles ne sont accessibles qu’en bateau.

Une agence de voyages propose une excursion permettant d’approcher les glaciers Upsala et Spegazzini. Captant du wifi  libre dans la ville, j’interroge la météo pour le lendemain, peu de vent annoncé et pas de pluie, c’est le moment d’y aller, les places sont réservées…

 

16 novembre :

Depuis Puerto Punta Banderas nous embarquons à bord d’un catamaran de la compagnie ‘Solo Pantagonia’ à 8.30 après avoir réglé le droit d’entrée au parc national de 600 pesos chacun.

 

Ce forfait est valable une journée dans tout le Parque Nacional Los Glaciares.

 

 

 

Le bateau démarre à 9.00 et remonte à vive allure en direction des bras de fjords du Lago Argentino. Nous avons de la chance car les commentaires  sont donnés en espagnol bien sur mais aussi en anglais et en français.

Nous apprenons que nous traversons des montagnes très anciennes qui datent de la formation des Andes, il y a 12 milliards d’années. Les parois sont érodées, lisses et striées par le frottement des glaciers qui occupaient jadis ces lieux.

Nous apprenons aussi que la couleur de l’eau laiteuse qui varie d’un vert-gris à un turquoise est due aux sédiments en suspension provenant de l’érosion du lit du glacier.

 

Peu à peu le bateau croise certains icebergs qui dérivent sur l’eau. Le catamaran s’arrête un long moment devant un gros iceberg. Sa forme, sa couleur et sa taille laissent sans mots et on a du mal à imaginer que la partie immergée soit plus grande et plus large.