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Le PIRE accueil en entrant aux USA !

26 sept.
7 min de lecture

21 septembre :

Alors que nous nous apprêtons à quitter notre campement de Teotihuacan, nous entendons le bruit d'un souffle sourd et puissant venant du ciel. Nous levons nos yeux et on assiste à un spectacle majestueux et coloré.



Des dizaines de ballons s’élèvent lentement dans le ciel, portés par le vent. Leurs immenses enveloppes, aux couleurs et motifs variés, se succèdent à différentes hauteurs, formant une véritable parade aérienne dans la lumière douce du matin.


Nous prenons la route en direction des USA et allons traverser l'état Tamaulipas, un État du Mexique situé au nord du pays, à la frontière avec les États-Unis.

Cette portion de route menant à Nuevo Laredo, poste frontière présente un risque sécuritaire réel crime organisé, vols, enlèvements et affrontements armés. Aussi par précaution, nous allons suivre les recommandations de règle, rouler de jour, s'arrêter impérativement avant la nuit et privilégier l'autoroute. Tout au long de l'itinéraire, nous aurons droit à des contrôles armée et sanitaires.



À mesure que l’on approche de Nuevo Laredo qui fait frontière entre le Mexique et les USAE, la route offre des décors sublimes qui nous rappellent la Baja California avec des zones arides et sauvages. De part et d’autre de la chaussée, les cactus et les plantes désertiques ponctuent le paysage, mêlés aux arbustes épineux et aux herbes sèches.


23 septembre :

Nous passons dans un dernier Wallmart du Mexique (magasin style Auchan) pour y faire des dernières emplettes, le coût de la vie sera bien différent côté US et surtout épuiser les quelques dollars mexicains que nous avons en poche.

Nous roulons ensuite vers la frontière de Colombia - Laredo en suivant bon nombre de camions sur la route.



Nous passons le poste frontière du Mexique et annulons notre permis de séjour de Kokopelli2, le douanier photographie la plaque signalétique gravée sur le châssis et nous tamponne la sortie.

C'est fait, nous allons quitter le Mexique avec une pointe au coeur...


La visite de ce magnifique pays aura été une expérience particulièrement enrichissante et positive. Nous avons été particulièrement touchés par la gentillesse, l’accueil chaleureux et la générosité des habitants. La beauté du pays nous également beaucoup marqué, entre ses paysages magnifiques, ses plages, ses villes colorées et son riche patrimoine culturel. Ce voyage aura permis de découvrir une culture vivante et authentique, tout en faisant de très belles rencontres. Nous gardons du Mexique des souvenirs merveilleux. Hasta Luego Mexico !


Nous poursuivons notre route en direction du poste américain, de chaque côté l'élève le mur de 'la honte', le mure construit par les américains sur la frontière américano-mexicaine qui fait environ 3 145 km.

Comme toujours sinon presque, on ne sait jamais trop vers quelle file se diriger avec notre véhicule européen. On se retrouve au milieu d'une file de camions et un chauffeur nous indique de faire demi tour pour emprunter la bonne file, cette colonne de camions est réservée pour des contrôles spécifiques notamment sur leurs poids de marchandises. La solidarité des routiers veut qu'ils se rangent et nous laissent remonter la file à contresens pour prendre la bonne file en direction de la douane américaine.


Nous voici arrivés devant un guichet. Je dis bonjour au douanier qui reste froid et visiblement pas de retour de 'bonjour'... Je me dis.... il est peut-être dans son mauvais jour, après il est à peu près 17:00, c'est peut-être un peu tard pour dire 'bonjour'. Bref, il me demande nos passeports que nous avons préparé pour les présenter. Il tapote quelques données sur son ordinateur et me demande où se situe notre région en France, je lui dis 'Paca' situé dans le sud-est de la France. Il tapote ces informations dans son ordinateur mais cela semble être insuffisant car il hoche la tête. Sur le téléphone, j'écris 'Alpes de haute Provence' et lui montre l'écran, il saisit ces informations et même constat, il ne trouve pas et abandonne la saisie de ce champ. Il nous demande d'aller stationner le véhicule et de se rendre au bureau d'immigration pour accomplir la demande du I94.

Je lui tend la carte grise de Kokopelli2 mais il n'en veut pas, soit.... nous partons ranger le véhicule et allons au bureau d'immigration.

