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Costa Rica - Pura Vida - Jour 7

07 avril :

Ce matin, nous nous levons tranquillement. Il faut l'avouer, nous accusons une certaine fatigue de la randonnée de la veille mais aussi de la chaleur écrasante que nous connaissons ici.



Le ciel est bleu, le soleil est au rendez-vous, nous prenons un copieux petit déjeuner et profitons du bord de la piscine et du solarium pour de reposer 'de bon matin'... Dur dur la vie ici ! on comprend mieux le terme : Pura Vida...


Il approche 11:00 et quittons finalement l'hôtel pour se rendre à notre prochaine étape. Nous faisons une première halte à une boulangerie française puis quelques kilomètres plus loin, à la 'playa Carillo'. 

C'est marrant de constater que dix minutes de route ont suffi pour arriver à cette plage alors que cela nous a demandé la veille 2:00 de marche durant la randonnée.



Nous trouvons une place de parking le long de la route avec de l'ombre sous les larges feuilles de Palmiers. La plage est presque déserte. L'envie d'aller se baigner est là. Mais il faut être prudent comme le signalent des panneaux, des courants de fond peuvent être plus fort que les vagues et nous entraîner vers le large.


Sylvie se limite à un bain de pieds, pour ma part, je nage plus loin pour 'jouer' aux vagues qui se forment avant qu'elles ne se brisent.



En début d'après-midi nous reprenons la route pour notre prochaine étape. Il nous restait 14 kms à parcourir et nous mettrons pas moins d'une heure pour les faire. Au Costa Rica, il y a deux types de routes, des asphaltées et .... de la piste faite de tôle ondulée, de cailloux et de terre. Ces chemins de cailloux et de terre montent, descendent, virent à droite puis à gauche. La voiture de location peine même à monter certains pistes, même qu'une fois nous avons dû renoncer et devoir faire marche arrière sur une côte et emprunter une autre piste classée 'moins pénible'. Mais la surprise qui nous attend ce soir est là.



Donc une heure après, nous arrivons à notre lodge qui se situe dans un grand espace de jungle. On entend au loin les singes hurleurs.... On espère qu'ils ne vont pas s'approcher. Le logement est vieillot mais propre.



Comme notre activité est prévue à la nuit tombée, nous profitons d'aller explorer les alentours. Le chien du lodge semble vouloir nous accompagner. Le chemin de cette balade nous mène à un immense ficus vieux de 200 ans. Un phénomène curieux réalisé par la nature, de manière à éviter que les branches cèdent sous le poids, des ramifications ont poussé verticalement avec le temps pour rejoindre le sol, formant de véritables étais à ce chef d'oeuvre de la nature. Les paysages sont magnifiques tout commes les oiseaux rencontrés en chemin.


Il fait nuit, nous nous joignons à d'autres voyageurs et Randal nous dirige chez la 'playa de Corozalito'. Equipés de torches en mode infrarouge nous suivons notre guide et sa fille Mau à la recherche de tortues venant pondre sur la plage. 


Ce n' est pas vraiment la haute saison de pontes mais il arrive que des tortues viennent ici encore en avril. D'après le guide, les conditions sont réunies, absence de lune pour permettre à la tortue d'approcher la plage sans être observée par des prédateurs. Autre condition, la marée, facteur très important qui va permettre à la tortue d'atteindre la plage et entamer un lent et épuisant circuit avant de trouver un endroit sur la plage pour se préparer à pondre. 

Les tortues sont très sensibles à la lumière blanche qui peut les faire fuir et interrompre

la ponte. L’infrarouge est beaucoup moins perturbant. Nous nous approchons doucement derrière la tortue pour surtout pas la déranger et observer son travail. La voici qui place ses nageoires avant sur une surface plane comme on 'calerait' le niveau d'une pelleteuse.


Etape 1 : Elle creuse un trou avec ses pattes arrière...



Etape 2 : Dans le trou d'une trentaine de centimètres, elle pond entre 70 et 100 oeufs



Etape 3 : Elle rebouche le trou de tout son poids et du reste de ses forces elle exerce des mouvements gauche et droite, tentant de se soulever un peu du sol pour retomber sur le nid bouché de manière à tasser le sable. Toujours affaiblie, la tortue va faire disparaitre ses traces en prenant du bois flotté ou des branchages situé à proximité pour éviter la venue de prédateurs comme les ratons laveurs, les crabes qui limitent les chances de survie des petites tortues.



Puis peu à peu elle regagne la mer, marquant des arrêts comme essoufflée pour reprendre quelques dernières forces et disparaitre dans la mer.


Cette soirée a été très forte en émotion avec cet inoubliable spectacle de la nature qui confirme une fois de plus de préserver ces espèces.

 
 
 

1 commentaire

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Charisma45
20 avr.
Noté 5 étoiles sur 5.

Sortie nocturne qui devait être très intéressante. Bonne continuation.

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