San Antonio de Los Cobres

28 Aug 2019

 

26 août :

Du soleil, encore du soleil, toujours du soleil et des températures très agréables. Intendance du camping-car et nous voilà repartis, direction Salta.

Alors que nous traversons un village, nous traversons un 'baden', un espace de la chaussée incurvé qui facilite l'écoulement par grandes pluies. Alors que je roule à 30, kokopelli ne semble pas du tout apprécier le passage de ce 'baden'.

 

Il s'en suit un fracas terrible dans tout le camping-car. Nous nous garons sur le bord et pendant que Sylvie remet en place les vêtements de la penderie, j'inspecte le dessous du véhicule.

C'est là que je découvre de la graisse à la sortie d'un soufflet de cardan de la roue avant droite. Cela tombe bien nous approchons Salta et ferons une halte à un garage.

 

Nous nous arrêtons auprès d’un magasin de pièces détachées auto multi-marques dont Fiat à qui je tente d’expliquer le problème.

Bon - il fallait s'y attendre - la personne ne me comprend pas, çà fallait s’y attendre, il quitte son comptoir et m’accompagne pour examiner le côté de roue qui laisse échapper la graisse. Il se penche dessous au niveau des bras d’articulation me rassure que le soufflet homocinétique n’est pas percé mais qu’un est mal serré et laisse échapper de la graisse. Il nous indique l’adresse d’un garage.

 

Après plusieurs routes à sens unique au milieu d’un trafic assez intense, nous arrivons devant le numéro d’une maison, cela devrait être là mais nous ne voyons aucune pancarte indiquant un atelier de garage… Nous tapons à la porte, essayons la sonnette…. Aucun résultat..

 

Un voisin attiré par notre présence se rapproche de nous et nous confirme la bonne adresse ajoutant qu’il est 12 :30 et que la réouverture n’aura lieu qu’à 16 :00. Nous voici obligés à patienter 4 :00 heures.

 

Au moment de retourner au camping-car,  la propriétaire du garage ouvre finalement sa porte, j’expose notre problème et son fils Matias ‘mécanicien’ arrive.

 

Il ouvre aussitôt sa grille du garage et dans une opération millimétrée, il me guide pour entrer kokopelli dans sa cour jusqu’au fond où sont réunies quelques véhicules en cours de réparation.

 

 

Pendant qu’il regarnie le soufflet de graisse et place un nouveau collier d’étanchéïté, ses parents nous font visiter l’atelier du garage en passant devant devant de vieux véhicules de collection qu’ils conservent. Nous nous sentons très bien chez eux. La mère de Matias en admiration devant notre projet nous invite à entrer chez elle. Passionnée de musique, elle cherche un vieux disque 45 tours avec le titre ‘Felicidad es la mejor palabra‘, ce qui se traduit par ‘le bonheur est la même chose’ et nous l’offre en souvenir.

 

Après cette réparation bénigne qui nous rassure, nous partons faire des courses avant de rouler vers San Antonio de Los Cobres, la visite d'un pont 'historique' mérite le détour...

Ce circuit nous avait été recommandé par des amis voyageurs Isabelle et Francis (Soifdebougeotte.com).

 

Nous faisons étape dans une petite ville Campo Quijano. Il est près de 20 :00 et comme par magie c’est l’heure où les Argentins sortent pour se retrouver autour de la place principale.

 

Des vendeurs ambulants de Tortilla ou boissons de fanta ou coca sont là, les magasins sont ouverts et attendent le client. Nous faisons une petite balade à pieds dans cette bourgade avant de rentrer dans notre ‘casarodante’.

 

27 août :

Après une nuit calme suivie de l'intendance de kokopelli, nous nous remettons en route, destination : San Antonio de Los Cobres après un petit contrôle de police...

Pour se rendre à San Antonio de Los Cobres, nous empruntons une route qui traverse des montagnes et certaines d'entre elles dépassent les 5000 m d’altitude. En chemin, nous rencontrons beaucoup d’anciennes maisons abandonnées faites d’adobe.

 

Certaines sont encore habitées et nous imaginons dans quelles conditions, ces agriculteurs peuvent vivre, isolés de tout avec le froid qui peut sévir en pareille altitude. Tout au long de notre piste qui monte en altitude se trouve une célèbre voie ferrée aujourd'hui abandonnée.

La vallée Del Toro possède de nombreux champs où cohabitent vaches, chèvres, chevaux, ânes et lamas.