Le I94 est le formulaire d’arrivée et de départ des États-Unis, il sert à enregistrer la date d’entrée aux États-Unis, le statut d’admission et surtout la date jusqu’à laquelle on est autorisé à rester aux États-Unis.

Prise de photo, prise d'une adresse au USA, prise d'empreinte et 'prise' de la somme de 60 dollars pour régler cet enregistrement. Nous sortons des bureaux d'immigration avec un document nous autorisant à rester jusqu'au 22 décembre, cela ne pose aucun problème car nous avons prévu un 'break' de voyage au 16 décembre avec un retour en France.


Il ne nous reste plus qu'à se diriger vers notre prochain bivouac et préparer nos prochaines visites. Mais non, c'est là que tout va se corser ! Un douanier nous interpelle et nous demande les clés de Kokopelli2 et nous demande de rester dans la salle d'immigration. Nous lui remettons donc les clés mais nous demandons à être présents à distance raisonnable, expliquant que c'est notre 'maison de voyage' et que certaines précautions d'usage existent dans le véhicule. Nous ajoutons que nous pouvons prêter notre assistance sur la manipulation ou l'ouverture de certaines parties du véhicule. Il refuse et nous 'ordonne' de rester dans la salle d'attente située à une centaine de mètres de Kokopelli2. Nous insistons sur notre présence attirant son attention sur le fait qu'un de ses collègues est accoudé contre la paroi de Kokopelli2 et que cela ne se fait pas. Bref pas d'autre choix que de rester dans la salle d'attente et depuis les surfaces vitrées assister au véritable carnage qui va suivre.

Ce n'est pas un ni deux douaniers qui vont fouiller le véhicule mais six personnes...


Voici l'image qui nous vient à l'esprit : on dirait six rats qui cherchent un morceau de gruyère.

Tandis que certains pénètrent à l'intérieur, d'autres ouvrent les portes arrière du fourgon et tentent de soutirer les caisses pour les fouiller. Je dis bien 'tentent' car le lit est en position basse et l'extraction de ces caisses est difficile et délicate et sujette à de la détérioration. Nous sommes horrifiés de voir cet acharnement et être impuissants à pouvoir ragir, ne serait-ce que pour leur dire 'mais bordel, si nous aurions pu être à proximité, nous vous aurions indiqué la présence d'un bouton de manoeuvre du lit pour pouvoir le soulever et alors dégager les caisses avec aisance sans tout défoncer comme vous le faites'

Nous sommes très en colère. Depuis le début de notre voyage, nous sommes passés à plusieurs postes frontières même américaines, c'est la première fois que nous assistons à un tel carnage, tout est en dessus dessous.

Après passage du chien pour détecter une éventuelle présence de drogue, nous sommes autorisés à revenir au véhicule avec toutes les caisses dehors et le contenu extrait... Nous sommes écoeurés mais serrons les dents en ayant qu'une hâte, celle de quitter ce poste de douane.


C'est là que le superviseur nous interpelle et nous prend à part. Il commence par nous sermonner car selon un douanier, nous avons refusé la fouille. J'essaie - car il refuse que je puisse m'expliquer et glisser un mot - mais j'arrive quand même à préciser que notre intention n'était en aucune manière de refuser la fouille, force est de constater que nous avons remis les clés aussitôt demandées mais que nous voulions prêter notre aide même à distance sur l'ouverture de telle ou telle partie du véhicule.


Il se foutait bien de ce que je puisse dire et continuer à nous sermonner, nous menaçant de nous renvoyer au Mexique avec une interdiction de retourner sur le sol américain. Bref nous étions accusés sans pouvoir dire quoique ce soit. Avec Sylvie, on ne comprenait pas tout ce qu'il disait avec son fort accent Texan et lorsque je lui demandais de répéter, il enchainait avec 'je n'ai pas à répéter, vous avez compris' et le must.... à deux reprises il nous a cité 'go back home' (retournez chez vous).

Pour terminer, il nous informe constituer un rapport qui pourra être lu à chacun des postes frontières américaines que nous passerons à l'avenir.

