Playa Santispak - Baja California
- Jo et Sylvie
- il y a 2 jours
- 4 min de lecture
07 mars :

Nous avons passé une nuit très calme. Nous procédons au remplissage d’eau pour Kokopelli2 et allons saluer Sergio, le patron du camping avant de partir de l’oasis.
C’est une personne un peu ‘babacool’ et très sympathique et serviable, il a apprécié notre visite dans son camping et pour l’occasion il a tenu à faire une photo souvenir.
Nous quittons le camping et avant de regagner l’axe principal, nous passons voir la petite église de cet oasis. Les rues faites de cailloux possèdent encore des vestiges de maisons faites en pierre de sable. D’autres constructions sont très colorées mais malheureusement pas terminées et ne le seront peut-être jamais. L’église quant à elle est d’un beau blanc et sa forme est caractéristique des églises espagnoles.
Revenus sur l’axe principal, nous prenons la direction de Santa Rosalia. La route est tantôt toute droite puis enchaîne par une succession de virages à travers d’anciens volcans. En chemin on aperçoit encore les coulées qui restent de ces éruptions du temps passé.
Arrivés à Santa Rosalia, bien que cette petite ville soit située en bordure de mer ne nous inspire pas beaucoup. Entre les déchets d'abandon sauvage, les carcasses de voiture, Une usine abandonnée toute rouillée laissée en l’état, une poussière omniprésente, autant dire que nous avons qu’une hâte, c’est de passer cette ville étape après avoir fait un plein de carburant.
Après une petite heure de route, au détour d’un virage alors que nous descendons fortement vers la côte, on aperçoit l’eau de la mer d’une couleur allant du vert au bleu. Nous voici à la Playa Santispac et prenons place à côté d’une paillote face à la mer. Que demander de plus.
La plage en forme de baie est occupée principalement par des gros camping-cars américains et canadiens qui viennent ici pendant 3 voire 6 mois pour profiter du soleil et de la beauté qu’offre ce site pour un coût de 200 pesos (10 €) par jour.
Nous discutons un petit moment avec notre voisin qui est américain qui se prépare à partir.
Nous décidons d’aller explorer les alentours en longeant les camping-car stationnés là. Les gros camping-car sont super équipés et ont même aménagé le devant avec une terrasse personnalisée.
Le sentier à la point de la baie offre des paysages grandioses, on entend que les petites vagues qui viennent s’échouer. Nous longeons d’anciennes coulées de lave, les pierres ‘brulées’ de couleur rouges, grises, noires sont littéralement soudées les unes aux autres, ces coulées ont terminé leur course ici, refroidie au contact de l’eau.
Nous arrivons devant un bord de plage fait d’une multitude de coquillages ramenés par les fortes marées. Le ciel un peu nuageux offre un beau contraste à la surface de l’eau.
En revenant à Kokopelli2, nous croisons des marchands ambulants. Des locaux viennent vendre des tapis aux couleurs vives typiques du Mexique, d’autres circulent à faible vitesse avec leur voiture et vendent du pain et pâtisseries locales. Un peu plus loin, une voiture roule de camping-car à un autre proposant la vente de poisson et crevettes.
La présence des touristes sur cette immense plage fait aussi vivre les locaux de cette zone reculée du Mexique. Nous achetons du pain et des crevettes.
08 mars :
Si ce cadre est idyllique, il possède un inconvénient cependant, l’axe principal de la Baja California passe sur les hauteurs et depuis la plage on entend parfois les camions qui utilisent leur frein moteurs.
Il y a un bon petit vent ce matin, l’eau de la baie donne des vagues plus soutenues.
Nous décidons de refaire le circuit de balade de la veille et aller explorer les environs et sur un autre côté de la plage, nous arrivons à des mangroves où des hérons blancs ont élu leur domiciles. L’eau ici est verte et calme, les arbustes des mangroves se reflètent dans l’eau. C’est plaisant à voir.
Revenus à Kokopelli2, nous discutons un moment avec des Québecois en voyage en Baja California et stationnés à côté de nous. Ces ‘cousins’ français sont tout ce qu’il y a de plus authentique : sympathiques et simples. Nous passons un très agréable moment à parler de voyage avec eux.

Nous pensions quitter cet endroit pour avancer dans le périple et se rendre à un autre spot mais finalement nous décidons de rester une journée de plus. Nous sommes installés face à la mer, une paillote à côté de nous pour placer nos relax, autant dire que les conditions sont réunies pour profiter de ce cadre et faire une bonne sieste après un bon repas.
La baie n’est heureusement pas seulement occupée par des voyageurs de passage. Elle est aussi l’endroit de détente pour les locaux. Non loin de nous, des Mexicains sont intrigués par notre présence et viennent nous saluer. Ils nous posent beaucoup de questions sur notre voyage. Nous leur faisons goûter du pastis qu’ils semblent apprécier. Ils se montrent très curieux à visiter notre ‘maison roulante’ et Kokopelli2 devient en l’espace de quelques minutes l’attraction. On ne saura jamais ce qu’ils sont venus célébrer ici sur la plage, toujours est-il qu’ils ouvraient des bouteilles de méthode champenoise ‘mexicaine’. Ils nous en offrent une et nous ne pouvons pas refuser.
La nuit tombe plus vite qu’en France à cette même période, sans doute parce que nous sommes situés sur le globe plus proches de l’équateur. Le ciel prend des tons orangés qu’il est impossible de rater.
9 Mars :
Nous décidons de quitter cette playa de Santispac pour avancer. Le lever de soleil approche mais avec lui de gros nuages aussi. La météo du jour n’est pas optimiste, il est prévu de la pluie.
Mais avant nous tenons à dire au-revoir à nos amis Québécois. Nous avions prévu de partir avant 8:00 et à 9:30 nous étions toujours avec eux sur le bord de plage, à rire de bon matin et à faire des séquences photos pour immortaliser nos purs moments de joie, courts mais si agréables passés ensemble. Nous nous promettons de rester en contact et de se revoir.
Nous reprenons la route donnant un dernier signe de mains à nos amis. C’est fou comme le voyage peut parfois créer des liens d’amitié en l’espace de quelques moments passés ensemble. Nous allons garder un bon souvenir de ce passage ici.












































































































Toujours de belles et magnifiques photos
C' est souvent le problème en voyage, être obligé de partir pour être certain de boucler son périple alors qu'à certains endroits que l'on apprécie, on aimerait pouvoir y rester plus longtemps. Il y a évidemment le problème du délai autorisé dans chaque pays. Bonne continuation.