Volcan Villaricca et volcan Llaima

23 Jan 2019

 17 janvier :

Beau temps ce matin, la chaleur est déjà bien installée. Nous quittons notre sympathique bivouac devant le volcan Lanin côté Argentine pour franchir la douane située à peine à 2 kms.

 

Après les deux tampons ‘bing-bing’ sur nos passeports, nous avons droit à une fouille assez approfondie pour savoir si nous ne cachons pas de produits interdits en entrée au Chili. Le douanier palpe les oreillers, soulève le matelas et demande à ouvrir tous les placards. Le ‘travail’ est bien fait – il faut le dire - mais il s’est limité à l’intérieur du camping-car sans examen des soutes accessibles depuis l’extérieur.

Nous avons le feu vert et nous reprenons la piste qui se transforme en asphalte avec panneaux de signalisation et marques jaunes. Nous revoici au Chili !

Le contraste est net et nous apprécions de rouler sur une chaussée asphaltée.

 

Nous profitons d’une aire pique-nique pour déjeuner, un joli sous-bois au milieu d’araucarias. Le déjeuner aurait été presque parfait sans la présence de taons qui cherchent à nous piquer.

Nous longeons ensuite une route sinueuse avec une forte pente qui nous mène dans le Parque Nacional Villaricca.

C’est un parc très convoité des ‘grands’ randonneurs qui souhaitent relier les volcans Lanin, Quetrupillan et Villaricca. Nous aurons droit à une carte générale du parc dans un bureau de la Conaf, bureau rencontré en route, qui gère les parcs nationaux.

 

Alors que le volcan Lanin et son cône blanc disparait derrière nous, voici que le volcan Villaricca se montre peu à peu au fur et à mesure que nous approchons la ville de Pucon.

Pour les Mapuches, Le volcan Villaricca est appelé le ‘Rucapilla’, maison du diable. Il faut dire que le volcan est toujours actif et émet constamment des volutes qui tournent en véritables nuages de fumées.

Nous entrons dans la ville de Pucon et premier objectif, s’arrêter à un centre commercial et refaire le plein de produits frais. Nous allons stationner dans le centre de Pucon, notre visite va être assez rapide. Cette station balnéaire située en bordure du Lago Villaricca s’adresse à un public ‘plus haut de gamme’ avec restaurants, casinos et magasins de marque.

 

Nous suivons le point proposé par l’application Ioverlander pour aller établir notre bivouac. Une personne nous indique que nous ne pouvons pas rester ici avec notre kokopelli. Nous partons sur l’aire de l’aérodrome et surprise nous retrouvons nos amis français - les Pauz’ailleurs !

Ce qui marrant dans ce voyage c’est de rencontrer des familles qui voyagent, de passer un moment ensemble, de se quitter sans vraiment chercher à se revoir car chacun roule à son rythme, son centre d’intérêt, mais de se recroiser comme çà par hasard.

 

Nos échanges se portent sur les prochaines destinations mais aussi sur les inquiétudes avec le problème que l’Argentine et le Chili connait actuellement : le virus Hanta qui a déjà fait une dizaine de morts autour de Epuyen. Justement  Le Pauz’ailleur ont séjourné là-bas pour les fêtes de fin d’année et nous nous sommes rencontrés souvent par la suite avec d'autres voyageurs.

Nous avons convenu lors des prochaines rencontres de ne plus s’embrasser.

 

 

18 janvier :

Il fait très beau aujourd'hui, même déjà très chaud. Nous décidons de laisser de côté les randonnées qui permettent d'approcher le volcan Villaricca et partons au Lago Caburgua situé à une vingtaine de kilomètres.

Nous arrivons devant une plage faite de cendres de volcans. Il n'y a encore personne sur la plage à l'exception des loueurs de chaises et parasols qui installent leurs matériels à louer. A proximité, des jet-skis sont extraits de camions et mis à l’eau.

 

Peu à peu la foule de vacanciers arrive. Cela ressemble un peu à une plage de la côte d’azur en plein été, les parasols aux couleurs multiples, les enfants qui construisent des châteaux de sable avec de la poussière de lave, l’odeur de crème à bronzer, des vendeurs ambulants de 'helados' (glaces). Ce qui est frappant quand même c’est de voir des personnes se baigner habillés.

 

Nous partons avec notre pique-nique, serviettes de plage et crème à bronzer sur un coin retiré de la foule.  L’accès à l’eau est un peu délicat avec les cailloux de lave et l’eau du lac est un peu fraîche mais il fait tellement beau et cette eau est tellement limpide, comment ne pas y résister…

La journée sera une journée 'farniente' bien appréciable partagée entre repos et baignades.

Depuis le camping-car, nous apercevons la cîme d'un volcan lointain à l'extrémité du lac, c'est le volcan Llaima, nous comptons nous y rendre dans les prochains jours.

Vers 20 :00 le soleil disparait derrière les montagnes, la plage se vide de la foule et il s’en suit un embouteillage de voitures qui cherchent à repartir. Nous allons rester là pour la nuit. Notre voisin est un chilien avec son épouse qui font un périple de quelques mois avec leur camping-car.

 

19 janvier :

Après une nuit calme, nous quittons Caburgua et retournons à Pucon. En route nous achetons des myrtilles à des vendeurs sur le bord de route puis arrêt pour des melons, cerises et autres fruits de saison. Nous quittons Pucon en direction de Villaricca.

 

Contrairement à sa voisine touristique Pucon, Villaricca est plus agréable. Située en bordure du lac du même nom, elle offre un lieu de promenade agréable avec une plage herbeuse.

 

Devant la plage une belle sculpture taillée dans le bois rappelle l'appartenance des terres mapuches.

 

Nous sommes en plein été et un peu partout dans cette région du Chili se déroulent des fêtes culturelles appelées 'Muestra Cultural Mapuche'. Nous apprenons que ces fêtes se situent vers Lican Ray en bordure du lac Calafquen à une cinquantaine de kms. Nous décidons de s’y rendre. En route nous trouvons une pancarte indiquant une fête indigène, nous empruntons la piste étroite sans trop savoir où nous nous rendons. Il y a toujours dans de pareils cas la même question qui revient ‘et si nous ne pouvons pas faire demi-tour !?’. Il y a toujours solution à tout problème et continuons notre piste à l’intérieur des terres.

 

Le sentier aboutit finalement sur un champ tondu pour l’occasion de la fête. Nous laissons Kokopelli au milieu de voitures et nous avançons à pieds dans le sens d’une voix qui semble être celle d’un animateur.