Playa Tecolote - Baja California
- Jo et Sylvie
- il y a 24 heures
- 8 min de lecture
24 mars :
Revenons au soir du 23 mars lorsque Ivan, le spécialiste en électricité auto est venu remettre en place l'alternateur.

Une fois remonté il demande de mettre en marche le moteur et résultat, la tension affichée au tableau de bord indiquait 13.5 v signe que l'alternateur refonctionnait … Jusque là tout allait bien et nous étions ravis de ce dépannage.
Avant de partir Ivan nous a conseillé de changer la batterie moteur car elle est 'fatiguée'.
Mais le lendemain, le 24 mars va être une journée totalement différente pour ne pas dire catastrophique.
On se prépare donc à quitter le camping après avoir profité un dernier moment à la piscine, contents et confiants de savoir que tout est revenu dans l'ordre sans se douter de ce qui allait arriver.
Nous suivons le conseil de Ivan et décidons de se rendre à un revendeur de batteries.
En chemin, on aperçoit un 'Home Depot', on y fait un rapide arrêt juste pour voir si une starlink ne serait pas disponible en rayon... ils sont en rupture de stock, nous reprenons ensuite la route vers le centre de La Paz pour le magasin de batteries.
Cela fait à peine 5 kilomètres que nous venons de réaliser lorsque Sylvie suspecte une odeur de brûlé. De mon côté je baisse les yeux sur l'indicateur de batterie au tableau de bord, il indique plus une tension de 13.5 et 14 v mais descend 11.4 puis descend à11.0 puis 10.6 v. Le bruit du moteur est différent et le témoin de batterie s'affiche au tableau de bord.
De manière à éviter une panne au milieu du boulevard, je gare Kokopelli-2 sur le bas côté de la chaussée. Il était temps car le moteur cesse de redémarrer, comme on dit : ‘plus de jus’.

Je sors le kit de recharge et connecte la batterie du moteur au 220 v ... Nous patientons un moment le temps que la batterie moteur atteigne une valeur de 12.5 v. C'était trop beau ! Nous étions si contents la veille mais il faut continuer à 'po-si-ti-ver'....
Nous reprenons ensuite la route pour arriver au magasin de batteries. Curieusement, quand on achète une batterie ici au Mexique, une personne procède à l'installation gratuite, enfin pas vraiment car ce montage est assorti d’un pourboire mais bon cela mérite au moins de ne pas se pencher sur cette tâche.
En remettant en marche Kokopelli2 la personne effectue quelques vérifications et nous signale que l'alternateur ne charge pas la batterie.
Nous nous rendons donc chez Ivan qui habite à proximité.
Une fois le train avant de Kokopelli2 relevé, Ivan se glisse sous le véhicule, retire les plaques de protection sous moteur et en ressort avec l'alternateur dans les mains. Une fois ouvert, il remarque effectivement qu'il a chauffé ...
Nous voilà une fois de plus bloqués sans pouvoir rouler à la différence près c'est qu'auparavant nous étions au camping 4 étoiles avec palmiers et plantes grasses autour de nous sans oublier la piscine alors que là nous sommes en pleine rue avec passage de voitures… Le voyage au long cours n’est pas toujours tout beau tout rose, des pannes, des enlisements et autres situations font partie du voyage, il faut continuer à 'po-si-ti-ver' car une solution est toujours possible.
Ivan et son frère partent à la recherche d'un alternateur pouvant s’adapter sur notre fourgon car la grande difficulté est que notre véhicule n’existe pas sur le sol mexicain.
Pendant ce temps, nous restons dans le fourgon et réfléchissons à une solution pour se sortir de cette situation. Un moment plus tard, Ivan et son frère reviennent avec un alternateur tout neuf emballé dans un carton, plus gros et plus puissant mais ils doivent adapter et modifier l'installation sur le moteur.... Là nous marquons un refus car on ne souhaite pas modifier la partie moteur et aussi ce nouvel alternateur a un prix non négligeable.
Bref, le soir arrive et nous sommes désemparés, épuisés nerveusement de ce qui arrive. Ivan est honnête et semble aussi peiné d’avoir de la difficulté à nous aider. Il nous dit qu’il va tout faire le lendemain pour essayer de trouver des pièces pour réparer mais sans certitude. Nous allons être obligés de passer la nuit ici.
25 mars :
Est-ce le cumul de stress de la veille mais contrairement à ce qu’on pourrait imaginer, nous avons très bien dormi. Vers 9:00, Ivan part avec son véhicule. De notre côté, Il y a quelques jours, nous avons passé commande d’un nouvel alternateur en France que nos cousins Luc et Martine ont réceptionné chez eux. Avec le décalage horaire, on entre en contact et on organise l’enregistrement et l’expédition de la pièce par DHL.
C’est une solution coûteuse, un peu longue sans compter le dédouanement pour pièce importée mais cela reste ‘la’ solution la plus sure. Un grand merci à Luc, Martine, Alain et Sandrine pour leur ‘assistance’ à distance. Ce colis va partir et va mettre un peu plus d’une dizaine de jours pour nous parvenir ici.

