Playa La Saladita - Mexique
- Jo et Sylvie
- il y a 11 minutes
- 4 min de lecture
27 avril :
Nous trainons ce matin et avons du mal à se mettre en route. On se trouve bien dans ce camping, nous sommes à peine deux occupants, une américaine et nous deux. Entre nettoyage de kokopelli2, intendance, étude du parcours, il est un peu plus de 10:00 lorsque nous franchissons le portail en disant 'Adios' à la propriétaire, une mamie adorable qui ressemble à ma tante Ada.

Nous prenons une route à péage, un peu chère mais tant pis, non pas pour gagner du temps mais nous nous trouvons dans une zone sensible au narcotrafic dans cette partie de l'état de Michoacan et des incidents sont possibles. La zone peut devenir dangereuse de manière ponctuelle et imprévisible avec blocages sur la route par des voitures en travers.
Après une quarantaire de kilomètres nous arrivons à la ville de Uruapan et faisons quelques courses dans un magasin Wallmart situé dans un grand centre commercial. La 'guardia nacional' est omniprésente dans beaucoup d'endroits de la ville. Cette force de sécurité fédérale au Mexique, créée en 2019 a pour but de lutter contre la criminalité et sécuriser les routes par des check-point et autres missions.
Nous prenons ensuite la route en direction de la côte pacifique, Il va nous falloir deux bonnes heures de route. Nous quittons l'état de Michoacan pour entrer dans état de Guerrero, réputé pour ses plages célèbres. Nous longeons alors la côte de l'océan pacifique en traversant des petits villages où la pauvreté est bien présente. Les locaux installent du matériel de cuisine à ciel ouvert et proposent des petits repas. D'autres mettent en vente des fruits comme papayes, noix de coco, mangues.
Les produits sont un peu plus chers que dans l'intérieur du pays mais cela reste raisonnable et après un arrêt, nous repartons avec des tomates et des mangues.

Nous arrivons à un semblant de camping recommandé par l'application Ioverlander avec des avis positifs. A notre arrivée le cadre est paradisiaque juste que l'ambiance ici est 'zen', on va vite le comprendre en faisant une brève visite... le semblant de douche est à l'eau froide avec un simple rideau à tirer entre deux cloisons de feuilles de palmier, le semblant de cuisine est alimenté avec de l'eau puisée dans une grosse barrique, le semblant de toilettes, (à noter quand même au passage qu'il y en a deux un pour 'hombre' et un pour 'mujer'), possède une porte qui ne se ferme pas.
Oui nous sommes dans une ambiance 'zen', 'cool', 'hippie' avec de toute évidence un rejet ici du matérialisme et un un retour à la nature.
Mais où est-on là ? Eh bien dans un cadre paradisiaque devant des palmiers alignés donnant sur un décor exceptionnel de l'océan et c'est ce qui nous pousse à rester. Après tout, nous avons notre douche, nos toilettes dans kokopelli2 et il commence à faire nuit.
Le camping n'est pas grand, nous sommes trois fourgons. Les personnes sont des jeunes venus ici depuis l'Alaska pour surfer sur les grosses vagues de l'océan.
28 avril :
Bercés au son du bruit des vagues situées à trente mètres à peine, nous sommes réveillés tôt, la chaleur est déjà au rendez-vous. Après un copieux petit déjeuner, nous échangeons quelques mots avec nos voisins américains, adeptes de surf et partons à la découverte des environs en longeant la plage avec une mer qui est en train de se retirer.
On fait une visite approfondie du camping avant de se décider à partir en balade...
En chemin on aperçoit un pêcheur qui met en place son filet de pêcheur, un peu plus loin on croise une immense colonie de pélicans, certains volent en formation au ras de l’eau pour plonger d’un coup pour attraper les poissons tandis que d'autres se reposent tout simplement à la surface de l'eau ou sur des branches d'arbres qui apparaissent au fur et à mesure que la mer se retire.
La plage est immense, on oublie le côté 'Zen' du camping et on se met à beaucoup aimer le coin. Des surfers, Il y en a partout dans l'eau, sur la plage prêts à affronter les vagues. Question décors, il n'y a pas de grands resorts mais plutôt des cabanes, petits hôtels, campings.
Il règne une atmosphère détendue, le cadre est magnifique au milieu de palmiers et des constructions en bois ou en béton aux toitures en feuilles de palmiers séchées.
Nous revenons vers le camping en passant par l'intérieur des terres en empruntant un chemin au milieu de cultures de noix de coco. Mais ce n'est pas tout, on trouve des manguiers, des papayers, des corossoliers mais aussi des fleurs plus belles les unes des autres. Quelques maisons illustrent leurs murs pour donner un peu de gaieté à leurs demeures vétustes. Je ramasse une belle grosse noix au sol, la secoue et j'entends du liquide. Muni d'un caillou 'à peu près pointu', je casse la coquille protectrice pour ne garder que le fruit que nous prendrons plus tard.
On constate qu'il est difficile de rejoindre notre camping depuis le bord de mer. Une personne d'entretien d'un complexe hôtelier nous fait traverser la propriété qui possède une magnifique piscine donnant sur l'océan. Nous passons devant les grosses branches d'arbres où visiblement d'autres pélicans sont venus se rassembler.

Après un repas pris face à l'océan, l'après-midi ce sera 'sieste' pour moi avant d'assister à un magnifique coucher de soleil dans toute sa splendeur.









































































































































































