Les villages de Jerico et Jardin

1 Feb 2020

 

28 janvier : 

Parcourir la région du café ici en Colombie, c'est un peu comme sillonner les routes des vins d'Alsace. Dans chacun des cas, on y découvre de somptueux villages au charme pittoresque à la différence près c'est qu'ici ils sont enclavés dans les creux de collines.

Après avoir visité les charmantes bourgades colorées de Filandia et Salento, nous partons visiter deux autres villages situées aussi dans la région du café. 

Nous quittons Filandia et prenons une route qui est en plein travaux avec de nombreuses immobilisations sur la route. Ces attentes sont une occasion pour des vendeurs ambulants de proposer des produits aux automobilistes immobilisés. 

Ces ventes 'sauvages' peuvent être des boissons rafraîchissantes, des gateaux ou encore des friandises. La colombie connait de grands travaux d'aménagement avec la construction d'une autoroute 'coupant' court les montagnes pour relier l'axe Nord-Sud.


Après 5 heures de route fatigante et sous la chaleur avec de nombreuses immobilisations sur la route nous arrivons au village de Jerico et établissons notre bivouac dans le jardin de Carlos, un habitant qui met à disposition son terrain pour y stationner.


Carlos est très sympathique, il nous guide pour bien garer le camping-car et nous offre des biscuits en guise de 'bienvenidos'. Son fils nous apporte le code pour accéder à leur wifi. Décidemment la gentillesse des colombiens est quelque chose d’immense et de fort.

29 janvier :
Après une nuit très calme réveillés au chant des oiseaux, nous partons découvrir le village qui est aussi un des villages situé sur la route du café. En fermant kokopelli, Carlos vient nous saluer pour prendre de nos nouvelles et pour savoir si nous n'avons besoin de rien il est très soucieux de notre séjour dans sa demeure. 

Alors que nous descendons la rue qui mène au centre, nous ne pouvons pas résister à prendre des photos, les façades des maisons sont colorées et les fenêtres reprennent un style espagnol avec des barreaux faits de bois avec les volets à l'intérieur donnant un charme très particulier aux habitations. 

Les rues sont encore presque désertes à cette heure matinale du jour. Nous passons devant un atelier et sommes attirés par l'artiste qui y travaille. La personne utilise des emballages et réalisé des sculptures et objets de décoration, un bon créneau à qui veut bien se lancer au traitement de nos emballages sur terre. 

 

Nous poursuivons notre balade passant devant des ‘tienda', sorte de magasins où on trouve de tout. On peut même y déguster un café. Nous discutons avec les locaux installés ici. Tout est calme, paisible, on se sent chez soi et ces personnes âgées dégagent un sentiment de paix et de bonheur, bref nous nous sentons très bien ici. 

Alors que nous continuons à marcher vers la place centrale de Jerico, nous admirons le travail du cuir d'une petite entreprise qui confectionne des sacs. Une personne s'occupe de couper des pièces de cuir, une autre assemble et colle les parties avant de coudre l’ensemble. Les sacs mis en vente comportent plusieurs poches et même comme nous confie le patron de cette petite entreprise, ‘nous avons prévu une poche secrète’….


Sylvie hésite beaucoup pour choisir un sac, trop gros, trop petit, trop de poches, la face en peau de cuir ne convient pas. Finalement son choix se porte vers un modèle original. C'est décidé, ce sac va partir en France

Nous continuons à discuter avec le patron qui nous montre que ses collections sont exportées aux USA et en Europe et que certains modèles ont été repris dans des défilés de mode de Bogota. Il nous montre aussi que le soin tout particulier adopté a son travail a valu la confection d'une ceinture présentée au service d'ordre religieux.


Nous promettons d'envoyer les photos au maitre artisan Ruben Dario Agudelo Bohorquez (il doit y avoir plus compliqué comme nom je pense…. 😁). Nous quittons cette petite entreprise riche de son travail créatif. 

Sur le devant d'une porte nous nous laissons tenter par une visite dans un petit musée ouvert. Sur un fond de musique classique, nous faisons la visite de nombreux instruments de musiques du monde entier, à vent ou a cordes, anciens et récents qui sont exposés. 

Apres ces nombreuses rencontres, nous arrivons finalement à la place centrale encore désertée. Quelques rares locaux sont assis en terrasse et prennent un café. 