Durant tout ce temps, Ivan est occupé à son établi avec 3 alternateurs, le notre et deux autres qu’il a pu récupérer. Il extrait une partie sur l’un pour la placer sur l’autre et vers 16:00 il remonte la pièce et nous dit d’aller faire un essai.
Effectivement en roulant l’indicateur de batterie tourne autour de 13.5 – 14.0 v, tout semble fonctionner. On roule en mettant en service des éléments consommateurs d’énergie comme la clim, les feux de route, la radio… La tension reste optimale malgré tout.
Nous revenons chez Ivan pour lui faire part de nos conclusions, il est aussi content que nous et remet alors en place les plaques de protection sous moteur. Nous le remercions pour toute cette journée consacrée à notre panne.
Nous partons faire quelques courses avant de traverser la ville de La Paz pour arriver sur une plage où nous étions venus il y a une quinzaine de jours. Une fois n’est pas coutume, nous prenons un apéritif pour se détendre dans un cadre plus agréable au bruit de vagues.
26 mars :
Quel plaisir de se lever avec un beau soleil, un ciel tout bleu devant une mer cristalline. Avoir dormi précédemment dans la rue devant le garage d’Ivan est oublié, la batterie et l’alternateur fonctionnent de manière optimale, nous quittons cette plage pour aller à une vingtaine de kilomètres plus loin sur la plage de ‘Tecolote Playa’. La plage se situe au nord de la ville de La Paz. En plus des paysages merveilleux que nous traversons, c’est encore un moyen de vérifier le bon comportement de Kokopelli2.
‘Tecolote Playa’ ne nous est pas inconnue, c’est une plage où nous étions venus il y a quelques temps et avions beaucoup aimé le site, la plage qui entoure la baie est immense, l’eau y est cristalline, la mer affiche une palette de couleurs allant du vert clair au bleu foncé. Nous sommes un jour de semaine et peu de locaux sont présents. On s’aligne comme d’autres camping-car face à un décor de rêve, un véritable décor de carte postale.
Devant nous se trouve un très gros camping-car français de voyageurs qui sont en voyage depuis 5 ans pour avoir fait l’Europe, l’Afrique et maintenant le continent Américain. La plage est tellement grande que chaque camping-car reste distant l'un de l'autre.
En un temps record, le temps de glisser un maillot, nous voici dans l’eau. Nous passons la journée entre baignades, chaise longue, observation des oiseaux notamment des pélicans qui plongent à quelques mètres de nous pour attraper un poisson. Nous parlons un bon moment avec nos sympathiques voisins français sur le voyage en général.
Dans l’après-midi, nous partons faire une petite balade dans les alentours en direction d’un flanc de montagne, le sol est sec et très aride, il nous faut contourner pas mal d’arbustes pour atteindre des cactus géants.
Quelques massifs possèdent de petites fleurs rougeâtres à l’extrémité pour le plaisir d’un colibri qu’il sera difficile de photographier.
Revenus à nos chaises relax, nous observons le coucher de soleil qui disparaît peu à peu à l’horizon, un vent se lève avec une marée montante, il est temps de rentrer après cette belle journée reposante.
27 mars :
Le vent a soufflé toute la nuit, mais tout est revenu calme ce matin, on entend le bruit de légères vagues venir mourir sur le sable. Les mouettes et cormorans reprennent leur activité de chasse. Curieusement on assiste à des querelles entre ces oiseaux de bon matin. Un cormoran de petite taille chasse et tente de capturer un poisson. A proximité de lui, une mouette fait du sur-place en l’air pour surveiller le prise du cormoran de manière à se jeter sur lui et prendre le poisson. Non loin du cormoran, il y a aussi un pélican qui flotte à la surface de l’eau, lui aussi semble attendre que le pélican attrape quelque chose pour s’en emparer avec son long bec. Ce spectacle va bien occuper nos regards en prenant le petit déjeuner.
Aujourd’hui nous voulons profiter du beau temps et d’une lumière parfaite pour aller randonner et découvrir d’autres paysages des alentours. Nous longeons la plage de Tecolote et prenons un sentier assez raide qui mène au sommet d’une colline.

