Santiago

5 Feb 2019

03 février :

Le ciel est bien gris ce matin, une brume de mer vient couvrir une partie de la côte. Cela tombe bien, il fera moins chaud en roulant. Notre prochaine destination est d’approcher Santiago, capitale du Chili

Au fur et à mesure que nous avançons, le paysage change complètement.

 

Nous évitons de prendre la Ruta 5, l’autoroute  principale qui mène à la capitale. En bordure de route, nous nous arrêtons pour des fruits et légumes et achetons une variété de melon de forme inconnue pour nous jusqu'à présent.

 

Il a la forme d’une citrouille et les parts sont dessinées à l’identique.

 

 

 

La route longe des vignes avec une culture en parasol, peut-être une façon plus pratique et moins acrobate pour récolter les grappes.

 

Il est 18:00, nous ne souhaitons pas entrer dans la capitale. Un simple bouchon à cette heure de pointe retarderait notre arrivée à notre point de bivouac. De plus, depuis le début d’après-midi, la brume de mer a disparu laissant place à un puissant soleil.

Il fait 36°c et nous suffoquons un peu. Dans le camping-car, le frigo peine à produire du froid. Nous décidons de nous arrêter à un village et demandons au bureau des carabinieros (gendarmes) où trouver un coin ‘tranquilo y seguro por la noche’ – nous progressons en espagnol, bref où trouver un coin ‘tranquille et sur pour la nuit’….

 

Peut-être ne voulait-il pas s’embêter avec nous, toujours est-il qu’il nous a suggéré de nous rabattre sur l’aire de service d’une grande station Copec située sur l’autoroute Ruta 5. Nous n’avons pas beaucoup de choix, pas de camping à proximité, dormir dans une station service n’est pas ce que nous aimons le plus mais bon…. Nous voici partis sur l’autoroute qui est très chargée à cette période de l’année entre les départs et les retours de vacances.

 

Nous nous garons un peu en arrière et constatons la présence de gardes qui font des rondes en permanence. Cela est un peu rassurant…. Notre présence attirera beaucoup de passants curieux de voir un camping-car français. Un couple rentrant de week-end vient nous poser des questions. Son épouse Carmen arrive et nous bavardons un bon moment. Ils nous ont invité à venir les saluer lorsque nous serons sur la côte à nouveau.

Nous remarquons que les jours raccourcissent déjà. Nous sommes en début février et cela correspond à un début août en France. Nous espérons dormir sans trop de bruit…

 

04 février :

Il est 8 :00, ciel bleu et le soleil chauffe déjà très fort. Nous avons bien dormi. Sans doute que la chaleur du soir nous a assommé, nous n’avons pas entendu les véhicules voisins partir ni des nouveaux venus stationner à côté de nous.

 

Nous partons pour Santiago en poursuivant l’autoroute. Il règne un fort trafic et il faut avoir l’œil sur tous les côtés.  Environ 1 heure après nous arrivons à un point GPS donné par d’autres voyageurs.  Santiago a mauvaise réputation en matière de délinquance et il ne faut pas stationner n’importe où.

Ce point GPS correspond à un endroit de quartier ‘riche’, ombragé, où circule en permanence des véhicules de police du quartier.

Aurons-nous une place pour les 7 mètres de kokopelli ? Oui, nous arrivons et trouvons un bel emplacement ombragé. Après une bonne ratatouille fraichement préparée, nous partons à la découverte de Santiago.

 

En l’espace de 10 mn de marche, nous arrivons au centre où les voitures sont bloquées par des bouchons, les bus se suivent, des passants se faufilent et s’agitent au milieu de gratte-ciels, nous sommes bien au cœur de la cité !

 

Nous ne nous éterniserons dans toute cette agitation et passons à l’office de tourisme pour connaître les ‘meilleurs’ coins à visiter. L'office se situe dans un immense immeuble climatisé composé de plusieurs étages réunissant des magasins de grandes marques.

 

La solution la plus rapide consiste à prendre le métro. Un employé nous aide à l’achat des tickets et nous explique les lignes à emprunter et où changer pour arriver à destination.

Le métro de la ville est très moderne et très propre, pas de tags ou détérioration, c’est même agréable comme moyen de transport. Sa construction a permis de découvrir la présence des Incas descendus du Pérou occupant cette région. Nous sortons du métro et arrivons sur une place arborée de palmiers avec des bancs entourée par le palais de justice, les demeures des principaux conquistadors, centre de petits commerces. Nous voici sur la place incontournable de Santiago : la ‘Plaza Las Armas’. 

 

Sur un côté de cette place se dresse la cathédrale ‘Catedral Metropolitana’, magnifique édifice construit en 1800.

 

Nous poursuivons notre visite  en empruntant une grande rue piétonne, traversant le centre des affaires où anciens building se confondent dans les nouvelles constructions.