Téquila - Mexique
- Jo et Sylvie
- 22 avr.
- 3 min de lecture
19 avril :
Nous pensions avoir de la difficulté à dormir sur le bateau reliant La Paz à Mazatlan. Eh bien non, aucun regret d'avoir pris une cabine pour se lever, être en forme pour entamer la journée.
Après une petit déjeuner, nous montons sur le pont supérieur, nous approchons la ville de Mazatlan, des remorqueurs se mettent en place pour aider la manoeuvre du bateau à entrer dans le port.
Nous prenons la route en direction de Tequila qui va être notre première étape. Entre Mazatlan et Tequila, il n'y a pas grand chose à voir. Deux possibilités s'offrent à nous, soit prendre une route secondaire, laquelle traverse des montagnes d'anciens volcans et rallonge le temps de route de 4 heures, soit prendre une pseudo autoroute payante.

Nous optons pour la deuxième solution bien que très chère et avec beaucoup de monde, certains points de péage sont saturés et cela engendre des files d'attente interminables....
En chemin nous croisons souvent une présence armée, le pays fait face depuis des années à une forte violence liée aux cartels de drogue. Les soldats participent donc à des contrôles routiers pour intercepter armes, drogues et suspects.
Nous arrivons en fin d'après-midi à Téquila et stationnons chez José, propriétaire de culture d'agave et producteur de la fameuse téquila. Pour se détendre un peu de la route nous allons faire quelques brasses dans une grande piscine. Nous sommes les seuls et avons tout le camping pour nous.
20 Avril :
Il est 10:00, le rendez-vous est pris avec José qui va nous faire découvrir sa propriété de père en fils. La production de téquila ici est faite de manière écologique et artisanale. La présence du cheval permet de désherber les pieds d'agave. A côté des champs, José possèdent des vaches avec des veaux, qui assurent de l'engrais pour la croissance des plants.
Ce n'est pas un hasard si le grand-père de José a choisi ce terrain qui se trouve au pied du volcan Téquila dans la région de Jalisco. La pierre volcanique la plus associée à la culture de l’agave est le basalte. Le sol de lave refroidie est bien drainant, l’agave n’aime pas l’excès d’eau mais aussi riche en minéraux comme le fer et le magnésium, ce qui contribue au développement de la plante.
Après 6 ans de croissance, le plant est débarrassé des feuilles pour ne garder que le cœur qui sont placés ensuite dans un autoclave chauffé à la vapeur pouvant contenir jusqu'à 8 tonnes de produits.
Les coeurs sont ensuite sont broyés pour en extraire le jus sucré.
Le jus est mis en cuve avec un activateur de fermentation, les sucres se transforment en alcool et on obtient un liquide légèrement alcoolisé.
Le liquide fermenté est distillé deux fois pour concentrer l’alcool et on obtient alors une tequila claire appelée 'blanco'. Selon le type de tequila, elle peut être vieillie en fûts de chêne et étalée dans le temps.
La visite de l'unité de production est très intéressante, nous partons ensuite déguster les différentes variétés de téquila mais sans trop abuser, nous comptons ensuite prendre la route.
Avant de quitter la ville de Téquila, nous partons visiter le centre touristique. La ville existe bien avant la conquête espagnole, les peuples indigènes fermentaient déjà la sève d’agave pour produire une boisson alcoolisée appelée pulque. Cette boisson était utilisée lors de rituels religieux et dans la vie quotidienne.
Nous quittons Téquila sous la pluie et prenons la direction de Ajijic, une petite ville située en bordure du lac Chapala.
















































































































Bonjour. Merci pour le partage. On note plein de choses pour notre propre voyage. Bonne suite 👍 (PS : le texte avant les photos faciliterait la lecture de vos intéressants récits 😉)
Visite certainement très intéressante, la propriété et la ville. Bonne continuation.
Documentaire très intéressant...