Depuis ce sommet, on assiste à une véritable décor. Derrière nous on aperçoit la plage Tecolote dans sa totalité avec les camping-car alignés. Munis de jumelles, on essaie de situer Kokopelli-2.
En contre-bas sur notre droite se trouve une première plage. Vue du haut l’eau est absolument limpide et calme. L’accès se fait par un sentier qui serpente la colline avant de franchir une dune. Nous gardons cette visite pour le retour et préférons dans un premier temps continuer.
En chemin on trouve des cactus en fleurs mais aussi curieusement sur le sol quelques coraux, témoins d’une présence de la mer il doit y avoir bien longtemps avant des bouleversements géologiques. Le sentier nous mène à une pointe rocheuse formée par de la lave refroidie au contact de l’eau dans le passé.

Sur la gauche, on aperçoit une immense et belle plage. L’eau est si claire que depuis notre point d’observation, on arrive à distinguer un banc de poissons. Sur la droite, les formations rocheuses de lave ont sculpté un relief qui se démarque avec de l’eau verte de la mer de Cortez.

Nous reprenons le chemin du retour et arrivé à l’intersection de la première plage, l’envie de descendre nous tente, ne serait-ce que pour approcher la baie et y prendre un bain bien mérité. La descente est un peu délicate, faut dire que nous n’avons pas mis de chaussures de randonnée mais de simples sandales. Une fois ce chemin en forme de lacets franchi, nous arrivons sur un sentier asséché qui mène à la plage. Le spectacle est indescriptible, c’est presque irréel.
On abandonne nos chaussures, on retire les montres et on s’empresse d’aller se baigner, nous sommes les seuls avant qu’un petit bateau ne vienne mouiller l’ancre pour s’installer sur la plage. Avant d’aller nager plus loin, nous revenons sur le sable pour remettre nos chaussures et retourner à l’eau. Elles vont être utiles en cas de rencontres avec des petites raies qui se confondent dans le sable au fond de l’eau. Elles peuvent percer un pied et là où nous nous trouvons, nous n’avons pas de réseau pour appeler les secours.
Sylvie s’amuse à observer des petits poissons colorés, de mon côté je pars explorer le pied d’une énorme falaise de lave, un coin qui semble être bien gardé par deux pélicans qui observent mes déplacements avant de prendre l’envol pour aller se poser un peu plus loin. Dans les roches balayées par l’eau, il y a des oursins, des crabes colorés en rouge et jaune. En levant les yeux, je reste émerveillé de voir ces roches compactées, soudées en elles depuis des siècles.
A quelques mètres de moi, pas gêné du tout par ma présence, un pélican plonge dans l'eau et ressort sa tête.

Je l'observe sans bouger, il secoue légèrement sa longue mandibule et déploie son sac gulaire, véritable épuisette naturelle pour ensuite avaler d'un coup la capture du poisson. Il reprend ensuite son vol vers d'autres plongeons plus loin.
Si la baignade nous a refroidi, l’estomac lui nous rappelle qu’il est temps de rentrer. Nous reprenons le chemin du retour, contents de cette balade de 8 kilomètres.
Nous passons l’après-midi entre baignades, siester ‘bien sûr’, lire et se reposer avant d’assister à notre dernier coucher de soleil sur cette plage. Demain, nous repartons au camping de La Paz et préparer notre voyage pour le Costa Rica prévu semaine prochaine.



































































































































































Encore une sacrée aventure avec l'alternateur ! Espérons que tout va rentrer dans l'ordre et que vous pourrez continuer votre périple sans nouveau problème ! En attendant, vous nous faites toujours autant voyager et rêver !
Tout de suite plus agréable les journées plage que les journées garage. Bonne continuation.