Paso de Jama - San Pedro de Atacama

9 Oct 2019

 

05 octobre :

Après deux jours de repos un peu en dehors de Susques,sur le parking d'un hôtel, ,nous partons pour le Paso de Jama, col frontière qui sépare l'Argentine et le Chili.

 

Avant de quitter ce pays village andin, nous faisons le plein d'eau et passons a une gomeria (garage) pour effectuer un contrôle de la pression des roues qui varie beaucoup en fonction de l'altitude.

 

Nous sommes un peu honteux de laisser à ce brave homme que notre dernier billet argentin qui ne vaut pas grand-chose expliquant que nous avons épuisé tout notre argent en vue de quitter le pays. L'homme sourit et d'un signe de la tête nous fait comprendre que ce n'est rien et nous souhaite 'bon voyage'.

 

La route empruntée de ce fameux col nous offre des paysages splendides entre neige d'altitude,  salars et lagunes.

 

Nous passons un bon moment à visiter le reste d'un ensemble de maisons abandonnées construites en adobe pensant aux rudes conditions que vécurent ses habitants dans ce coin isolé du globe.

 

C’est un moment fort aujourd'hui dans notre grand périple. Nous allons quitter l'Argentine définitivement. Merci à vous tous que nous avons pu croiser en chemin pour votre gentillesse et votre amabilité. Pourtant vous avez des chiens qui nous ont fait passer de sales nuits à aboyer constamment, vous avez aussi cette manière de mettre de la musique jusqu'au matin en week-end et vous avez de sérieux coins emplis de déchets abandonnés. Mais tout ceci est 'presque' oublié, progressez et avancez pour une futur afin de conserver de manière intacte tous ces paysages immensément beaux que vous possédez.

‘Au-revoir' l'Argentine, notre périple se poursuit. ‘Asì es la vida'

Peu avant le village de Jama, poste frontière Argentine- Chili, nous faisons une étape ‘déjeuner’ devant une lagune avec quelques flamands roses. De l'autre côté de la route, le vent a asséché le sol qui affiche des formes géométriques.

Il souffle un vent très fort dehors et le soleil d'altitude réchauffe l’intérieur du camping-car, nous sommes a 4600 mètres presque à la hauteur du Mont-Blanc.

 

Nous arrivons ensuite au poste frontière et nous nous présentons à l'immigration. Bing-bing, nos passeports affichent désormais notre date de sortie de l'Argentine.

Mon regard se tourne vers Sylvie et nous pensons à la même chose : 'c'est 'bien' fini l'Argentine'.

 

Nous poursuivons les formalités douanières à un autre bureau et nos passeports sont a nouveau noircis de deux autres tampons d'entrée au Chili. Vient ensuite l’étape délicate du véhicule en ‘importation temporaire' suivi de la fouille du véhicule par une personne. ‘Avez-vous du miel, des légumes, de la viande….’

Des questions auxquelles nous nous étions préparés pour avoir épuisé nos denrées avant d'arriver ici.

 

En fouillant bien, le douanier aurait pu trouver du quinoa ou encore d'autres produits interdits en entrant dans le pays mais le camping-car dispose de bons coins permettant d'y placer certaines choses.

Il nous souhaite ‘bon voyage' et nous remet un laisser passer à donner au policier a la sortie du poste de douanes. Un dernier regard sur le territoire argentin séparé par quelques plots, un dernier signe de la main pour dire ‘au- revoir' et faisons route pour le Chili . une page est tournée…

 

La route est en très bon état et n'en finit pas de grimper, les cols s'enchaînent à plus de 4700 mètres, bientôt 5000 mètres.

 

 

Nous traversons des paysages presque irréels, nous en prenons plein nos yeux avec ces splendides lagunes comme la 'Laguna Isquiero' ou encore la 'Laguna Negra'.

 

Pour lutter contre le 'mal de l'altitude', nous buvons beaucoup d'eau, beaucoup même ce qui nous oblige à faire des arrêts fréquents pour les 'pause-pipi'. Mais il n'y a pas que ces arrêts.

Les lagunes rencontrées en chemin sont aussi belles les unes des autres. Les montagnes environnantes sont de couleurs allant du rose au marron, les décors sont spectaculaires, des paysages presque aussi beaux que ceux vus il y a quelques temps dans le sud Lipez.

 

 

Le Paso de Jama est un axe important entre Argentine et Chili. Sur les hauteurs à près des 5000 mètres nous croisons des camions stoppés sur la bas côté de la route, le moteur gélé ou à bout de souffle. Il ne suffit pas d'être routier sur cette route, il faut être aussi mécanicien car le dépannage peut prendre des heures pour ne pas dire des jours.

 

Avec l'altitude le vent a redoublé de puissance et nous restons très peu de temps dehors. Des nuages apparaissent et viennent masquer le soleil. Nous arrivons sur une des tuiles qui forment le toit du monde.