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Los Barriles - Baja California

13 mars :

Nous quittons La Paz pour prendre la direction de l'extrême sud de la péninsule de Baja California. Nous passons faire le plein de courses et nous nous arrêtons aussi dans des magasins spécialisés pour tenter de dénicher une Starlink.

Starlink est un fournisseur d'accès à internet par satellite de la société Space X. Nous sommes convaincus de son utilité lors d'un voyage au long cours. Depuis que nous sommes entrés au Mexique, capter un réseau est toute une histoire et cela rend pénible les recherches sur internet, identifier les routes à prendre, gérer les dépenses sans oublier la rédaction du blog.

Hélas la plupart des magasins visités, le modèle 'mini' qui est très suffisant pour nos besoins n'est pas disponible. Il semblerait que la ville Cabo San Lucas situé à l'extrême sud puisse disposer du modèle recherché. Dans la négative, nous verrons après la traversée en ferry de La Paz à Mazatlan.




En chemin, nous marquons un arrêt sur le bas côté de la route où se trouve une petite chapelle richement décorée. Cette chapelle marque le destin tragique de Winter Yrenea Ojeda Rouyer.

Il faut remonter aux années 30 quand une fille est née dans cette partie de Baja California du nom de Winter Yrenea Ojeda Rouyer. La beauté de la jeune fille était indéniable à travers ses yeux verts, et dès son plus jeune âge elle a appris à parler français, chinois, russe, allemand et espagnol très fluide. Bien plus encore, elle a commencé à développer des dons en prédisant des événements qui allaient se produire.

Elle avait prédit que le toit de l'église du village de El Triunfo allait tomber, cela s'était effectivement produit entrainant la mort de beaucoup de personnes, l'ouragan de 1939, la présence d'un trésor caché sous l'église entre autres choses. C’est ainsi que les gens de la ville ont commencé à dire qu’elle était une sorcière et qu’elle avait des pactes avec le diable, son nom et sa personne ont été pratiquement détruits parmi la société et avec ce type de rumeurs autour d’elle. Sa mort demeure encore un mystère.



Une heure de route après à travers des paysages désertiques, nous arrivons à Los Barriles ...

Pour accéder à notre spot ‘dodo’, nous quittons la route principale pour virer sur un chemin de sable, nous marquons un point d’hésitation mais le sol est quand même dur avec le passage de nombreux quads et véhicules 4x4. Le point GPS indique de virer ensuite sur la gauche, je suis cette direction et là …. – ca-tas-tro-phe - enlisement de Kokopelli2 sur les roues avant.

Il y a un dicton ici qui dit qu’on ne quitte pas la Baja sans s’enliser au moins une fois, dicton vérifié !

Avec Sylvie, on tente de dégager un peu de sable autour des roues avant de manière à créer une sorte de couloir, tentative de démarrage, aucun résultat, le véhicule s’enfonce de plus belle.



Nous dégageons encore plus de sable avec la pelle armée et glissons des plaques de désensablement ‘premier prix’ qu’on avait jugé emmener en voyage. Autant dire qu’elles n’ont servi à rien. Le poids du véhicule les a littéralement enseveli dans le sable. Du coup il va nous falloir opérer différemment et sortir le grand jeu. Nous sortons l’échelle télescopique de la soute et me voici à grimper sur le toit de Kokopelli2 pour prendre les plaques de désensablement stockées sur la galerie du toit. Celles-ci sont des plaques professionnelles de 1m20 de long, en aluminium et rigides, bref du costaud !


Première tentative, le véhicule sort bien de son enlisement mais quelques mètres plus loin, il s’enlise à nouveau. La pelle armée nous rend bien service, on dégage le maximum de sable pour glisser à nouveau les plaques et nouvel essai….

Il aura fallu 3 épisodes pour enfin retrouver un sol en sable plus dur. Avec une certaine fierté du résultat pour s’en être sorti seuls, nous rangeons tout ce matériel et trouvons un autre chemin pour arriver au même spot.


Nous voici à une bonne trentaine de mètres du bord de mer devant un magnifique décor de rêve avec des parasols en bordure de plage. D’autres camping-car sont là aussi, américains et canadiens qui viennent chercher le soleil ici en Baja California.


