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Punta Maldonado - Mexique

30 avril :

Voilà déjà 2 mois et demi que nous sommes revenus sur le continent américain pour poursuivre notre 3 ème volet.

Ce matin nous tardons à partir, occupés par l'intendance et les derniers préparatifs avant de reprendre la route.

Nous saluons les deux propriétaires, deux adorables soeurs qui tiennent le camping et prenons la route en direction du sud. Les températures tropicales deviennent de plus dures à supporter, il fait une chaleur de plus en plus humide.



Après avoir quitté le zone urbaine élargie de Acapulco qui totalise un million d’habitants, nous retrouvons une nature plus agréable. Nous marquons un arrêt pour acheter une fois de plus des fruits locaux mais aussi des chips de bananes plantains.

Ce sont un type de bananes plus fermes, plus riche en amidon et moins sucré que les bananes classiques. Elles se consomment frites. Nous assistons à la réalisation et partons bien sur avec deux paquets. Comme dit Sylvie : "c'est mieux de manger çà que des chips salés de pommes de terre ..."


Pour arriver à notre prochaine étape il nous faut quitter l'axe principal de la côte et entamer un 'pénible' et longue route de campagne avec trous et 'topes', ces fameux ralentisseurs sur la route qui nous poussent à rétrograder en première vitesse pour pouvoir les franchir. La distance est de 23 kilomètres et nous allons mettre une bonne heure pour arriver à destination... Le soir tombe et on se demande où on est arrivé. Ce petit village est isolé de tout. Nous demandons à des locaux si on peut stationner sur un emplacement face à la plage, nous aviserons demain.


1 mai :

Nous sommes réveillés très tôt. En fait, dans cette partie du globe, le soir tombe vite et à l'inverse, la lumière du jour apparait dès 5:00... Les gens vivent à ce rythme du jour et de la nuit.



Dehors, on entend des voitures stationner, des personnes en descendent et se saluent. Tout le monde semble se connaitre ici dans ce petit village côtier qui possède pas plus de 1000 habitants. ll règne ici déjà une vive agitation en ce début de matinée. Les hommes se dirigent vers la plage devant nous où se trouvent réunies des barques de pêcheurs.

Ils empoignent le bord d'une barque qui repose sur des rondins de bambous et on entend 'uno, des, tres'. En un tour de main, ils retournent l'embarcation pour la pointer en direction de la mer.

Ils se mettent à répéter la même opération pour d'autres barques. Très vite, beaucoup d'entre elles vont quitter la plage pour prendre le large en pleine mer.



Nous prenons un petit déjeuner et partons à la découverte des environs. Déjà des barques reviennent avec des caisses chargées de poissons.

Nous avions une certaine appréhension hier soir en arrivant, d'abord avec l'état de la route pour arriver jusqu'ici et ensuite de savoir où nous allions tomber.... Sans savoir que cette étape du premier mai allait être un véritable coup de coeur dans notre périple.

Nous longeons une plage immense en direction d'un banc de sable où se reposent des oiseaux, la mer semble se retirer. Les paysages donnant sur les habitations depuis la plage sont splendides avec cette lumière du jour.


Soudain nous apercevons sur le sable sec, la carapace d'une tortue, est-elle morte ? Non elle semble épuisée. Les tortues marines sont faites pour la mer, pas pour rester sur le sable sauf en cas de ponte qui a lieu généralement la nuit. Mais elle est bien vivante et peine à regagner la mer qui se retire de plus en plus. A rester trop longtemps à l'extérieur de l'eau, elles peuvent se déshydrater et surchauffer rapidement sous la carapace.




Nous décidons de l'aider à rejoindre son milieu naturel. Je commence par la prendre par dessous sa carapace. Dans une vive agitation elle se débat et je reçois comme de véritables claques avec ses pattes avant, elle est lourde et porter et avec plusieurs épisodes, la voici au contact de l'eau des premières vagues qui viennent jusqu'à elle.




