Canyon de Colca

17 Nov 2019

9 novembre :

Nous quittons le site de Sillustani et prenons la route en direction de Chivay, porte d'entrée du Canyon de Colca.

 

En chemin, nous faisons étape dans un petit village Santa Lucia pour y faire notre premier plein de gasoil. C'est la première fois que nous allons remplir notre réservoir au Pérou. Nous avons du mal à nous faire comprendre pour préciser que nous voulons du gasoil pas de la gasoline. Le gasoil du Pérou est de mauvaise qualité et avant de faire le plein, j'ajoute une quantité d'additif amené de France.

 

Nous voulons profiter de cette étape pour faire quelques emplettes. Nous stationnons Kokopelli et nous voici partis pour le grand marché qui se tient ici le samedi. De toute évidence, les touristes ne doivent pas souvent faire halte ici, les gens ici ont la peau tannée, ridée et usée par le soleil. Nous qui sommes plus 'pâles' comparés à eux et les habitants nous dévisagent.

 

A chaque stand, c'est toujours le même accueil, échanges de sourires et de bonjours. Des passants n'hésitent pas à venir vers nous pour nous serrer la main. Notre vocabulaire espagnol atteint après autant de mois de voyage nous permet de glisser quelques phrases d'humour avec les habitants.

Nous repartons avec des fruits et des légumes et du tissu coloré.

 

Nous reprenons la route sous la pluie en direction de Chivay. Nous pensions nous arrêter dans un petit village repéré sur la carte mais en arrivant, l'endroit ne nous convient pas.

Il est 16:00 et nous décidons de continuer. Mais aucun village en vue et la nuit commence à approcher. La route commence à grimper sérieusement, nous montons aussi en altitude, nous voici à 3700 mètres. Autant dire que la tension se fait sentir à bord....'Aurions-nous dû rester au précédent village'.... Trop tard, c'est trop loin pour y revenir.

 

Dans la nuit la plus totale alors qu'il n'est que 19:00 nous passons devant une enseigne encore éclairée d'une maison qui fait office de 'kiosco', magasin d'alimentation. Je pars taper à la porte pour demander si nous pouvons stationner à proximité.

La personne nous accueille chaleureusement et nous indique où stationner kokopelli. Nous sommes soulagés d'avoir trouvé cet endroit. En règle générale, nous nous arrêtons toujours avant la nuit, cela est plus pratique pour trouver un bivouac mais là nous nous sommes fait avoir par le temps.

 

10 novembre:

Après une bonne nuit réparatrice de nos émotions et angoisses de la veille, nous remercions la personne du kiosco et laissons à sa fille un petit souvenir de France.

 

Nous reprenons la route à travers un col qui nous amène à 4950 mètres d'altitude, les paysages sont bien sur époustouflants.

 

 

A peine partis, voilà que nous faisons déjà un premier arrêt devant une ferme où sont entreposés des moutons et des lamas. Le fermier nous explique le mode d'élevage des lamas, le moment de la tonte, il connait chaque bête de son troupeau et nous annonce que le troupeau va s'agrandir à en croire l'activité du moment car c'est le moment de la reproduction.