Carretera Australe 3 - Parque Nacional Queulat

22 Dec 2018

 

Après avoir quitté Puerto Rio Tranquilo et ses splendides grottes nous roulons vers le nord de la Carretera Australe, prochaine étape, le village ‘Villa Cerro Castillo’ situé à peine à une centaine de kilomètres.

 

Nous mettons cinq bonnes heures pour y parvenir, toujours cette condition de piste dégradée qui nous oblige à ralentir au moindre trou et à zigzaguer pour en éviter certains.

 

Nous nous arrêtons souvent pour admirer le paysage au milieu de rivières, cascades, forêts immenses.

 

12 décembre :

 

Nuit-étape très calme à Villa Cerro Castillo, nous reprenons la suite de la Carretera Australe et là, c’est curieux ce matin, il apparait un fait nouveau, sommes-nous bien réveillés ? …

Alors que nous roulons, nous n’entendons plus de vibrations, plus de pierres s’écraser sous le poids de kokopelli et plus de pierres qui ricochent venant cogner le dessous du véhicule.

 

La ruta 7 – Carretera Australe est devenue asphaltée ! Génial (Renial en espagnol). Autant dire que nous sommes ravis de rouler ENFIN sur une route ‘normale’ ! Nous avions eu l’information par des anciens voyageurs que le pays travaillait beaucoup à l’aménagement de cette fameuse route. Jusqu’à quand allons-nous rouler sur une route rendue ‘normale’. Nous verrons bien…..

 

 

Nous traversons des routes de montagnes toujours aussi splendides. Dans l’après-midi, nous trouvons un emplacement en bordure d’une rivière et profitons de donner un shampoing complet à kokopelli qui  dans l’ensemble s’est bien comporté jusqu’à présent. Nous vidons tout l’intérieur de la soute et gros ménage puis c’est au tour de la carrosserie.

 

 

Cela ressemble à un vrai ‘nettoyage de printemps’ et c’est bien tombé car nous sommes justement au printemps…..pour quelques jours encore !

 

13 décembre :

 

Le peu de temps passé dans ce bivouac nous a permis de sympathiser avec un chien qui restait à côté du camping-car. Ce malheureux chien peut-être abandonné par son maître est bien maigre. Il est très fréquent de rencontrer des chiens errants en Amérique du Sud en ville comme dans la campagne.

 

 

Celui-ci qui se montrera très câlin sans doute à la recherche d’un nouveau maître aura le privilège d’avoir deux copieux repas préparés par Sylvie.

 

Peu de temps après nous arrivons à Coyhaique, capitale de la province rurale de Aysen. Coyhaique est une ville de 40000 habitants au milieu de montagnes aux cîmes couvertes de neige. Nous laissons kokopelli et partons faire des courses plus complètes que dans les ‘supérettes’ des petits villages traversés jusqu’ici. Nous nous rendons à Unimarc, une sorte de magasin Carrefour où on y trouve de tout. L’approche de Noël est marquée ici par une musique de fête qui défile en continue dans le magasin et par quelques décorations sommaires de Noël qui n’égalent pas les décorations parfois exagérées qu’on trouve en France.

 

Nous partons ensuite à la découverte de la ville et achetons des petits articles de Noël pour décorer l’intérieur de kokopelli, une guirlande lumineuse clignotante, une guirlande et un sujet avec le message‘Feliz Navidad’ (Joyeux Noël).

 

14 décembre :

Nous repartons en ville à la recherche de l’agence ‘RivieraAustral’, une agence de transport maritime au Chili. La continuité de de la Carretera Australe qui va nous permettre d’atteindre la ville de Puerto Montt demande le passage par deux ferry.  Nous avons besoin d’informations sur ces traversées comme les horaires, le coût, la durée…

 

La personne qui nous reçoit nous explique que les deux traversées sont deux compagnies différentes et nous suggère de faire une halte dans la ville de Chaiten située  à proximité pour y acheter notre titre de transport.

 

Nous flânons ensuite dans la ville et profitons d’une foire organisée autour de la ‘Plaza’ de forme pentagonale. C’est une foire artisanale qui réunit les localités qui entourent la ville de Coyhaique. Travail du bois comme de la laine peignée, vente de confiture, chaque stand expose son travail et sa culture locale.

 

De retour au camping-car, nous nous apprêtons à quitter la ville mais avant nous nous rendons à un distributeur de gaz. Notre bouteille ‘Argentine’ est vide et sommes passés sur notre bouteille ‘française’ de secours. Le gérant ne possède pas de raccord et ne peut pas nous dépanner. Ce n’est pas un problème, notre bouteille ‘française’ est pleine et nous ne sommes pas dans l’urgence. Nous repartons et en longeant un boulevard, nous apercevons un autre distributeur de gaz. Nous ne sommes pas dans l’urgence comme je viens de le dire mais et si par hasard, il serait équipé pour nous recharger la bouteille, allez…. Allons voir….

 

Je stationne sur le côté droit de la chaussée, place mon clignotant et décide de faire une marche arrière d’une vingtaine de mètres... Les rétroviseurs comme l’écran de la caméra de recul indiquent personne derrière nous, c’est le moment, je commence à reculer lentement et en l’espace  d’un instant, nous entendons un coup de klaxon suivi d’un choc arrière. Je pile net et regarde dans le rétroviseur, un véhicule vient de nous heurter à l’arrière.

 

Ahhhh... c'est 'BALLOT' comme dirait quelqu'un qui se reconnaitra !!!

 

La coque des feux en plastique de kokopelli est cassée. Le véhicule quant à lui est un 4*4 et n’a rien bien sur avec son gros bouclier avant. Il est inutile de faire un constat et la personne fort aimable nous aide à trouver un garage. Il nous suggère de le suivre. Nous ramassons quelques pièces tombées parterre et roulons derrière lui.