Elle était bien déshydratée à peine au contact de l'eau, elle ouvre sa bouche pour avaler une bonne gorgée d'eau. Puis la voici qui avance peu à peu en direction de la mer s'aidant de ses pattes avant pour se propulser de plus en plus vers les profondeurs et disparaitre.... C'est un spectacle très émouvant que nous venons de vivre... une situation que nous allons jamais oublier.



Nous continuons à longer la plage pour espérer revivre une pareille expérience mais plus d'autres tortues. Il y a des évènements, des situations comme çà dans la vie qui n'apparaissent qu'une fois. Cette chance va marquer notre coup de coeur pour cette étape ici à Punta Maldonado.


Nous revenons vers le village en passant par l'intérieur. L'endroit très tranquille et peu touristique, Il règne ici une atmosphère authentique et rurale avec une forte présence de communautés afro-mexicaines, avec une culture et des traditions uniques. Les habitations sont pour la plupart de simples abris sur terre battue. Il y a quelques restaurants de fortune devant la plage. On sent une grande pauvreté ici mais les gens sont souriants, très gentils et nous échangeons beaucoup avec eux.



Nous réalisons que nous sommes en train de vivre de du vrai local avec le calme d'ici et l’authenticité, pas le luxe dans ce coin discret et préservé, parfait et loin des foules. Les habitants sont très surpris de nous voir. Ils nous prennent pour des américains à cause de notre teint 'clair' comparé à eux. En discutant avec des locaux, ils nous confient que des camping-car ne viennent jamais ici.



Nous entendons le bruit de certaines barques de pêcheurs qui reviennent et nous repartons sur la plage. La technique du retour est un peu sportive et demande une certaine expérience. La barque attend un cycle de vagues hautes pour se lancer à pleine puissance en direction de la plage et atterrir sur le sable sec. Le savoir faire repose sur le moment précis où le pêcheur doit relever son moteur et sortir l'hélice.



D'autres barques vont être remises à l'eau pour partir. Un groupe d'hommes se regroupent et s'apprêtent à retourner une embarcation. Je me propose de participer à cette opération. Alors qu'une personne dit 'uno, dos, tres', je prononce les mêmes termes en français. La manoeuvre terminée, on se serre la main dans une échange de sourires et de simplicité.



Nous continuons à longer la plage et réfléchissons sur la manière de repartir. Hier lorsque nous sommes arrivés, nous avons descendu une longue pente et ma crainte est de ne pas pouvoir la remonter, Kokopelli2 pèse quand même 3.5 tonnes.



D'après les locaux, il y a une autre route alternative au bout du village moins abrupte. Etant tout proche, nous allons examiner les lieux. Impossible de suivre cette solution, la route est défoncée sur un pont et Kokopelli2 ne passerait pas. Nous repartirons par la route initiale...


Nous faisons peu à peu le chemin du retour jusqu'à Kokopelli2, alors que nous photographions de belles fleurs originales devant une habitation, la personne est en train de faire des tortillas et nous propose d'en goûter. Elle nous demande si nous n'avons pas besoin de noix de coco. Nous répondons par la négative que nous en avons encore deux dans le fourgon.



Il est temps de partir et de laisser derrière nous toute ce monde pour avancer plus au sud jusqu'à la ville de Puerto Escondido. Nous quittons alors l'état de Guerrero pour entrer dans celui de Oaxaca.










 
 
 

4 commentaires

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Charisma45
il y a 5 jours
Noté 5 étoiles sur 5.

Endroit qui doit être très agréable. Superbe la remise à l'eau cette tortue de mer. Bonne continuation.

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Invité
il y a 6 jours
Noté 5 étoiles sur 5.

Un moment magique ! Les tortues sont de belles petites bêtes ! Jo, toujours prêt à rendre service, on te reconnaît bien !

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Claudine
il y a 6 jours
Noté 5 étoiles sur 5.

Quel magnifique sauvetage !!! Quel souvenir !!!!!

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Invité
il y a 6 jours
Noté 5 étoiles sur 5.

Magnifique parenthèse enchantée que cette rencontre avec la tortue et la population locale ,!

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