Copacabana - Lac Titicaca

2 Nov 2019

 30 octobre :

Après La Paz, nous avions prévu de nous rendre au temple Tiwanaku, situé à 70 kms de la capitale et qui représente un site archéologique majeur précolombien de Bolivie.

 

Depuis que l'appel à la grève illimitée a été lancé, la situation se complique en Bolivie, les manifestations s'intensifient, on dénombre des blessés et des morts, les grandes villes comme Santa Cruz, Potosi et Sucre sont bloquées.

Un blocage des stations services n'est pas exclus. Nous décidons donc d'abandonner notre visite à Tiwanaku et de se rapprocher 'sans tarder' de la frontière du Pérou.

 

Nous suivons une route sinueuse faite de trous partiellement rebouchés qu'on évite dès qu'ils se présentent devant nous. Cette route longe le Lac Titicaca donnant un air des Alpes.

 

Nous montons pour mieux pour mieux redescendre ensuite et arrivons à San Pablo de Tiquina, un tour petit village sans grand intérêt hormis le fait qu'il se trouve sur un côté du lac Titicaca et que nous allons devoir mettre kokopelli sur une barge afin de rejoindre son village voisin en face San Pedro de Tiquina.

 

Nous garons kokopelli pour aller demander le tarif de la traversée et surtout négocier le prix qui va nous être donné. '80 bols que nous faisons ramener à 50'. Non mais des fois ... nous ne sommes pas la family Rotschild ...

Un jeune homme me guide pour conduire kokopelli jusqu'à l'avant de la barge. Je m'assure de bien placer une vitesse et de bien mettre le frein à main. Le déplacement du véhicule durant la traversée serait fatal.

Je rejoins Sylvie qui 'monte à bord' et qui ne semble pas du tout rassurée.

Et pour cause, nous réalisons que ces barges sont faites d'une accumulation de planches donnant plus ou moins la forme d'une barge.

 

Nos regards se tournent vers le mouvement des vagues qui nous séparent de l'autre côté et attendons que d'autres véhicules viennent prendre place sur notre barge pour rétablir le centre de gravité car pour l'instant le poids de kokopelli fait pencher sérieusement le 'ferry boat' vers l'avant.

 

Personne n'arrive et au bout de 10 minutes le jeune homme détache les amarres et tente d'amorcer le départ, je dis bien 'tente' car à 10 mètres du quai, le moteur tousse et semble avoir du mal à se lancer. Nos inquiétudes grandissent au fur et à mesure que nous prenons le large.

 

Sous l'influence des vagues, kokopelli se dandine d'un côté puis de l'autre. Va-t-il continuer la traversée ou alors basculer et terminer son voyage au fond du lac occupé jadis par les Incas ?

 

Quoi ? Non ce n'est pas le moment de dire quoique se soit à Sylvie qui se cramponne sur le bord de la barge.

Nous voici à la moitié de la distance puis au trois quart... Nous approchons peu à peu du quai final tandis que d'autres barges chargées de voitures, de bus partent en sens opposé.

 

Une fois débarqués nous poursuivons notre route jusqu'à Copacabana (rien à voir avec Rio de Janeiro), dernière ville de Bolivie située à 10 kms du Pérou. Nous nous rendons dans un camping, à l'écart du centre, nous sommes à 3800 mètres d'altitude.

 

Le Pérou est tout proche et nous sommes loin de ces problèmes de manifestations et grèves générales de la Bolivie. Nous décidons de rester ici quelques jours avant de continuer le périple.

 

31 octobre :

Nous partons à pieds au centre de la ville en longeant la plage faite de cailloux.

Au fur et à mesure que nous approchons, nous apercevons Copacabana avec ses quais d'embarcation, points de départ d'excursions pour aller visiter des îles voisines.

 

Une fois de plus, nous retenons qu'il ne faut pas toujours se fier aux avis donnés par d'autres voyageurs croisés en chemin. On nous avait dit que Copacabana ne méritait pas qu'on s'y arrête mais ce n'est pas notre avis. Nous nous sentons bien ici. Il règne une atmosphère de paix dans cette  petite ville animée pleine de charme en bordure du lac. Certes on ne peut pas se baigner dedans mais il y a beaucoup à faire.

 

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