Nous apercevons une ‘chiva' et partons l'approcher. Ce véhicule date d'une cinquantaine d'années et roule encore parfaitement bien dans ces régions reculées en altitude, la robustesse de ‘dodge' n'est plus à démontrer. L'ossature est faite en bois et les décorations colorées peintes à la main. Il faut l'avouer, ce travail embellit considérablement le véhicule. 

Une chance tel un enfant je peux prendre place à bord et c'est avec une certaine fierté que je conduis ‘virtuellement' ce véhicule long de 11 mètres. L’arrière comporte une figure du Christ, il faut dire, les Colombiens sont très croyants et aussi très pratiquants.

Nous regagnons la place centrale et faisons une halte devant l’église avec la statue de ‘Laura Montega Upegui', née ici à Jerico et qui fut la première sainte Colombienne à être canonisée par le pape Francisco.

A côté de la place des taxis 4x4 sont réunis et s’apprêtent a ramener des locaux dans les coins retirés avec leurs emplettes. 

Nous poursuivons la visite en enchaînant d'une ruelle à une autre pour arriver devant un jardin botanique.

 

Les fleurs que nous rencontrons a l’intérieur ne nous sont plus inconnues depuis la brillante présentation faite lors de notre visite chez Javier et sa finca.

Quoiqu'il en soit, la visite est agréable et c'est avec plaisir que nous visitons ce jardin.

Le sentier monte ensuite jusqu'à une statue du Christ, l'endroit donne un aperçu du paysage qui nous entoure. 

 

Un moment plus tard, nous redescendons vers le centre du village. Pendant que des enfants rentrent du chemin d'école et que des locaux flânent sur la placette, il est temps pour nous de se préparer à quitter ce merveilleux village que nous avons adoré.  

Quelques derniers mots avec Carlos qui de toute évidence a ‘le cœur gros de nous voir partir'. La Colombie c'est çà, il ne faut pas de durée pour que des liens forts naissent. Nous sommes restés peu de temps ici à Jerico et le peu de contact que nous avons eu avec Carlos sont intenses. 

Il nous prépare un petit cactus dans un petit pot afin que nous puissions ‘essayer' de le ramener en France. Nous verrons bien, en tout cas pour égayer un peu ce départ, nous baptisons cette petite repousse avec le nom de ‘Carlos'. Cela l'amuse et nous aussi. 

Nous quittons Jerico pour un autre village Jardin situé à 2 heures de route. Nous nous posons dans un magnifique hotel qui accepte les camping-car.

 

Nous enchainons la visite de Jardin qui ne nous marque pas autant que sa voisine Jerico. Premier point que nous avons apprécié a Jerico, c’est le côté ‘authentique', les hommes portent des chapeaux ‘colombiens', ce qui accentue son charme, chose non retrouvée ici à Jardin, la simple casquette remplace le chapeau, le 'progrès' remplace 'l'authentique'…..

Nous visitons un petit espace arboré qui nous offre la possibilité d’admirer d'assez près des coq de roches et à deux pas du centre.

Ces oiseaux sont rouges noirs et blancs et possèdent une curieuse tête.


Dire qu'il existe des sorties ‘ornithologiques' organisées par des spécialistes où il faut se lever à 4.00 du matin pour aller observer ces merveilleux oiseaux en forêt sans garantie de tomber sur eux. 

Et là, à peine à quelques ‘blocs' du centre, se trouve un bois arboré d'arbres et de bambous et voilà que ces oiseaux sont visibles à une distance de deux mètres. C'est quand même épatant. 

La pluie s'installe, nous poursuivons un petit chemin sans grand intérêt et préférons retourner au camping-car.

29 janvier :
Nous voici presque déjà à la fin janvier. Le mois de mars approche et il nous faut avancer. Nous quittons Jardin en longeant des paysages magnifiques. 

 

Nous traversons une riche région de la culture du café , des maisons colorées chacune différente qui meublent la végétation épaisse de la culture du café et des bananes.

Nous nous arrêtons souvent en route pour admirer le paysage. 

Au détour d'un virage nous faisons une halte devant une ‘tienda'. L'homme nous cueille des graines rouges de café que nous allons faire sécher et garder en souvenir.
Nous quittons cette vaste et riche région de Colombie.

Où sommes-nous :

Prochaine étape : Medellin – le centre
 

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