Tilcara, Humahuaca

31 Aug 2019

 

30 août :

Nous quittons Salta pour continuer notre périple vers le nord. Nous nous rapprochons peu à peu de la Bolivie qui se trouve à moins de 200 kms.

 

Alors que nous longeons la Cordillère des Andes à une altitude moins élevée, la végétation change, nous voici dans les 'Yungas', larges vallées forestières situées à une altitude plus basse formant des forêts sub-tropicales.

Des plantes exotiques poussent sur les arbres, des lianes descendent d'une branche, une jungle dense et verdoyante couvre les bords d’une route très étroite. Nous sommes surpris de rencontrer de tels décors dans cette région alors qu’il y a peu de pluie.

 

En route, un panneau nous indique que nous quittons la province de Salta pour entrer dans la province de 'Jujuy' (qui se dit 'rouroui' en espagnol).

 

Nous commençons à réaliser que nous sommes dans la dernière province Argentine de notre périple.

 

Dans quelques temps, nous quitterons ce pays définitivement en tournant une page de notre voyage.

 

 

 

 

 

En sortant de cette interminable route faite d’innombrables lacets nous arrivons devant un vaste lac assez étendu appelé ‘Dique La Cienaga’.

 

Plus loin nous faisons une étape dans un 'pueblo' affichant un office de tourisme. Malheureusement, nous recevons très peu d’informations et pour obtenir une carte détaillée de la région, nous devons nous contenter de photographier l’unique exemplaire.

 

En retournant au camping-car, nous passons devant une ancienne gare de train convertie en galerie artisanale. A l’intérieur se trouvent de nombreux stands de produits locaux en tout genre mais plus particulièrement des vêtements tissés ou tricotés à base de laine de lama.

 

Cela peut aller d’une simple écharpe en passant par un pull, des socquettes, des gants, des bonnets. Des personnes occupent leur temps à tricoter en attendant le client. Le travail réalisé à la main est soigné et très joli.

Sylvie est intéressée par certains articles et nous sympathisons avec la vendeuse Karen qui inspire la ‘joie de vivre’.

 

Nous passons un bon moment à discuter avec elle et à rire au sujet de certains articles mis en vente. Depuis quelques temps, nous rencontrons souvent dans les magasins de souvenir de la région, la vente de boules de laines réunies de différente couleur. La vendeuse Karen nous explique que c’est un sujet ‘porte chance’.

 

Cela nous fait bien rire et la discussion ‘dégènère’ un peu lorsque je m’exclame que j’en ai trouvé ‘deux en couleurs’….

Ayant parlé de notre périple visant des sommets en haute altitude, la vendeuse nous vend pour quelques pesos des feuilles de coca.

Elle explique comment amasser ces feuilles entre la joue et les dents. La salive en contact va agir sur le sang et permettre un meilleur flux à haute altitude.

'Sylvie, tu veux essayer.... non toi... ' Me voici avec une boule de feuilles dans la bouche !

Après avoir testé quelques feuilles, disons que le goût n’est pas ‘catastrophique’, un peu comme un 'vieux' thé, de plus cela l’impression d’une partie de la bouche anesthésiée.

 

Pendant que Sylvie termine des achats, je profite de visiter le local annexe à cette ancienne gare. Il y a beaucoup d’appareils à tisser avec des travaux en cours et à côté des monticules de différentes laines de vigogne et de lamas.

Nous immortalisons ces bons moments passés avec la vendeuse avec quelques photos et reprenons la route.

 

Nous arrivons à Tilcara et trouvons un bon emplacement sur le parking à côté de l’office de tourisme. Ce bourg totalisant à peine 3000 habitant en lui-même n’a rien d’exceptionnel mais le cadre est superbe. Il dispose d’un site archéologique qui culmine le village : ‘Pucara de Tilcara’.

 

31 août :

Après une bonne nuit de sommeil, nous abandonnons kokopelli pour se rendre à pieds, visiter ce fameux site archéologique. Il s’agit d’un village vieux de 800 ans fortifié situé sur les hauteurs, un site archéologique majeur du Nord Ouest Argentin découvert en 1903.

 

Ce site était occupé au XII° siècle par les 'tilcaras'. Sous la domination Inca au XV° siècle, ce site prit de l'ampleur jusqu'à couvrir 18 hectares. Le site fut abandonné suite à l'invasion hispanique au XVI° siècle.