El Chalten

30 Nov 2018

 22 novembre :

Avant de quitter El Calafate, nous nous rendons à une ferreteria qui est un magasin de bricolage. Après des secousses sur les pistes récemment empruntées,  nous avons perdu une partie de la visserie de la porte coulissante séparant la chambre de la pièce à vivre.  Peut-être allons-nous trouver notre bonheur dans ce magasin et surtout comment vais-je expliquer ce que je recherche….

Pedro s’occupe de moi et me demande de le suivre dans l’arrière boutique. Il me prépare tout un ensemble de vis, de rondelles et d’écrou et me demande d’aller essayer tout çà au camping-car. Je conserve ce qui me parait nécessaire à la réparation et  retourne voir Pedro pour lui rendre le reste, nous nous en sortons avec  10 pesos …. 24 centimes d’euro !

 

 

Avant de se mettre en route, nous sommes attirés par la devanture d’une boulangerie de couleur assez sympathique mais d’une odeur de ‘bonne cuisine’.

Cela tombe bien nous recherchions du pain et une fois entrés dans le magasin nous discutons longuement avec les deux boulangers intéressés par notre périple et sur kokopelli stationné devant le magasin.

 

L’un des deux boulangers est très fier d’apprendre que nous  avons prévu de passer par la Bolivie car son ‘papa’ y habite. Nous repartons avec nos emplettes  ainsi qu’un pain offert  contenant des oignons et lardons.

Ce qu’il y a de surprenant pour ne pas dire magique dans ce pays, c’est de voir que nous croisons des personnes sur notre chemin  et qu’à la suite d’une  discussion même parfois de courte durée, il devient difficile de se séparer tant il y a de la gentillesse, de la simplicité, de la richesse dans les échanges et c’est même émouvant comme situation. C’est quelque chose que nous ne rencontrons plus en France où l’individualisme remporte de plus en plus.

 

Nous quittons El Calafate en direction de El Chalten qui se trouve dans la province de Santa Cruz au sud de l'Argentine. Carte de notre position : Ici

 

La route longe dans un premier temps le Lago Argentino pour rejoindre la célèbre Ruta 40, une route mythique d’Argentine. 

De puissantes rafales de vent qui nous obligent à ralentir à l’approche des véhicules venant en sens inverse. Le mistral de notre Provence n’est rien comparé au vent patagonien…  

Nous traversons des décors dignes de cartes postales jusqu’à la bifurcation pour El Chalten. Nous longeons alors le Lago Viedma avec son glacier à son extrémité, quelques icebergs flottent sur ce magnifique lac de couleur turquoise.

 

 

Poussée par le vent .... non juste une fin d'acrobatie pour Sylvie et nous voici repartis...

Au fur et à mesure que nous rapprochons de El Chalten, se dressent les sommets enneigés du parc national dont le célèbre Fitz Roy qui culmine à 3400 m.

Le Fitz Roy était considéré comme un volcan par les indiens Tehuelche à cause de la cime fréquemment couverte de nuages.  En approchant, le ciel est bien dégagé et nous profitons de le prendre en photo, espérant  que durant notre séjour, nous aurons d’autres occasions de le revoir découvert.

A notre arrivée, nous retrouvons Cédric et Laetitia (https://pauzailleurs.blogspot.fr/) rencontrés quelques jours auparavant, Pierre et Hélène (http://www.saint-paul-de-vence-ushuaia.fr/). Les  filles de Cédric et Laetitia sont très contentes de nous retrouver et nous baptisent ‘papy-mamie’…Et là c'est le 'drame', nous tombons en panne, une panne irrémédiable car il nous faudra retourner en France pour trouver cet 'additif' particulier....

 

 

23 novembre :

Après une nuit bien secouée par de fortes rafales de vent, nous discutons un moment avec nos amis français.

Si la chance était au rendez-vous hier soir à notre arrivée  pour avoir aperçu le sommet du Fitz Roy, aujourd’hui le voici reparti dans les nuages. 

Nous nous rendons au bureau des ‘guadaparques’ et ressortons avec  des informations sur les randonnées à faire dans le parc national. Malgré le vent violent qui souffle, nous décidons de partir pour  une première randonnée donnant sur une cascade. Nous traversons le village de El CHalten pour entrer ensuite dans des sous-bois. Le sentier domine une large vallée où serpente une rivière. Après deux bonnes heures de marche, nous arrivons à la cascade ‘Chorillo del Salto’, haute de 60 mètres.

 

 Le ciel est voilé et le vent est très fort, nous n’allons pas nous éterniser et prenons le chemin du retour au camping-car.