Cañón del Pato

11 Dec 2019

11 décembre :

Sujet de réflexion ce matin au lever après une bonne nuit de sommeil : la suite du périple.

Notre pré-réservation pour ramener le camping-car depuis Carthagène (Colombie) vers l’Europe est prévue en mars prochain.

 

Il reste mi-décembre, janvier et février et peut-être une partie du mois de mars.

Nous prenons conscience que nous sommes encore loin de notre point final. Il nous reste à terminer le nord du Pérou, l’Equateur avec une ‘escapade’ aux Galapagos et visiter la Colombie dont beaucoup de voyageurs nous parlent de sa beauté.

 

Trois petits mois c’est peu…

Aussi nous allons reconsidérer le périple et ‘zapper’ certains coins. Comme on dit on ne peut pas ‘tout faire et pas tout voir’, il faudrait cinq voir dix vies pour parcourir le monde. Mais nous ne nous plaignons pas, nous avons la chance de pouvoir parcourir cette partie du globe.

 

Dans l'immédiat pour rejoindre la côte pacifique, nous allons prendre une route de montagne à travers un canyon et pas n'importe lequel...Nous allons traverser le ‘Cañón del Pato' réputé pour ses nombreux tunnels.

 

C’est une route dont la partie la plus ‘délicate’ est en partie défoncée c'est-à-dire pleine de trous ou encombrée par des pierres détachées du flanc de montagne sous l’influence de la pluie.

 

En plus de ces obstacles qui nous font ralentir voire repasser en première, voici qu’une portion de la route sinueuse circule au bord d’un vide est d’une seule voie.

 

Autant dire que la rencontre avec un véhicule en sens inverse représente un gros handicap qui oblige à reculer jusqu’à une aire de stationnement si la personne opposée est trop engagée. Et ce n’est pas fini… pour couronner le tout, la route est ‘truffée’ de 39  tunnels pour lesquels il est demandé de klaxonner avant d’entrer.

 

Ai-je tout dit ? Je ne crois pas… question proposée à Sylvie 'je te propose de filmer ou de prendre des photos' … la réponse est comment dire 'étalée'.....les seuls mots entendus sur bon nombre de kilomètres ont été : ‘pas trop prêt du bord, oh mon dieu, je ne peux pas regarder, ne t’arrête pas là….’ Et j’en passe…

 

Bon tout ceci dit la route empruntée n’a rien d’une autoroute c'est vrai mais les paysages sont grandioses malgré la difficulté. Nous sommes au bord d’un vide qui donne droit au fond d’un canyon dans lequel serpente avec force le ‘rio Santa’ qui prend sa source au pied de la Cordillère blanche.

Les quelques aires d’arrêt en limite du vide permettent de mieux apprécier les décors dans lequel nous nous trouvons. En levant nos yeux nous restons ‘stupéfaits’ devant les gros blocs de pierre qui menacent de tomber et imaginons l’allure de kokopelli si un des blocs viendrait soudainement à se détacher.

Qu’on se rassure, les roches se détachent généralement par temps de grosses pluies et si le ciel est nuageux aujourd’hui, la pluie n’est pas pour l’instant au rendez-vous.

 

En traversant un des nombreux tunnels, nous remarquons la présence d’ouvriers qui veillent à l’entretien des parois internes de la roche. Nous pouvons dire avoir de la chance car nous avons rencontré en sens inverse que deux véhicules légers.

Plus loin en continuant la route, nous croisons trois camions roulant à vive allure et nous nous réjouissons de ne pas les avoir croisé à l’entrée d’un tunnel.

 

Peu à peu le canyon s’élargit mais le rio Santa n’a rien perdu de sa force. Les parois changent de tons en passant par le rouge, l’ocre, le jaune, territoire de mines pour en extraire du minerai. Plus loin, la roche devient noire.