Parque de Sajama

24 Oct 2019

 

24 octobre :

Le passage frontière d’entrée en Bolivie est identique au passage frontière d’entrée au Chili. Ce qui revient à dire qu’il est interdit d’importer ‘en théorie’ des produits frais comme viande, charcuterie, fruits et légumes.

 

A quelques kilomètres du poste frontière nous nous arrêtons pour admirer le décor qui nous entoure entre montagnes, volcans lacs et oiseaux.

Nous profitons de cet arrêt pour ‘ranger’ dans des cachettes du véhicule tous nos produits qui pourraient poser problème.

Nous passons un poste de ‘carabinieros’, le dernier que nous verrons côté Chili. Le policier nous fait part de son rêve d’acheter un camping-car dès la retraite et de voyager comme nous.

 

Nous arrivons au complexe de douanes et passons d’un bureau à l’autre. Vient enfin le bureau de contrôle du véhicule. Un premier douanier demande à monter. Je retire volontairement mes chaussures avant de monter dans le véhicule et invite aimablement le douanier à en faire autant.

Il se contente de jeter un regard sans monter et nous demande si nous avons des produits frais. ‘Bien sur que non’, Sylvie et moi répondons. Sylvie ajoute que nous avons bien des carottes mais que ‘les carottes sont cuites’. Le douanier se retire et nous retournons avec lui pour passer à un autre guichet. Nous voici avec un autre douanier qui demande à voir le véhicule. Nous expliquons que cela vient d’être fait mais il nous explique qu’il fait partie d’un autre service agro-alimentaire. Il nous remet deux imprimés à remplir et pendant que Sylvie s’occupe de la rédaction, j’accompagne le douanier au véhicule. J’opère de la même façon en demandant de retirer les chaussures expliquant que notre camping-car est un lieu privé, un peu comme une maison.

Et cela marche, il pose simplement des questions sur les aliments que nous avons. Je ressors la phrase codée : ‘les carottes sont cuites’.

Il demande à vérifier le numéro de châssis du véhicule que je m’empresse de lui montrer en soulevant le capot moteur.

N’ayant plus de questions, nous retournons dans les bureaux de douanes où je retrouve Sylvie qui me demande si cela s’est bien passé. Avec un petit sourire je réponds ‘t’inquiètes pas….les carottes sont cuites’.

Bing-Bing, tampons mis sur nos passeports, documents de circulation pour le véhicule et nous voilà partis, adieu le Chili et bonjour la Bolivie. Nous stationnons devant des kiosques et épuisons nos derniers pesos chiliens en achetant des friandises.

 

A côté de nous, il y a un grand nombre de camions  et surprise, l’un d’eux possède une plaque française et une plaque bolivienne.

 

Très vite nous nous rapprochons de la montagne la plus haute de Bolivie, le ‘Volcan Sajama’ qui se trouve à peine  à quelques kms de la frontière chilienne. Nous quittons l’axe principal en direction du ‘Parque de Sajama’ qui fait face à ses volcans voisins.

 

 

 

L’entrée n’est pas donnée et en plus pour ce prix là nous n’avons pas droit à une carte du site. Nous nous contentons de photographier la carte affichée au mur, pas chose aisée car le bureau est assez obscur.

Plutôt méconnu par les guides touristiques, ce parc est un des plus beaux parcs nationaux du pays et lieu de rendez-vous des alpinistes pour partir à l’ascension du volcan.

 

Nous roulons sur une piste de terre et cailloux et arrivons au village de Sajama. Nous nous approchons de la placette de l’église et partons demander à un local où nous pouvons stationner sans déranger. ‘Sophia’, une adorable et authentique mamie Bolivienne nous aide et nous désigne une place derrière  une maison ou une autre car elle est propriétaire de ces habitations. Pour mieux être à l’abri du vent, elle nous indique aussi de se placer devant l’enceinte de l’église. C’est là que nous nous garons, le cadre est agréable avec vue sur le ‘Volcan Sajama’.

 

Nous sommes à une altitude de 4200 mètres et pour avoir descendu environs 500 mètres de dénivelé, Sylvie se sent un peu mieux.

 

Alors que nous préparons le repas, une jeune fille qui a reconnu kokopelli vient nous saluer. Nous avions rencontré Morane il y a bien trois semaines à San Pedro de Atacama au Chili. Elle est de Montpellier et voyage en Amérique du Sud pour deux mois.

Nous discutons un bon moment avec elle et lui proposons de rester à déjeuner avec nous. Nous passons un agréable moment.

 

 

 

 

Tout au long du périple nous rencontrons beaucoup de jeunes personnes qui voyagent en solo ou en couple. Démission, année sabbatique,  congé sans solde ou est-ce un effet de mode de se lancer à la découverte du monde.

 

En fin d’après-midi, nous partons visiter le village et arrivons près d’un terrain de sport où quelques jeunes sont en train de jouer au basket. Jusque là rien d’anormal mais ce qui est épatant c’est de voir leur condition physique pour pratiquer un sport à cette altitude.

 

25 octobre :

Il fait beau ce matin, le soleil est comme d’habitude au rendez-vous. Mais ce n’est pas le seule bonne nouvelle, Sylvie se sent beaucoup mieux.

 

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