Ile Uros Titino sur Lac Titicaca

8 Nov 2019

08 novembre :

Il est 9 :00, nous laissons kokopelli sur la placette du village de Llachon et partons à pieds au complexe de Freddy.  

 

Jessica son épouse nous emmène jusqu’au quai d’embarquement et faisons la connaissance de Rolando, le pilote du bateau. Sans tarder Rolando largue les amarres et nous voici partis sur l'île Uros Titino.

 

Il fait beau ce matin, le lac est très calme. Nous voici seuls passagers à bord, l'île est à 30 mn de bâteau, les paysages sont magnifiques, l'eau est très calme à cette heure de la journée.

La chaleur devient de plus en plus présente et nous abandonnons vite nos polaires, place à la crème solaire et au chapeau. Nous apercevons la ville de Puno au fond et l’île de Tequile.

 

Le bateau s’approche d’une myriade d’îles à proximité de ‘totora’, type de roseaux.

 

A notre arrivée, nous sommes accueillis et sommes les seuls visiteurs du moment.

L’histoire raconte que les Aymaras avaient fui l’invasion des conquistadors pour se réfugier sur des portions de terres flottantes du lac. Depuis ces communautés habitent toujours ces îles sur le lac Titicaca.

 

L’île ‘Uros Titino’ sur laquelle nous nous trouvons regroupe des familles, une vingtaine de personnes qui vivent là en permanence.

 

Ici on parle Aymara, troisième langue au Pérou après le Quechua et l’Espagnol. Le chef élu pour un an nous invite à s’assoir et nous explique la construction de l’île.  La profondeur du lac est assez faible dans cette zone  et cela favorise le développement de ‘totora’, une sorte de roseau qui pousse depuis un milieu ressemblant à de la tourbe.

 

D’immenses blocs de cette terre légère flottante sont extraits et réunis en eux pour former la base flottante de l’île. Régulièrement des couches de ‘Totora’ sont coupées et étalées sur l’île pour redonner de l’épaisseur.

 

Le chef de l’île nous explique ensuite la vie au quotidien. L’activité principale est faite de pêche et de chasse des oiseaux du marécage. Une fois par semaine ils se rendent sur la presqu’île pour ‘troquer’ les poissons et les oiseaux capturés avec des pommes de terre, du riz, du quinoa. Deux femmes de l’île nous font une démonstration de ce troc.