La Alejandria - Mexique
- Jo et Sylvie
- il y a 3 jours
- 3 min de lecture
03 mai :
Rien de spécial au programme aujourd’hui ... Je disais rien de bien spécial, bien au contraire… Nous sommes toujours installés dans ce petit camping reculé loin de l’agitation du monde et du bruit de Puerto Escondido. L'endroit ici est bien agréable devant le lagon, une vue de carte postale, à l’ombre sous des cocotiers et manguiers.
La journée passe entre l’entretien de Kokopelli2, la lessive, le tri des photos, l’analyse et la préparation du périple en vue du passage au Guatemala dans quelques jours sans oublier farniente et sieste après un délicieux apéritif de mangue apporté par Aurélio, le propriétaire suivi d’un bon repas pris à l'ombre.
Durant ce petit séjour ici dans ce merveilleux cadre reposant, nous pouvons entendre bon nombre d’oiseaux qui sont difficiles à capturer en photos, la végétation y est très dense et leurs déplacements sont rapides. Nous pouvons voir aussi des écureuils descendre des arbres qui d’un geste stoppent leurs courses, se retournent et remontent pour fuir notre présence.
Plus loin en se rapprochant du lagon, on arrive à des mangroves à côté d’une jungle de cocotiers.
Aurélio nous explique qu’en 2016, une séquence d’une nouvelle version du film ‘Tarzan’ a été tourné ici par des Canadiens. Ce milieu humide et ombragé est l’habitat privilégié des crocodiles présents dans le secteur.
Autant dire que nous redoublons de prudence et observons toute apparence suspecte avant d’avancer. Pas de crocodiles en vue mais de beaux iguanes qui vont bien nous amuser dans leurs déplacements.
En pénétrant plus loin dans la jungle par un semblant de chemin plein de noix de cocos, on aperçoit quelques huttes en location appelées ici ‘cabanas’. L’endroit est retiré et une présence de moustiques nous pousse à revenir sur nos pas. Nous passons sous d’immenses manguiers qui offrent une belle ombre sur le site en marchant sur un nombre incalculable de mangues tombées des arbres. Aurelio en cueille pour nous avec une sorte d’épuisette fixée à l’extrémité d’une longue perche de bambou. Nous faisons une délicieuse cure de ce fruit qui nous manquera beaucoup une fois de retour en France...

La journée arrive à sa fin, le soir tombe vite ici dans cette zone tropicale. Il est 17:30, le temps de faire un dernier coucher de soleil sur le lagon et il est temps de rentrer dans Kokopelli2 pour éviter les piqûres de moustiques.
04 mai :
La nuit a été chaude mais cependant agréable grâce au ventilateur à proximité qui a fonctionné toute la nuit pour gagner à peine quelques degrés en dessous les 33. Nous prenons un bon petit déjeuner qui se termine par une mangue. Petit sourire au passage, c’est bête à dire mais on ‘commence à saturer’ à force de manger ce fruit pourtant si délicieux. Nous réalisons que nous avons des mangues dans la soute de Kokopelli2, dans le frigo et dans un panier sur la table. Bon on ne va pas se plaindre…
Nous faisons l’intendance de Kokopelli2, rangeons chaises relax et autre affaire dans la soute, calant le tout de manière à éviter des glissements durant la route que nous allons prendre aujourd’hui.
Nous partons saluer une personne qui habite le camping et qui tient à nous montrer avant le départ, un nid d'aigle sur la hauteur d'un cocotier. Les petites habitations basiques qui se trouvent en limite du camping sont simples et témoignent de la difficulté que vivent certains mexicains au quotidien.
Nous partons ensuite voir Aurelio pour lui dire Au-revoir. Il semble bien occupé depuis l'aube. Muni d'une hache, il fend des coques de noix de coco qui sont au stade de germination. Une fois ouvertes en deux parties, il retire le coeur d'où part le germe, appelé le cotylédon, plus précisément on parle de cotylédon spongieux. C'est comestible et apprécié dans ces régions tropicales.
Aurélio ajoute à cette produit récupéré dans un sac en vue d'en vendre à un marché voisin avec un sac entier remplis de mangues.
L'intérieur de la coque débarrassée de ce substrat sera ensuite ramassée par une société pour fabrication d'huile, de savon et de shampoing. La coque quand à elle servira de combustible pour la fabrication de tuiles. Rien ne se perd dans la production de noix de coco. Nous venons de vivre une riche expérience durant ces deux jours passés ici.
Il est temps de saluer Aurélio le remerciant pour sa sympathie et les échanges que nous avons eu avec lui sur les deux journées passées ici. Il aime la nature et possède une riche connaissance ornithologique. C’est dommage que notre espagnol ne soit pas aussi bon pour mieux comprendre ses explications.
Nous reprenons la route laissant derrière nous la côte pacifique, faisons quelques courses au passage dans un Chedraui avant de rouler vers notre prochaine étape : Hierve El Agua.






































































































Très bel endroit !
Un petit apéritif dans cet endroit de rêve doit être bien sympa.
Bonne continuation.