'Mitad del Mundo' en Equateur

27 Jan 2020

 

15 janvier

Après une nuit calme, intendance du camping-car faite, nous quittons Mindo en reprenant sur une centaine de kilomètres la même route sinueuse qu'à l'aller. 

En chemin, nous faisons étape au parking d'une maison qui fait restaurant et café devant une vallée immense. Depuis la terrasse, ce ne sont pas moins de 50 colibris de toutes tailles et de toutes couleurs qui voltigent devant nous. Certains nous frôlent dans leur vol et le bruit du battement des ailes ressemble à celui d'un gros bourdon. Grosse déception, ils sont tellement rapide, qu il est impossible de les photographier.


Nous discutons un bon moment avec les propriétaires, très curieux de notre périple avant de reprendre la route pour arriver à un point géographique du globe important : ‘la Mitad del Mundo'. Nous voici sur la ligne imaginaire qui sépare l’hémisphère nord de l'hémisphère sud du globe terrestre.

Nous abandonnons kokopelli et partons découvrir ce lieu touristique et culturel. Au milieu du site, se dresse un monument construit en 1982 en commémoration des 200 ans de la première mission géodésique française et espagnole.

Le monument de la ‘mitad del mundo’ est orienté vers les quatre points cardinaux. Nous sommes sur la latitude 0*0'0'', définie par la mission géodésique française dirigée par Charles Marie de la Condamine.


Un ascenseur permet d’accéder au sommet du monument et offre un bel aperçu de la région. La descente qui se fait a pieds passe par différents étages où sont expliqués les phénomènes physiques de la terre comme la gravitation, les forces électromagnétiques et polarités.

Les principes de la physique s'appliquent ici, un oeuf peut tenir debout sur une pointe, la turbulence de l'évacuation de l'eau s'effectue dans un sens ou dans l'autre suivant si nous nous trouvons en hémisphère nord ou sud. 

 

Enrichis par ce rappel de géographie et de physique, nous faisons tamponner nos passeports par un cachet de ce passage et regagnons kokopelli pour atteindre Otavalo. Nous trouvons un parking sécurisé et surveillé et en plus calme en plein centre de la ville.


16 - 17 janvier
:
Otavalo va être la dernière ville étape de l'Equateur avant que nous passions en Colombie. Nous profitons du marché artisanal qui se tient tous les jours sur la ‘playa de los pochos' pour déambuler et ‘négocier’ quelques souvenirs que nous espérons ramener en France.

Le marché est très coloré, les produits sont a peu près les mêmes d'un stand à l'autre. Il est plaisant de discuter avec les vendeurs et vendeuses habillés en tenue traditionnelle. Les femmes portent une longue jupe noire avec un chemisier blanc serti de fleurs bordées et une coiffe sur la tête tandis que les hommes avec cheveux longs tressés sont vêtus d’un pantalon blanc et poncho.

 
Otavalo est une bourgade agréable et paisible, les rues sont bondées de restaurants et de magasins de souvenirs. On y trouve toute sorte d'article d'artisanat local mais aussi du ‘made in China’.


Notre séjour en Equateur touche a sa fin (¡Qué pena!) et quittons la ville en direction de la Colombie, dernier pays à parcourir de notre périple en Amérique du Sud. En chemin, nous croisons des familles de Vénézuéliens qui marchent le long de la route avec un sac à dos, les plus chanceux possèdent un duvet enroulé dans une main. Ces jeunes gens pour la plupart des jeunes fuient leur pays dans l'espoir de trouver asile ailleurs et pouvoir s'y installer et démarrer une nouvelle vie.


Le passage à la frontière est long mais se fait sans difficulté. C’est toujours une période de stress liée à l'attente dans des files de queue en attendant son tour. On se demande toujours si tout va bien se passer. Nous repassons par l'immigration et ‘bing bing' nous voici avec nos derniers passeports un peu plus noircis de tampons d'entrée. Nous redoublons de prudence à la remise du document d'importation temporaire du camping-car. La moindre erreur sur le numéro de châssis, l’immatriculation serait un obstacle à l’embarquement du véhicule pour son retour en France au mois de mars prochain. 


Munis de ce document, nous quittons les bureaux de douanes et surprise, kokopelli n'est même pas visité. A quelques kilomètres de là nous arrivons dans la première ville de Colombie, Ipiales et passons à un bureau de change ainsi qu'à un cabinet d'assurances qui nous délivre une assurance SOAT de deux mois pour kokopelli.
Nous partons ensuite au site de ‘Las Lajas'. Il commence à se faire tard, nous passons notre première nuit en Colombie sur le parking du téléphérique, point de départ pour aller visiter le célèbre sanctuaire de ‘Las Lajas' et son église néogothique.

Où  sommes-nous :

 

Prochaine étape : Les Lajas

 

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