J'attire son attention sur la façon dont s'est déroulée la fouille et l'apparence des effets en dessus dessous comme nos craintes sur d'éventuels dégâts. Il précise juste que si des dégâts seront constatés, cela sera pris en charge par le gouvernement américain.... Il clôture son 'sermon' sans qu'on ait pu expliquer quoique ce soit.


Ce monologue nous laisse penser à ICE (Immigration and Customs Enforcement, ou Service de l'immigration et des douanes) qui est une agence fédérale de police des Etats Unis qui dépend du département de la Sécurité intérieure. Voilà un poste à pourvoir pour cet officier des douanes si un jour il envisage de changer de métier....


Vient alors le moment de tout ranger, nous sommes accablés et très en colère, on ne sait par où commencer, tout était si bien rangé pour des questions d'organisation pratique au voyage. Sylvie sent une odeur de bière dans la soute et très vite je constate qu'une bière a été percée par l'extraction des caisses. De la bière, en veux-tu en voilà, il y en avait partout, d'abord sur le plafond par la mousse qui avait du jaillir, mais au sol que Sylvie a essayé d'éponger au maximum bien qu'une partie soit déjà sous les meubles bas, le papier toilettes est bien imbibé et les caisses sont poisseuses au toucher. Je suis dans une colère et ne peux pas résister à faire remarquer ces dégâts à une jeune douanier à proximité. Il se contente de nous dire de manière ironique 'it could be worse' (cela aurait pu être pire). J'avais envie de lui dire de me passer sa voiture et d'y répandre une bière à l'intérieur pour voir sa réaction mais Sylvie me retient et de garder le silence...


Pendant que je range le contenu des caisses, un douanier reste devant nous et nous observe. Je lui montre les dégâts mais à travers son regard et ses signes de la tête, je pense que c'est l'unique personne qui comprend la situation que nous venons de vivre. Il ne peut rien dire - bien sûr de par sa - mais comprend notre désarroi...


Si six personnes étaient présentes pour avoir tout déballé la soute de Kokopelli2, nous étions qu'à deux et cela a pris un certain temps. Nous sommes sur le point de partir lorsque le douanier baptisé 'it could be worse' revient vers nous et nous demande de partir car cela fait un moment que nous sommes là. Je lui explique que nous voulons rouler en sécurité et que nos caisses doivent être liées avant tout départ.


J'avais envie d'ajouter, puisque nous sommes encore là... nous attendons peut-être une phrase comme un 'welcome aux US' (bienvenue aux US) ou 'Have a good trip' (Bon voyage). Mais ce que nous retiendrons c'est 'Go back home' (Rentrez chez vous). Bien sûr, nous pouvons engager une procédure de dédommagement mais ce serait peine perdue et de plus nous ne voulons pas avoir de problèmes 'bloquants' à notre entrée américaine lorsque nous ferons l'Alaska en 2027.



Nous laissons derrière nous ce véritable cauchemar que nous venons de vivre et nous nous dirigeons à notre bivouac pour y passer la nuit.












 
 
 

13 commentaires

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Charisma45
04 oct.
Noté 5 étoiles sur 5.

Quels abrutis, ces types. Certainement à l'image de celui qui dirige le pays. Bonne continuation.

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André et Patricia
28 sept.
Noté 5 étoiles sur 5.

Non mais quel aventure. ... certain Americain sont comme ça, pour notre part ça très bien été revenir du Mexique, nous repartons mi Nov. Pour ce merveilleux pays qu'est le Mexique

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LEROY
28 sept.

UN policier zélé ! Et toi qui t'es défoulé dans ce post ! Certes la bière j'aurai pas aimé ! salopé le boulot c pas bien ! Reste à espérer que cela ne restera qu'un mauvais souvenir ! Ne pas gâcher le reste du voyage pour cela. Have a good trip and lucky !

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Hervé
27 sept.

Hello les amis,

Je pense et j'espère que le reste de votre voyage sera bien plus agréable, mais il est vrai qu'aujourd'hui, une bonne partie des américains des États-Unis ne me font plus rêver du tout.

Bonne chance pour la suite, et profitez en du mieux possible !

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Invité
27 sept.
Noté 3 étoiles sur 5.

Waouh , certains américains sont très très cons ,ils se croient tout permis ! Pauvres gens ,et cet horrible mur de la honte, pire qu'à l'époque en Allemagne, j'espère que la suite aux USA sera heureuse, bises

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