14 mars :


Nous avons très bien dormi et après un copieux déjeuner nous décidons d’aller faire une balade sur une immense plage. Un fait nouveau apparaît, des ‘occupants’ arrivent progressivement et profitent de l’ombre formée par les parasols. Certaines vaches restent debout tandis que d’autres s’allongent sur le sable. Voilà une situation inattendue mais rigolote à voir. Peut-être est-ce une plage ‘privée’ pour elles seules…



Nous longeons le bord de mer fait de cailloux, il fait chaud, très chaud même… Les paysages lointains sont magnifiques. En chemin nous croisons beaucoup de pélicans qui attendent que la mer remonte. Notre balade nous amène jusqu’au point où nous nous sommes enlisés la veille, on retrouve les marques laissées sur le sable par les plaques de désensablement.



Il est temps de songer à faire demi-tour.

Il fait beau, chaud, beaucoup de personnes font du paddle sur l’eau et aimerions profiter du cadre pour faire une sortie en canöé ou en paddle. Malheureusement nous n’avons pas cet équipement dans le fourgon. En croisant une canadienne, je l’interroge pour savoir où nous pourrions louer un paddle.

Elle interroge son mari et tous deux nous trouvent deux paddles pour 400 pesos, soit 20 €. Il y a aucune hésitation et n’ayant rien de quoi régler sur nous, nous prenons leur adresse et promettons de revenir dans l’après-midi pour payer.



Nous passons une bonne partie de l’après-midi à jouer au ‘lézard’ face au soleil, bercés par le bruit des vagues et amusés par les va et vient d’une aigrette qui chercher à attraper un poisson mais qui n’a pas trop envie de se mouiller avec les vagues du rivage.




Nous partons ensuite au numéro 28 du domicile de Nicole et Roberto. Nous aurons eu bien du mal à trouver leur adresse. Les numéros sont soit inexistants soit pas dans l’ordre. En fait ils habitent un complexe communautaire privé occupé par des américains et canadiens. Les maisons sont richement décorées et personnalisées dans une ambiance exotique avec palmiers, caoutchouc, cactus… Nicole et Roberto ont un certain standing de vie et sont très sympathiques, nous parlons un bon moment avec eux. Ils sont Canadiens et viennent passer quelques mois ici .


15 mars :



Nous sommes réveillés tôt et assistons à un magnifique lever de soleil. Devant nous, les fameux parasols sont déjà occupés par des vaches qui arrivent on ne sait d'où...



Nous avions convenu avec Nicole de venir prendre les paddles pour 9:00 mais il fait déjà chaud et à 8:30, nous nous pointons chez eux. J’aide Nicole à placer les paddles sur leur véhicule tout-terrain, Sylvie prend place à l’arrière, ‘Cannelle’ le chien grimpe dans le véhicule et nous voici partis pour le bord de mer.

Nicole nous souhaite un ‘bon amusement’ et nous voici partis à pagayer. L’eau est calme mais au fil du temps, des vagues vont apparaître rendant un peu difficile l’avancée. L’eau est chaude et il est agréable de tremper les pieds dans l’eau depuis le bord du paddle.



Le fond de l’eau est très clair, malheureusement nous ne voyons aucune raie passer dessous nous. Nous en apercevons quelques unes qui sortent de l’eau pour s’éclater à la surface.

Au fur et à mesure que nous avançons un peu plus vers le large, on aperçoit un groupe de dauphins avec leurs ailerons. Plus loin c’est une figure étrange qui attire notre curiosité et décidons de papayer pour l’approcher….

C’est un phoque que reste à la surface sans bouger. On se demande s’il n’est pas mort mais aussi comment peut-il rester immobile et flotter à la surface de l’eau. Je tente de l’approcher de plus en plus mais s’apercevant de notre présence, le voici qu’il plonge pour disparaître.



Les vagues devenant trop présentes, nous décidons de retourner au point de départ. Sylvie reste avec les paddles pendant que je vais voir Nicole et avec son véhicule tout terrain nous venons reprendre les paddles.

A nouveau nous discutons avec Nicole et Roberto. Roberto se trouve sur une chaise roulante depuis des années à la suite d’un accident en moto. Nous échangeons nos contacts. Comme nous programmons de monter pour l’Alaska en 2027, Nicole nous propose de passer chez eux s'ils seront là.

Il est temps de quitter Los Barriles et de poursuivre notre découverte toujours vers le sud de Baja California. Nous faisons le plein de bouteilles d’eau à boire.





 
 
 

1 commentaire

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Charisma45
23 mars
Noté 5 étoiles sur 5.

De jolies plages, les vaches doivent vraiment aime les plages, on en voyait régulièrement sur le splages de Corse, à la Rondinara ou à la plage de Roccapina. Bonne continuation.

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